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L'argent
Laffaille Franck
MARE MARTIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782849345078
Parmi les thèmes au centre des préoccupations de l'âme humaine, nul doute que l'argent occupe une position privilégiée. Cette notion n'est-elle pas à la confluence du droit (public et privé), de la sociologie, de l'histoire ? Les études réalisées dans cet ouvrage permettent d'appréhender l'argent au regard d'un double prisme : institutionnel, individuel. En sa dimension institutionnelle, l'argent renvoie à un impératif de sécurité : l'Etat et ses démembrements font de l'argent - indépendamment de sa forme - le vecteur de la stabilité de la communauté politique. En sa dimension individuelle, l'argent est le reflet des passions, du mimétisme, du désir, de la frustration, de la solidarité. L'argent est alors ce vecteur qui fait se mouvoir l'humain, entre culpabilité (souvent d'essence religieuse) et fierté (symbole de réussite). Logique collective et individuelle s'entrecroisent sous le regard scientifique du droit, de la sociologie, de l'histoire.
La lecture de cet ouvrage au titre dual - Laïcité(s) - pourra apparaître consternante au juriste français entendant exclure dieu de la sphère publique : les laïcités ici évoquées apparaissent teintées d'une suspecte religiosité. Qu'il s'agisse de l'Italie, de l'Irlande, du Japon, de l'Espagne, d'Israël, des Etats-Unis, des pays du Maghreb ou encore de la Pologne, le concept de laïcité semble à ce point noyé dans un océan de religiosité que la spécificité du système français s'en trouve soulignée. La laïcité appartient à la catégorie de ces standards aussi utiles que problématiques ; polysémique en diable, cette notion se décline subtilement, au point que nombre d'Etats arborent une laïcité fort théologique. L'analyse des différents pays évoqués en amont révèle combien le sentiment religieux est prégnant, au point que la religion constitue le plus souvent le ciment identitaire premier. Reste à identifier le degré de compatibilité de la "chose religieuse" avec la "chose démocratique et libérale" ; espérons que les contributions ici présentes aident à clarifier la place que l'on doit assigner à l'idéologie religieuse pour que ses postulats soient compatibles avec ceux de tout état se prétendant état de droit.
Cette troisième livraison des CRADPEC - Grands juristes & politistes - recueille diverses interventions mettant en exergue la dimension plurisdiciplinaire des CRADPEC (que l'on retrouve dans le n°1 Régimes politiques contemporains, le n°2 Laïcité(s) et le n°4 à venir Droit et littérature). Dans le présent ouvrage, sont représentés le droit constitutionnel (Dicey et Kent), la science politique (Chubb et Allisson), le droit administratif (Garcia de Enterria) et l'histoire des idées politiques (Bobbio). Au-delà de l'inévitable sélection subjective consistant à choisir telle personnalité ou conduisant à oublier telle autre, interpelle sans nul doute la notion de grandeur. Un auteur mérite-t-il d'intégrer le Panthéon académique s'il se contente d'être un honnête exégète qui refuse de critiquer le constituant, le législateur, le juge... en se dissimulant derrière le commode voile de la neutralité scientifique ? Le discours d'un grand juriste ou politiste doit être antidote, protection contre une littérature parfois à ce point a-critique qu'elle en devient consternante. Il faut juridiciser à coups de marteau ou se taire (en accouplant et paraphrasant maladroitement Nietzsche et Wittgenstein) pour mettre sous le boisseau la figure du juriste-atone ; à défaut, point de grandeur et point d'intérêt doctrinal.
La fiction nous aide à comprendre comment l'Etat - alors sans qualité - méprise la dignité de la personne humaine et ses libertés fondamentales. L'ouvrage regroupe 12 articles consacrés à autant de romans. L'étude des oeuvres d'Orwell, de Koestler, Calvino, Saramago, Calvino, Kleist... permet d'appréhender les relations Etat/citoyens. Et de comprendre que l'Etat devient "sans qualité" lorsqu'il méconnaît les libertés fondamentales des individus et la dignité de la personne humaine. Cela advient quand la démocratie se fait carentielle (état d'exception par ex.), ou lorsque s'instaure un régime totalitaire. L'ouvrage analyse enfin plusieurs romans dystopiques, la fiction permettant de comprendre nombre d'enjeux contemporains.
Après des études relatives aux "Régimes politiques contemporains" (1), "Laïcité(s)" (2), les "Grands juristes & politistes" (3), les CRADPEC arpentent un autre chemin pluridisciplinaire et transversal : droit & littérature. Il s'agit tout autant de regarder le droit comme une littérature que d'analyser les liens féconds et dialectiques entre ces deux disciplines des sciences de l'homme que sont le Droit et la Littérature. Après une ouverture consacrée au mouvement Law and littérature (Un mouvement juridique et démocratique), différentes oeuvres et auteurs sont visés. Baudelaire et ses scandaleuses Fleurs du mal dans une France ridiculeusement puritaine (Du procès d'intention aux intentions du procès), Dickens et la critique des conditions sociales de l'Angleterre du XlXème siècle (Bleak House ou la maison d'Âpre-Vent), Calvino et la (louable) médiocrité de la démocratie représentative italienne au temps de feu la Démocratie chrétienne (La journée d'un scrutateur), Zweig et la transgression des règles de droit (De l'admiration pour les juristes à la tentation d'une apologie). La fiction littéraire au service du droit, si épris de fiction(s)...
La fin du règne de Louis XIV est marquée par la création, dans le vallon ombreux de Marly, d'une résidence de plaisir exceptionnelle. Autour des pavillons de retraite pour le roi et ses intimes, un grand parc en perpétuel remaniement offre ses bosquets et ses fontaines. Le roi se plaît y remodeler la nature et y placer une statuaire de marbre, de bronze et de plomb qui anime les bassins, souligne les perspectives et évoque l'histoire antique. Le choix de ces sculptures, effectué par le roi en personne, a suivi deux directions. Une sorte de " musée des chefs-d'oeuvre " a d'abord été aménagé - originaux antiques, copies d'antiques et sculptures Renaissance ou modernes -, qui sera sans cesse complété. Ainsi est née une villa l'antique, comme celle qu'Auguste avait c.ee. Ensuite, quand la paix fut revenue, le roi commanda aux meilleurs sculpteurs du temps, Coysevox et les frères Coustou en tête, des créations cohérentes. Ainsi furent entrepris le grand groupe de la Renommée du Roi, mais aussi le décor de la grande Rivière, ou celui de la Cascade rustique et de nombreuses fontaines. Tantôt léger et épris de grâce, tantôt puissant et dynamique, l'art de Marly sous Louis XIV marque une transition entre la grandeur du début du règne et l'annonce de la subtilité du XVIIIe siècle. Abandonné en 1715 et privé sous la Régence de certains de ses grands marbres, transférés au jardin des Tuileries, le jardin de Marly muait sous Louis XV avec la commande Guillaume Coustou des célèbres Chevaux de Marly, manifeste d'un art épris de naturalisme autant que de fougue. Mais la Révolution et l'Empire signeront la fin de cette belle époque. Les pavillons sont démolis, le parc vendu puis racheté par l'Etat, mais démeublé. Les sculptures sont saisies par la Nation, mais dispersées. Beaucoup rejoignent le jardin des Tuileries, mais aussi l'Assemblée nationale ou le parc de Versailles. Depuis 1993, la cour Marly au Louvre abrite les oeuvres les plus célèbres, provenant pour une large part du jardin des Tuileries. Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.