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Aral
Ladjali Cécile
ACTES SUD
19,20 €
Épuisé
EAN :9782330002282
En 1960 au Kazakhstan, la mer d?Aral commence à disparaître et laisse place au désert qui confronte la population à une catastrophe écologique sans précédent. Au loin, sur l?île de Vozrozhdeniya, les usines russes fabriquent des armes bactériologiques qui polluent l?eau, engendrent malformations et épidémies dans la petite ville kazakhe. Alexeï, un jeune violoncelliste de cette région désolée, sombre dans la surdité à mesure que son pays devient de sable. Confronté au silence et à la disparition qui envahissent sa conscience et son paysage, Alexeï devra construire malgré tout sa vie familiale, amoureuse et artistique. Mais ses errances ne parlent que des grandes disparues de sa vie, dont les absences se font écho, ses trois fiancées: sa femme, sa musique, sa mer. Convoquant le souvenir de la musique et de sa jeune femme Zena qui vient de le quitter, il tente de ne pas devenir fou au sein de ce décor brûlant. La survie s?organise alors à travers la création et l?affection qu?il se découvre pour une jeune fille malade, Nulufar, qu?il va aimer comme sa propre fille. Cette relation inattendue l?oblige à interroger ses propres origines aussi floues que le paysage, puisque Alexeï est un enfant adopté. Aussi, solitude et déréliction le conduiront-elles un temps à se fourvoyer dans ses amitiés et ses choix artistiques. Car dans cet univers devenu atone, c?est tout le sens de la vie et de l?art qu?il faut réinventer pour retrouver l?autre ainsi que le juste chemin qui mène à soi. De ce monde en cale sèche, en attente de guérison, de réparations, Cécile Ladjali tire un roman qui pose la question de la création et de sa magie profonde. Le décor tragique mais somptueux de la mer qui s?évanouit petit à petit du champ de vision du héros, oblige à scruter l?invisible et l?intériorité des c?urs. Roman de l?intimité, Aral est aussi un roman d?amour dédié à la musique et aux mystères des origines, savant mélange d?excès et de peur, de beauté dans la finitude latente.
De roman en roman, Cécile Ladjali s'attache à mettre en mots le plus séduisant des personnages: le langage. D'origine iranienne, elle vit à Paris, où elle enseigne la littérature dans le secondaire ainsi qu'à la Sorbonne nouvelle. Ses romans sont publiés chez Actes Sud.
Louis est un jeune soldat dans les tranchées de la guerre de 14. Il écrit des lettres à ceux qu'il aime et à ceux qui lui manquent, pour ne pas mourir. Lorette vit à Saint-Germain-des-Prés dans les années 1950. Elle aussi écrit des lettres. Pour les petites dames du quartier, pour son père absent, pour elle-même. Une nuit, Louis entend les notes du célèbre Quatuor de Schubert s'élever de la tranchée allemande. On vient le chercher... On vient le sauver... Dans les affres de la maladie qui la gagne, Lorette, l'éternelle amoureuse, ressent également cette étrange présence. Et les vies parallèles de ces deux inconnus finissent par se croiser quelques secondes. Du même auteur : Les Souffleurs ; La Chapelle Ajax.
Résumé : La quête des origines et l'origine de la création se confondent dans la vie de Luce Notte, étudiante berlinoise partie sur les traces d'un père fantôme. A la faveur de "coïncidences supérieures", elle croise ainsi le chemin de Franz Kafka, à Prague, puis bien des années plus tard, de Sadeg Hedayat, à Paris. Des écrivains aux fortes affinités électives, oppressés tous deux par la tentation du suicide et la destruction de leurs textes. Devenue l'héritière fortuite de deux inédits des maîtres, Luce incarne la puissance de rêve du lecteur pour faire exister les livres. Son vertige, devant la beauté de cette esthétique spectrale, est aussi celui de l'oeuvre au noir qui nourrit tout écrivain.
Deux têtes coupées (les souffleurs), deux jumeaux incestueux, un palais vénitien aux pieds palmés, un comte amateur d'absinthe, un majordome (toujours) précédé de ses ganta blancs, un bonnet de bain rose et un seul théâtre pour deux représentations rivales : Shakespeare et Racine en ébullition. "Une pensée doit être étrange comme la ruine d'un sourire." Cioran Il faut admettre d'entrée de jeu qu'une tête sans corps peut être un personnage à part entière et évoluer à travers les pages du roman dans une valise en osier sans que l'on se retourne sur elle, effrayé. Candice et Nathan - frère et sueur séparés depuis des années parce qu'ils se sont aimés une nuit de leurs quinze ans -, devenus tous deux directeurs de troupe théâtrales, se retrouvent en résidence à Venise au Palais d'O, pour la création et la représentation de leurs pièces. Ces deux compagnies ont une particularité étonnante : le souffleur et la souffleuse sont des têtes. Rien que des têtes. Candice et Nathan sont surtout des corps. Parfois même rien que 'des corps. Le souffleur travaille Britannicus avec Nathan, spécialiste du répertoire classique français. La souffleuse créant, quant à elle, Othello de Shakespeare avec la troupe de Candice. L'action qui se passe à Venise permet une première joute d'ordre esthétique. Le souffle français, académique, classique, va rencontrer le souffle baroque et insolent du théâtre élisabéthain. Au sein de ce spectacle fabuleux se joue la confusion finale entre les souffleurs et, grâce à leur génie, entre Racine et Shakespeare. Mais au fil des répétitions, le livre est aussi le théâtre de deux amours : le souffleur s'éprend de la souffleuse ; le frère et la sueur retombent dans les bras l'un de l'autre, ne pouvant échapper à la chair. En écrivant ce roman, Cécile Ladjali a voulu répondre à son ami George Steiner qui, lors d'une conférence sur Shakespeare à Paris, avait signifié, devant un parterre d'universitaires, que le souffle du dramaturge anglais était incompatible avec l'esprit français et une certaine morgue. Les Souffleurs récrit ainsi deux partitions (Britannicus et Othello) et concilie deux styles. Venise est son décor, où tout fond comme un sucre dans l'eau, tout s'étiole. La ville est une cité de vase, saturée par la couleur verte. Le glauque investit tout : les visages, l'eau des aquariums et des baignoires, la lagune, les verres d'absinthe que l'on vide à outrance. Parfois petit théâtre de la cruauté, ce roman aux couleurs fantastiques et aux accents baroques est aussi une formidable parabole : le souffleur et la souffleuse sont les représentants de l'esprit des oeuvres, ils incarnent l'inspiration et narguent Candice et Nathan, pauvres interprètes et exégètes incapables de créer, manquant cruellement de souffle et du génie qui lui est consubstantiel. Les Souffleurs porte en lui la comédie de l'imposture, la vanité des artistes médiocres qui volent les images et auxquels on a soufflé les mots.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.