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L'histoire sans fin de la fin de l'Histoire, de la fin de l'art et de son histoire
Lageira Jacinto
MIMESIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9788869764349
Depuis bien longtemps philosophes et historiens de l'art, essentiellement en Occident, ont réfléchi sur une même problématique : la fin de l'histoire, et la fin de l'art. Ces deux moments ne sont pas toujours traités ensemble, mais ils ne peuvent être pensés séparément, même s'il faut les distinguer. De nombreux auteurs ont d'ailleurs souvent compris et interprété l'un par l'autre. Le présent volume propose un parcours de ces "fins" de l'histoire et de l'art, dans leur interrelation, de la Préhistoire à nos jours, en s'intéressant aux principaux auteurs que sont Pline l'Ancien, Johann Winckelmann, Hegel, Alexandre Kojève, Lévi-Strauss, Danto, Baudrillard, Francis Fukuyama, Vilém Flusser, parmi bien d'autres qui, pour des raisons différentes, ont décrété la fin de l'histoire et/ou la fin de l'art. Jacinto Lageira est professeur en philosophie de l'art et en esthétique à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est également critique d'art.
Petite introduction à de grandes questions, cet ouvrage est une brève histoire de la peinture et de la sculpture au XXe et au début du XXIe siècle, des Fauves à nos jours, à travers plus de cent soixante oeuvres majeures du Musée national d'art moderne. Les grandes étapes de l'art moderne et contemporain sont ici parcourues et illustrées grâce à l'exceptionnelle richesse des collections. Cette nouvelle édition est l'occasion de présenter les tendances les plus récentes qui ont fait l'objet des dernières acquisitions. Cinq grandes thématiques organisent l'ouvrage: abstraction, objet, figure, matériau, langage. Elles permettent de rendre compte des évolutions les plus déterminantes en peinture et en sculpture au cours de cette période si fertile en innovations plastiques et de mettre en évidence les points de rencontre entre les divers domaines. A travers une approche thématique, cet ouvrage offre certains outils pour mieux comprendre et apprécier la diversité de la création artistique.
Si les écrans sont multiples, les images sont toujours à construire dans une expérience perceptive qui participe aux cheminements du sens et des imaginaires. En virtualisant ses émotions esthétiques par le recours permanent à Internet et aux réseaux sociaux, le spectateur s'engage dans des approches complexes, à la fois conceptuelles et émotionnelles. Une coexistence qui lui permet de vivre des expériences esthétiques au fort potentiel critique. Face à la présence de plus en plus grande du virtuel dans les vies quotidiennes, et aux débordements de l'image hors de la surface écran à travers les technologies de réalité augmentée, l'enjeu est aujourd'hui de repenser la place du corps.
Loin de faire appel au rêve et à l'inconscient comme tout surréaliste qui se respecte, le Belge René Magritte (1898-1967) préfère, lui, tirer son inspiration de la réalité la plus tangible. Au moyen d'associations incongrues, il fait basculer le quotidien dans l'imprévu, le banal dans l'extra-ordinaire et propose au spectateur une subversion du sens communément accepté.Lorsqu'en 1927 il fait figurer dans ses compositions des mots peints, il poursuit la même logique et livre avec humour à sa vindicte picturale l'arbitraire du langage. Les rapports qui unissent les objets, leur représentation et leur appellation sont décortiqués au scalpel. Surgit alors une foultitude de questions. Pourquoi appelle-t-on un chat un chat? Notre connaissance d'un objet provient-elle de notre faculté à le nommer ou existe-t-elle en dehors du langage? Quelle différence y a-t-il entre une pipe et sa représentation? Autant de questions, autant de réponses picturales qui affranchissent le regard de tout préjugé. Magritte le magicien permet à chacun d'être curieux et créatif, d'écarquiller les yeux sur une réalité sans cesse mouvante.
La pléthore des images du monde contemporain est aujourd'hui si écrasante qu'elle conduit à un conflit des représentations où il est souvent bien difficile de savoir ce qui relève de la "réalité", du "documentaire" ou du "document", et ce qui relève du "fictionnel" et de "l'imaginaire". La confusion est d'autant plus grande que les interprétations de ces images séparent presque toujours les questions formelles, artistiques et esthétiques des enjeux éthiques, moraux et politiques. Il faut redéfinir les notions de réalité et de fiction, largement remodelées ces trente dernières années par les technologies, nos pratiques et nos conceptions, et défendre fortement l'idée que tout n'est pas simulacre, faux et irréel, et qu'il existe bien un réel ou une réalité qui demeurent la référence. Et si tout dans la réalité n'est pas fictionnalisable, on aurait tort de penser que la fiction échapperait par nature à une relation à la réalité. Les oeuvres de fiction n'ont de sens que relativement à du non-fictionnel. Il faut alors également combattre le relativisme actuel qui brouille volontairement les domaines et mène à une irresponsabilité éthique et sociopolitique.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Nanni Moretti est l'auteur italien qui, mieux que ses contemporains, a su lire et percevoir les égarements du présent, en représenter les fractures, en restituer les masques aussi bien privés que publics. De Io sono un autoarchico à Mia madre, le cinéma de Moretti a mis en images la radicalité d'une crise existentielle d'un sujet névrotique et fourvoyé, perdu, présent au monde à l'aide de déguisements idiosyncrasiques qui le placent, souvent, sous le signe du grotesque. En restituant son rapport lumineux à l'actualité, cet essai explore avec un regard singulier l'oeuvre du grand cinéaste italien. D'un cinéma, celui de Moretti, qui fusionne le comique et le tragique et nous restitue sans cesse un présent inquiet, non-résolu, douloureux ; un présent qu'il continue de traverser pour nous aider à nous y retrouver.