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Dans le silence recueilli de ma prison. Mémoires 1840
Lafarge Marie ; Lebigre Arlette
TALLANDIER
19,00 €
Épuisé
EAN :9782847345308
Dans sa cellule, une jeune femme de vingt-quatre ans écrit ses Mémoires: Marie Lafarge vient d'être condamnée à perpétuité pour avoir empoisonné son mari, malgré les doutes que les expertises ont laissé subsister. La France entière s'est passionnée pour son procès. Ces Mémoires, écrits à la manière d'un roman, ne dissipent pas le mystère qui entoure l'affaire, mais constituent un témoignage remarquable sur la condition féminine au XIXe siècle: rêves d'adolescence brisés par un mariage arrangé avec un rustre, qui conduit son épouse au fin fond de la Corrèze, dans une bâtisse lugubre au milieu d'une famille hostile. Lorsque M. Lafarge succombe à un mal non identifié, Marie est soupçonnée de meurtre. L'historienne Arlette Lebigre, spécialiste du droit criminel, prend alors la plume pour faire revivre ce procès dans lequel, pour la première fois, les magistrats eurent recours à des experts en toxicologie.
Résumé : " Je suis innocente... Je suis jeune... j'aime la vie... et je vais mourir ! " Marie Lafarge a ébranlé l'histoire judiciaire du XIXe siècle, et elle est pourtant tombée dans l'oubli. A vingt-six ans seulement, elle est condamnée à perpétuité pour un crime qu'elle n'a pas commis, le meurtre de son mari Charles Lafarge. Cette unique et dernière décision est vivement critiquée par la haute société qui s'empare de l'affaire. En 1852, malgré une grâce de Louis-Napoléon Bonaparte, Marie succombe à la tuberculose, trois mois après la reconquête de sa liberté. Pendant douze ans, elle s'est consacrée à la tenue d'un journal, un rare témoignage qu'Alexandre Dumas décrira comme "les battements du coeur de la prisonnière". Portrait sensible de la solitude qui dévore et des injustices subies par les femmes, Heures de prison résonne encore aujourd'hui par son intemporalité ardente. Une dernière lettre lancée au monde à laquelle il nous revient de répondre, en réhabilitant Marie Lafarge comme illustre victime éclairant nos luttes actuelles.
La poésie est souvent fille de l'admiration, de la création. Dans ce recueil, la poésie se découvre comme contestation. Avec la distance que permet la langue poétique, Marie-Hélène Lafage prend à témoin "les colporteurs du temps" qui empêchent la parole vraie de résonner dans "les avenues bruyantes de l'ère médiatique, chargés de leur orgueil, de leur remèdes, miracles seuls capables de mettre fin aux maux du siècle" . La poésie se fait action - désir de transformation issu de la patience endurée devant l'abus des mots, alors que "l'on n'entendait plus partout qu'un vaste rire public entrecoupé de grandes lamentations ; la France était en représentation continuelle" . Ce recueil s'offre comme un espace poétique de liberté. Il déclame l'espérance à l'oeuvre dans la cité, dont chaque poème imprime le motif sur la page, en même temps qu'il invite à partir sur la trace de son origine. Entrer Dans le mouvement des lignes ; Dans le fracas, la tourbe Des mots Je suis parti J'avais Le pays pour moi seul L'aube était si blanche, Le matin Ecrivait un psaume.
Présentation de l'éditeur Traitant du sujet d Histoire ancienne du CAPES d'Histoire-Géographie et des agrégations d Histoire et de Géographie pour les sessions 2015 et 2016, cet ouvrage réunit les spécialistes du monde romain classique, du temps de Pompée à la réforme de Vespasien.
L'explication de texte à l'oral exige, outre la technique particulière à l'exercice, une connaissance approfondie des instruments critiques - classiques et actuels - et la mise en œuvre d'une relation délicate du discours oral à l'écriture du texte. Cet ouvrage propose une méthode où les différents outils de l'analyse littéraire sont exposés et illustrés par des exemples précis. Une seconde partie offre, à l'aide de six textes choisis en fonction des principaux genres - narratif, poétique, théâtral, argumentatif -, la réalisation complète de l'exercice de l'explication. La culture littéraire et générale nécessaire à la compréhension comme au dégagement du sens des textes est explicitement exposée et précisée ensuite dans la bibliographie. L'ensemble de l'ouvrage s'efforce de définir le rapport de la parole critique à la littérature.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).