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Regard oblique. Essais sur la perception
Lageira Jacinto
LETTRE VOLEE
31,01 €
Épuisé
EAN :9782873173968
Regard oblique Les essais réunis dans ce volume ambitionnent de rapporter aux théories philosophiques (principalement la phénoménologie) et aux avancées des sciences cognitives des oeuvres d'artistes tels que Marcel Duchamp, Giulio Paolini, Pep Agut, Thierry Kuntzel, Michael Snow, Peter Campus, Claire Savoie, James Coleman, Angela Detanico et Rafael Lain, James Turrell, Antony McCall, Joâo Fiadeiro et Juliao Sarmento, dont le principal projet aura été d'explorer les problématiques de la perception qui n'est pas seulement une relation sensorielle ou sensitive à ce qui nous entoure, mais avant tout une forme et une manière d'être au monde, une manière d'être pour autrui et avec autrui. L'analyse de ces oeuvres indique bien que le dualisme n'est pas viable le sensible et l'intelligible ne peuvent ici être scindés et que les formes très singulières des oeuvres d'art ont pour propriété de présenter la perception en tant que telle, avec pour visée de nous reconduire continuellement au monde et, partant, à des questions pratico-morales et socio-politiques.
L'idée d'une genèse du transcendantal est habitée par un écartèlement. D'un côté, dire quelque chose de cette genèse, ce serait vouloir prendre pour objet de discours la condition de possibilité d'une connaissance d'objets, et chercher à déployer dans le temps la précondition des jugements chronologiques. La contradiction n'est-elle pas inhérente à un tel projet ?" Michel Bitbol
La pléthore des images du monde contemporain est aujourd'hui si écrasante qu'elle conduit à un conflit des représentations où il est souvent bien difficile de savoir ce qui relève de la "réalité", du "documentaire" ou du "document", et ce qui relève du "fictionnel" et de "l'imaginaire". La confusion est d'autant plus grande que les interprétations de ces images séparent presque toujours les questions formelles, artistiques et esthétiques des enjeux éthiques, moraux et politiques. Il faut redéfinir les notions de réalité et de fiction, largement remodelées ces trente dernières années par les technologies, nos pratiques et nos conceptions, et défendre fortement l'idée que tout n'est pas simulacre, faux et irréel, et qu'il existe bien un réel ou une réalité qui demeurent la référence. Et si tout dans la réalité n'est pas fictionnalisable, on aurait tort de penser que la fiction échapperait par nature à une relation à la réalité. Les oeuvres de fiction n'ont de sens que relativement à du non-fictionnel. Il faut alors également combattre le relativisme actuel qui brouille volontairement les domaines et mène à une irresponsabilité éthique et sociopolitique.
Nouée dès 1906, la relation de Matisse et Picasso s'inscrit sous le signe de la " modernité ". Par l'entremise de collectionneurs, Matisse rend visite à Picasso, son cadet de douze ans. Le premier a été nouvellement consacré " fauve " de l'avant-garde, le second s'apprête à initier la révolution cubiste. De cette première rencontre naît une relation complexe, nourrie d'admiration et de rivalité, où les deux artistes dialoguent, se disputent et finalement se réconcilient par œuvres interposées. Mais leur échange est plus qu'une conversation privée. Thèmes, styles, techniques : toutes les questions relatives à la création artistique sont soulevées. À partir des années 1940 et jusqu'à la mort de Matisse en 1954, leurs liens s'intensifient pour devenir une véritable " fraternité artistique ", selon les mots de Matisse. Picasso ne dit pas autre chose : " Matisse sait bien que je ne peux pas ne pas penser à lui. Entre lui et moi il y a notre œuvre commune pour la peinture : quoi qu'on veuille, ça nous lie. "
Petite introduction à de grandes questions, cet ouvrage est une brève histoire de la peinture et de la sculpture au XXe et au début du XXIe siècle, des Fauves à nos jours, à travers plus de cent soixante oeuvres majeures du Musée national d'art moderne. Les grandes étapes de l'art moderne et contemporain sont ici parcourues et illustrées grâce à l'exceptionnelle richesse des collections. Cette nouvelle édition est l'occasion de présenter les tendances les plus récentes qui ont fait l'objet des dernières acquisitions. Cinq grandes thématiques organisent l'ouvrage: abstraction, objet, figure, matériau, langage. Elles permettent de rendre compte des évolutions les plus déterminantes en peinture et en sculpture au cours de cette période si fertile en innovations plastiques et de mettre en évidence les points de rencontre entre les divers domaines. A travers une approche thématique, cet ouvrage offre certains outils pour mieux comprendre et apprécier la diversité de la création artistique.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Au lecteur à se faire l'écrivain de sa vie au jour le jour en s'appropriant ce livre qui deviendra, suivant l'humeur du moment et de chacun, agenda ou source d'inspiration, carnet de notes ou de croquis, journal intime ou présent.