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Les égarements du coeur et de l'esprit
Lagarce Jean-Luc
SOLITAIRES INT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782846811675
L'HOMME cherche a rattraper le temps perdu, connaître ce qu'il ignore, savoir ce que la femme sait de plus que lui. Elle, la femme, cherche à conserver son avantage, ne rien céder. C'est l'histoire d'un cours de rattrapage, «cours du soir», de cette stratégie militaire pour faire dire ce que l'on ignore, pour taire ce que l'on ne veut pas révéler. (Que restera-t-il d'elle lorsqu'elle aura tout dit?) C'est l'histoire d'une éducation, d'un léger vieillissement, à peine, imperceptible, d'une toute première histoire d'amour. Adapté par Jean-Luc Lagarce C'est une pièce avec un homme, une femme et un sofa... C'est l'histoire de la rencontre de cette femme et de cet homme, du dialogue qui naît entre eux, c'est l'histoire de ce dialogue également... L'homme cherche à rattraper le temps perdu, connaître ce qu'il ignore, savoir ce que la femme sait de plus que lui. Elle, la femme, cherche à conserver son avantage, ne rien céder. C'est l'histoire d'un cours de rattrapage, «cours du soir», de cette stratégie militaire pour faire dire ce qu'on ignore, pour taire ce qu'on ne veut pas révéler. (Que restera-t-il d'elle lorsqu'elle aura tout dit?) C'est l'histoire d'une éducation, d'un léger vieillissement, à peine, imperceptible, d'une toute première histoire d'amour. Cela se passe au siècle des Lumières. Jean-Luc Lagarce
Le Correspondant local. - Moi, oui.Cela se passe... oui...Ici, c'est notre ville, il est peut-être bien de le dire aussitôt, notre ville, assez loin de tout (nous n'en sommes pas mécontents), et encore, secrète, enfermée (refermée) sur elle-même. Toujours ainsi que je me l'imagine et me la remémore. Là. C'est assez facile à comprendre et je ne serai pas long, sur ce point, je ne serai pas long. Il y avait à peine quelques mois que j'étais arrivé ici (je n'y suis pas né), il me semble que j'y comprenais déjà tout ce qu'il y a à y comprendre. Ce genre de ville. Tout le monde a entendu parler, reçu des lettres, des cartes postales sordides, faussement joyeuses, de ce type d'endroit, un jour ou l'autre. Y a vécu parfois, possible. Je laisse ça.Je ne sais pas: cent cinquante mille habitants, plus ou moins, à quelques milliers près. «Milliers près.» Ville prise encore, et de garnison, bien sûr. Réserve de réservistes, c'est comme cela que nous disons. L'époque: de nos jours, à la fin de ce siècle, toujours une fin de siècle. Dernier quart.La Responsable. - Oui.Oh, ce n'est pas compliqué, cela ne devrait pas l'être. Je ne vois pas pourquoi. Si je devais résumer: «quelque chose comme...» («quelque chose», ce n'est pas joli, je l'admets). «Quelque chose comme...»Mon poste, la place que j'occupe, c'est cela. «Quelque chose comme...» Mon métier! Ma fonction! C'est ennuyeux, ça.D'autant plus que je ne voudrais pas, surtout pas, Oh! non, trois fois non, paraître imprécise, être imprécise. Tout le contraire de mon intervention.
Je compris que cette absence d'amour, la solitude, dont je me plains et qui toujours fut pour moi l'unique raison de mes lâchetés, appelons ça comme ça, cette solitude, que cette absence d'amour fit toujours plus souffrir les autres que moi. Et qu'ils semblent ne pas m'aimer, qu'ils donnent l'apparence de ne pas m'aimer, comme seule et dernière preuve d'amour. Je me réveillai avec l'idée étrange et désespérée et indestructible encore qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait m'aimer mort sans pouvoir et savoir jamais rien me dire. L'amour définitif, immobile et silencieux. (...)
Le Nouveau Gouverneur arrive. Il vivait là, avant, et il n'était pas très bien considéré. Dans la capitale, il a réussi, ou bien le monde a tellement changé que les anciens voyous exercent désormais le pouvoir. Il retrouve sa famille, ses faux amis: sera-t-il revanchard?J.-L. L.
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?