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L'exercice de la raison
Lagarce Jean-Luc
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846811880
Le Correspondant local. - Moi, oui.Cela se passe... oui...Ici, c'est notre ville, il est peut-être bien de le dire aussitôt, notre ville, assez loin de tout (nous n'en sommes pas mécontents), et encore, secrète, enfermée (refermée) sur elle-même. Toujours ainsi que je me l'imagine et me la remémore. Là. C'est assez facile à comprendre et je ne serai pas long, sur ce point, je ne serai pas long. Il y avait à peine quelques mois que j'étais arrivé ici (je n'y suis pas né), il me semble que j'y comprenais déjà tout ce qu'il y a à y comprendre. Ce genre de ville. Tout le monde a entendu parler, reçu des lettres, des cartes postales sordides, faussement joyeuses, de ce type d'endroit, un jour ou l'autre. Y a vécu parfois, possible. Je laisse ça.Je ne sais pas: cent cinquante mille habitants, plus ou moins, à quelques milliers près. «Milliers près.» Ville prise encore, et de garnison, bien sûr. Réserve de réservistes, c'est comme cela que nous disons. L'époque: de nos jours, à la fin de ce siècle, toujours une fin de siècle. Dernier quart.La Responsable. - Oui.Oh, ce n'est pas compliqué, cela ne devrait pas l'être. Je ne vois pas pourquoi. Si je devais résumer: «quelque chose comme...» («quelque chose», ce n'est pas joli, je l'admets). «Quelque chose comme...»Mon poste, la place que j'occupe, c'est cela. «Quelque chose comme...» Mon métier! Ma fonction! C'est ennuyeux, ça.D'autant plus que je ne voudrais pas, surtout pas, Oh! non, trois fois non, paraître imprécise, être imprécise. Tout le contraire de mon intervention.
L'HOMME cherche a rattraper le temps perdu, connaître ce qu'il ignore, savoir ce que la femme sait de plus que lui. Elle, la femme, cherche à conserver son avantage, ne rien céder. C'est l'histoire d'un cours de rattrapage, «cours du soir», de cette stratégie militaire pour faire dire ce que l'on ignore, pour taire ce que l'on ne veut pas révéler. (Que restera-t-il d'elle lorsqu'elle aura tout dit?) C'est l'histoire d'une éducation, d'un léger vieillissement, à peine, imperceptible, d'une toute première histoire d'amour. Adapté par Jean-Luc Lagarce C'est une pièce avec un homme, une femme et un sofa... C'est l'histoire de la rencontre de cette femme et de cet homme, du dialogue qui naît entre eux, c'est l'histoire de ce dialogue également... L'homme cherche à rattraper le temps perdu, connaître ce qu'il ignore, savoir ce que la femme sait de plus que lui. Elle, la femme, cherche à conserver son avantage, ne rien céder. C'est l'histoire d'un cours de rattrapage, «cours du soir», de cette stratégie militaire pour faire dire ce qu'on ignore, pour taire ce qu'on ne veut pas révéler. (Que restera-t-il d'elle lorsqu'elle aura tout dit?) C'est l'histoire d'une éducation, d'un léger vieillissement, à peine, imperceptible, d'une toute première histoire d'amour. Cela se passe au siècle des Lumières. Jean-Luc Lagarce
Et, comme un livre dans lequel on pourrait entrer, entrer dans l'histoire comme on pénétrerait plus avant sur le plateau, aller dans le roman comme on voyagerait en pensée dans les mots et les phrases, devenir des personnages, se mettre en parade, l'idée de l'enfance, comme on irait marcher dans sa propre imagination, en explorateur et metteur en scène de sa vie, on joue, et de jouer, on dit le vrai plus vrai que le vrai. Et quand viendra l'apaisement où s'éteint le rêve et où les morts se relèvent et les acteurs saluent, et quand viendra le calme des sentiments, lorsqu'ils reprendront leur cours, restera encore, comme une légère douleur, une petite mort, le souvenir de ce temps du faux, et l'espoir inavoué que cette nouvelle vie soit le début d'une nouvelle pièce encore, l'entrée dans un autre rêve, plus grand encore que les autres et les englobant tous, à l'infini, toujours.
Je compris que cette absence d'amour, la solitude, dont je me plains et qui toujours fut pour moi l'unique raison de mes lâchetés, appelons ça comme ça, cette solitude, que cette absence d'amour fit toujours plus souffrir les autres que moi. Et qu'ils semblent ne pas m'aimer, qu'ils donnent l'apparence de ne pas m'aimer, comme seule et dernière preuve d'amour. Je me réveillai avec l'idée étrange et désespérée et indestructible encore qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait m'aimer mort sans pouvoir et savoir jamais rien me dire. L'amour définitif, immobile et silencieux. (...)
Après la représentation, on chante une fois encore, on joue de petits sketches idiots qui nous firent toujours rire - ceux-là qu'on préfère et que nous gardons pour nous - on danse un vieux numéro que nous avions appris pour une ancienne revue de pacotille, on se souvient du temps de notre gloire passée au Kristall-Palast de Leipzig. On ricane, on imite, on hurle de rire et parfois, aussi, nous nous laissons aller à la nostalgie. Demain, nous fuirons, mais, ce soir encore, nous faisons semblant puisque nous ne savons rien faire d'autre.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Résumé : Cet amour est comme un poème ou une chanson c'est impossible de le résumer il faut le citer que peut-on dire pour résumer un poème ? c'est celui sur l'amour celui qui dit l'amour résiste à tout qu'il faut aimer à tout prix ? ça c'est le résumé de milliers de poèmes. En juxtaposant des versions légèrement différentes des mêmes événements, Tiago Rodrigues explore un moment de crise, comme une course contre la montre, où tout est menacé et où l'on retrouve la force vitale de l'amour.
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.