Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Argent des pauvres. La vie quotidienne en cité de transit
Laé Jean-François ; Murard Numa
SEUIL
19,40 €
Épuisé
EAN :9782020089838
Transit : un mot à faire planer quand on est à Kennedy Airport en transit pour Tokyo ; un mot à désespérer de tout quand on vit à Blanchard, cité de transit normande d'où les habitants ne décollent jamais. Parqués dans les banlieues de banlieues, en bordure de décharges, leur vie oscille entre la permanence et le transitoire : permanence des logements provisoires, des boulots intermittents, des amours passagères, des budgets précaires. Déstabilisés par ce temporaire qui s'éternise, mieux habitués à survivre qu'à vivre, ils ont, aux yeux des autres, un comportement déconcertant, agressif : mauvais payeurs, ils se lancent dans des dépenses inconsidérées ; mauvais coucheurs, ils se querellent avec leurs voisins ; mauvais pauvres, ils bataillent contre les administrations censées les aider. Or, cette attitude a sa logique, parfaitement appropriée aux paradoxes de la situation, cet univers insoumis obéit à une discipline personnelle et collective qui règle la vie économique et sociale, ce monde apparemment bête et méchant connaît une solidarité qui fait tant défaut aux "nouveaux pauvres" murés dans l'isolement. C'est ce que nous montrent Jean-François Laé et Numa Murard, en nous livrant des instantanés de scènes prises sur le vif dont ils restituent le contexte grâce à des commentaires sans pédantisme ni sécheresse statistique, sans discours moralisateur ni prosélytisme militant. Les visages et le paysage de la pauvreté y retrouvent leur vérité. Mieux, leur parenté avec l'ensemble d'une société qui les marginalise en même temps qu'elle veut les intégrer.
Dans le sous-sol d'une association chargée de l'enfance à Avignon, sur des étagères en acier des années 1950, se succèdent trois cents mètres de dossiers noircis par le temps. "C'est un débarras", me lance Chantal, la cheffe du service, "vous ne trouverez que du vieux papier !". Des fouilles surgissent 160 lettres entre Micheline - enceinte à 20 ans - et Odile, assistante sociale auprès du tribunal pour enfants. L'histoire commence ainsi. Une grossesse hors mariage et en situation de pauvreté, c'est une vie scellée dans un foyer maternel. Tandis qu'un cercle de femmes "sages" s'occupe de Micheline, celle-ci se révolte et s'enfuit. On la recherche dans tout le Roussillon. Odile la rattrape. Micheline aime sortir au bal ? L'assistante sociale l'en dissuade et la menace. Et pourtant, elle l'aime bien, cette échevelée ! C'est "ma fille", écrira-t-elle un jour. C'est dans l'entrelacs de cette correspondance, sur le fil des relations entre Micheline et Odile, que se tisse le récit de Jean-François Laé autour des plaintes, de la soumission et de la révolte de ces jeunes femmes si tôt assignées. Filles célibataires, indisciplinées ou frondeuses, souvent en bisbille avec leurs familles, elles sont les oubliées de notre histoire. A travers la révolte de Micheline, Jean-François Laé poursuit inlassablement son exploration des vies "faibles", fragiles, celles "d'anormaux" qui lancent un défi à l'ordre social.
L'amour est un rêve communément désiré, une énergie aussi. Dans un temps de troublante fragilité du lien social, quand le monde vit entre l'individualisation et l'inquiétude, l'amour se trouve bouleversé, voire malmené. Hommes et femmes s'interrogent et se construisent sans repères, ayant déserté les utopies et rejoint sans plaisir un monde fragmentaire en déliaison. Pourtant, l'amour se loge parmi tous les interstices du social ; il invente et détient le pouvoir de faire vivre entre soi et ensemble. S'il s'accomplit, il ajoute au monde, s'il s'absente, il organise d'infinies séparations. Pour Sept images d'amour, six personnalités aux écritures et aux approches spécifiques ont choisi une image emblématique de ce qui leur semblait être demande d'amour. Unies par des engagements intellectuels ou artistiques dans la cité, elles entrent dans les multiples formes de bonheurs et d'espoirs tentées en amour, ainsi que dans les chemins du manque ou de la perte. Entre l'amour et la vie du monde, le lien est fort et essentiel. C'est ce que ce livre tente d'exprimer.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.