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LE TRAIN DANS LE BROUILLARD N'ATTENDRA PAS MINUIT
LAFAGE MARIE-HELENE
AD SOLEM
21,90 €
Épuisé
EAN :9782372980692
La poésie est souvent fille de l'admiration, de la création. Dans ce recueil, la poésie se découvre comme contestation. Avec la distance que permet la langue poétique, Marie-Hélène Lafage prend à témoin "les colporteurs du temps" qui empêchent la parole vraie de résonner dans "les avenues bruyantes de l'ère médiatique, chargés de leur orgueil, de leur remèdes, miracles seuls capables de mettre fin aux maux du siècle" . La poésie se fait action - désir de transformation issu de la patience endurée devant l'abus des mots, alors que "l'on n'entendait plus partout qu'un vaste rire public entrecoupé de grandes lamentations ; la France était en représentation continuelle" . Ce recueil s'offre comme un espace poétique de liberté. Il déclame l'espérance à l'oeuvre dans la cité, dont chaque poème imprime le motif sur la page, en même temps qu'il invite à partir sur la trace de son origine. Entrer Dans le mouvement des lignes ; Dans le fracas, la tourbe Des mots Je suis parti J'avais Le pays pour moi seul L'aube était si blanche, Le matin Ecrivait un psaume.
Contemporain de Louis XIV et de Léopold Ier, Côme III régna plus d'un demi-siècle sur la Toscane, préservant sa stabilité politique et institutionnelle tout en la tenant à l'écart des grands conflits européens. Loin d'avoir exercé un pouvoir autocratique, il fut assez habile pour assurer avec autorité la gestion du quotidien dans le partage des intérêts en jeu, de sorte qu'il régna sans péril ni gloire. Souverain fantôme sur la scène européenne, il éteignit en 732, sans descendance masculine, vaincu par le cours de l'Histoire.
Résumé : " Je suis innocente... Je suis jeune... j'aime la vie... et je vais mourir ! " Marie Lafarge a ébranlé l'histoire judiciaire du XIXe siècle, et elle est pourtant tombée dans l'oubli. A vingt-six ans seulement, elle est condamnée à perpétuité pour un crime qu'elle n'a pas commis, le meurtre de son mari Charles Lafarge. Cette unique et dernière décision est vivement critiquée par la haute société qui s'empare de l'affaire. En 1852, malgré une grâce de Louis-Napoléon Bonaparte, Marie succombe à la tuberculose, trois mois après la reconquête de sa liberté. Pendant douze ans, elle s'est consacrée à la tenue d'un journal, un rare témoignage qu'Alexandre Dumas décrira comme "les battements du coeur de la prisonnière". Portrait sensible de la solitude qui dévore et des injustices subies par les femmes, Heures de prison résonne encore aujourd'hui par son intemporalité ardente. Une dernière lettre lancée au monde à laquelle il nous revient de répondre, en réhabilitant Marie Lafarge comme illustre victime éclairant nos luttes actuelles.
Dans sa cellule, une jeune femme de vingt-quatre ans écrit ses Mémoires: Marie Lafarge vient d'être condamnée à perpétuité pour avoir empoisonné son mari, malgré les doutes que les expertises ont laissé subsister. La France entière s'est passionnée pour son procès. Ces Mémoires, écrits à la manière d'un roman, ne dissipent pas le mystère qui entoure l'affaire, mais constituent un témoignage remarquable sur la condition féminine au XIXe siècle: rêves d'adolescence brisés par un mariage arrangé avec un rustre, qui conduit son épouse au fin fond de la Corrèze, dans une bâtisse lugubre au milieu d'une famille hostile. Lorsque M. Lafarge succombe à un mal non identifié, Marie est soupçonnée de meurtre. L'historienne Arlette Lebigre, spécialiste du droit criminel, prend alors la plume pour faire revivre ce procès dans lequel, pour la première fois, les magistrats eurent recours à des experts en toxicologie.
Approche historique, géographique, économique de ce géant asiatique, 2e puissance mondiale, à la fois admiré, craint, et critiqué. Le XXIe siècle sera-t-il celui de la Chine? Démographie, villes, campagnes, démocratie, puissance. 11 chapitres pour décrypter les défis et enjeux de la 2e puissance mondiale.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.