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La conscience politique
Lagasnerie Geoffroy de
PLURIEL
9,05 €
Épuisé
EAN :9782818506578
La naissance du sujet politique est un moment de pure imposition. Lorsque nous venons au monde, nous sommes jetés sur un territoire : l'Etat nous envoie des papiers que nous n'avons pas demandés et nous dit : tu m'appartiens. L'expérience politique n'est pas celle de la constitution et du consentement. C'est celle de la capture et de la soumission à la volonté de l'autre. Le sujet politique ne saurait dès lors être perçu comme un sujet qui contracterait ou qui délibèrerait. C'est d'abord un territoire occupé à qui la Loi vient de l'extérieur". La théorie politique ne cesse d'ordinaire de penser à travers des abstractions : le contrat social, la citoyenneté, la souveraineté populaire, la volonté générale... Mais comment la réalité apparaît-elle sitôt que l'on rompt avec ces fictions ? Geoffroy de Lagasnerie répond en déployant une approche qu'il appelle "réductionniste" , qui le conduit à faire vaciller les oppositions classiques entre démocratie et colonie, force légitime et violence illégitime, Etat de droit et arbitraire... Un ouvrage qui renouvelle profondément les cadres de la théorie politique. Philosophe et sociologue, Geoffroy de Lagasnerie est notamment l'auteur de Juger (Pluriel, 2018) et Sortir denotre impuissance politique (Fayard, 2020).
Résumé : Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning sont les figures essentielles des luttes qui se jouent autour des secrets d'Etat et de la surveillance de masse, des libertés à l'ère d'Internet, de la guerre et du terrorisme. Pour Geoffroy de Lagasnerie, ils sont bien plus que des lanceurs d'alerte : ce sont des personnages exemplaires qui réinventent un art de la révolte. La pratique de l'anonymat promue par WikiLeaks, les gestes de fuite et les demandes d'asile de Snowden ou d'Assange rompent avec les formes traditionnelles de la contestation. Dès lors, ces modes d'action nous conduisent à nous interroger sur le fonctionnement de l'espace démocratique, sur les notions de citoyenneté, d'Etat, de prise de parole, de collectif. La théorie contemporaine a concentré son attention sur les rassemblements populaires comme Occupy, les Indignés ou les printemps arabes. Et si c'étaient les démarches solitaires de Snowden, d'Assange, de Manning qui constituaient les foyers où s'élabore une conception inédite de la politique ?
Quels sont les conditions, les moments et les lieux qui favorisent l?innovation intellectuelle?Pour répondre à ces questions essentielles, Geoffroy de Lagasnerie retraverse l?histoire des idées et des institutions au cours des années 1950-1980. Il réinterprète les ?uvres et les trajectoires de Foucault, Bourdieu, Deleuze, Derrida, mais aussi Sartre et Lévi-Strauss, et discute les grandes théories qui ont cherché à comprendre les mécanismes de la création artistique, littéraire ou scientifique. Il montre ainsi comment l?invention surgit presque toujours en dehors de l?Université ou dans ses marges, au terme de démarches qui s?attachent à brouiller les frontières disciplinaires, à déjouer les normes et les pratiques académiques. Penser, c?est nécessairement s?affranchir de l?image de la recherche que l?Université tend à imposer.À l?heure où un consensus s?installe pour défendre le champ académique contre tout ce qui menacerait son autonomie, Geoffroy de Lagasnerie s?inquiète de l?uniformisation de la vie intellectuelle qu?entraîne ce repli sur soi. À rebours d?une telle tendance, il appelle à élaborer une nouvelle politique des savoirs ouverte à la pluralité, aux hérésies, et donc à l?arrivée de l?inédit.Geoffroy de Lagasnerie est sociologue. Il est chargé de cours à l?université Paris I ? Panthéon Sorbonne. Il est l?auteur de L?Empire de l?Université. Sur Bourdieu, les intellectuels et le journalisme (Amsterdam, 2007).
Résumé : Parce qu'écrire c'est s'engager, tout auteur doit nécessairement se demander comment, par sa pratique, ne pas participer à la reproduction d'un monde traversé par des systèmes de domination, d'exploitation et de violence. En examinant ce que signifie de vivre une bonne vie intellectuelle dans un monde mauvais, Geoffroy de Lagasnerie élabore un ensemble d'analyses radicales sur l'autonomie de la culture, sur la valeur du savoir et de la vérité, sur la possibilité de concevoir une pratique de connaissance qui soit en même temps oppositionnelle, ou encore sur les rapports de l'intellectuel aux luttes. Lorsqu'il suspend l'adhésion spontanée à ce qu'il est, tout auteur se pose nécessairement un jour ou l'autre ces questions troublantes : mais au fait? à quoi sert ce que je fais ? Quels sens ont l'art, la culture et le savoir ? et à quelles conditions ont-ils du sens ?
Résumé : Tout créateur devrait se poser la question de savoir comment ne pas être complice, volontairement ou involontairement, des systèmes des pouvoirs. Pour cela, il est nécessaire de substituer une éthique des oeuvres à une valeur inconditionnelle de la culture. Dans Penser dans un monde mauvais, Geoffroy de Lagasnerie proposait de placer au coeur des sciences sociales et de la philosophie la production de " savoirs oppositionnels " : comment transposer ces analyses au champ de l'art ? Dès qu'on le confronte au monde et à l'action, que l'on refuse l'autonomisation de la sphère esthétique, il est difficile de ne pas devenir sceptique sur la valeur de l'art : peut-on définir un " art oppositionnel " ? Sur quelles valeurs reposerait-il ? Contre quelles valeurs s'affirmerait-il ? Quelles relations entretiendrait alors l'artiste avec les institutions du monde culturel ?
Biographie de l'auteur Frans de Waal est l'un des plus éminents éthologues et primatologues actuels. Il est professeur en éthologie des primates au département de psychologie de l'Université d'Emory à Atlanta et directeur du Living Links Center au Yerkes National Primate Research Center. Il est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en français dont La Politique du chimpanzé (Odile Jacob, 1995), Bonobos, le bonheur d'être singe (Fayard, 1999), L'Age de l'empathie (Les Liens qui Libèrent, 2010).
Psychologue et romancier, il a notamment publié dans la collection Pluriel L?Empire des mères, Le Secret de famille ainsi que L'Âme des objets (Hachette Littératures, 2008).Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison...« À travers ces histoires d'hommes et de femmes aux prises avec leur maison, le lecteur peut saisir, comme sans doute, il peut le faire à partir de sa propre expérience, que rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit : il n'y a pas le moindre hasard dans ce que nous jouons avec elle. »L'auteur montre ainsi sur quelles passions sont fondées les relations que nous entretenons avec nos demeures. Elles nous font parfois mener une drôle de vie ! Chacun de nous a été, un jour ou l'autre, possédé par une maison. Nous projetons sur elle nos plus inconscients désirs. L'âme de la maison est toujours un reflet de la nôtre.
La reconstruction, le déplacement forcé de populations, la mémoire de l'Holocauste et du communisme, la guerre froide ont marqué l'Europe de l'après-guerre. L'historien décrit les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l'échelle du continent ou du pays, dans l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.