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Les souffleurs
Ladjali Cécile
ACTES SUD
16,10 €
Épuisé
EAN :9782742751426
Deux têtes coupées (les souffleurs), deux jumeaux incestueux, un palais vénitien aux pieds palmés, un comte amateur d'absinthe, un majordome (toujours) précédé de ses ganta blancs, un bonnet de bain rose et un seul théâtre pour deux représentations rivales : Shakespeare et Racine en ébullition. "Une pensée doit être étrange comme la ruine d'un sourire." Cioran Il faut admettre d'entrée de jeu qu'une tête sans corps peut être un personnage à part entière et évoluer à travers les pages du roman dans une valise en osier sans que l'on se retourne sur elle, effrayé. Candice et Nathan - frère et sueur séparés depuis des années parce qu'ils se sont aimés une nuit de leurs quinze ans -, devenus tous deux directeurs de troupe théâtrales, se retrouvent en résidence à Venise au Palais d'O, pour la création et la représentation de leurs pièces. Ces deux compagnies ont une particularité étonnante : le souffleur et la souffleuse sont des têtes. Rien que des têtes. Candice et Nathan sont surtout des corps. Parfois même rien que 'des corps. Le souffleur travaille Britannicus avec Nathan, spécialiste du répertoire classique français. La souffleuse créant, quant à elle, Othello de Shakespeare avec la troupe de Candice. L'action qui se passe à Venise permet une première joute d'ordre esthétique. Le souffle français, académique, classique, va rencontrer le souffle baroque et insolent du théâtre élisabéthain. Au sein de ce spectacle fabuleux se joue la confusion finale entre les souffleurs et, grâce à leur génie, entre Racine et Shakespeare. Mais au fil des répétitions, le livre est aussi le théâtre de deux amours : le souffleur s'éprend de la souffleuse ; le frère et la sueur retombent dans les bras l'un de l'autre, ne pouvant échapper à la chair. En écrivant ce roman, Cécile Ladjali a voulu répondre à son ami George Steiner qui, lors d'une conférence sur Shakespeare à Paris, avait signifié, devant un parterre d'universitaires, que le souffle du dramaturge anglais était incompatible avec l'esprit français et une certaine morgue. Les Souffleurs récrit ainsi deux partitions (Britannicus et Othello) et concilie deux styles. Venise est son décor, où tout fond comme un sucre dans l'eau, tout s'étiole. La ville est une cité de vase, saturée par la couleur verte. Le glauque investit tout : les visages, l'eau des aquariums et des baignoires, la lagune, les verres d'absinthe que l'on vide à outrance. Parfois petit théâtre de la cruauté, ce roman aux couleurs fantastiques et aux accents baroques est aussi une formidable parabole : le souffleur et la souffleuse sont les représentants de l'esprit des oeuvres, ils incarnent l'inspiration et narguent Candice et Nathan, pauvres interprètes et exégètes incapables de créer, manquant cruellement de souffle et du génie qui lui est consubstantiel. Les Souffleurs porte en lui la comédie de l'imposture, la vanité des artistes médiocres qui volent les images et auxquels on a soufflé les mots.
Résumé : Se faisant la narratrice de sa propre histoire, Cécile l'enfant adoptée, acculée au silence et à la nuit, assume et explore, dans un méticuleux travail de reconstitution, la recherche d'une unité originelle perdue. Roman d'une triple quête : celle des origines, d'une vérité, et du langage à travers l'?uvre à faire pour enfin pouvoir dire le monde et se dire.
Orphelin de ses parents tués sous les bombes, Zak n'en est pas moins inconsolable de l'anéantissement du Reich. Recueilli chez un oncle, il passe son adolescence après-guerre dans une petite ville d'Autriche. C'est là que vit Ilse, sa merveilleuse cousine, jeune poétesse et romancière promise au plus bel avenir. Chez elle, tout éblouit Zak, bien qu'il ressente de la haine pour ses engagements généreux, sa foi en la reconstruction, son idéal d'une autre Allemagne... Un jour, Ilse lui fait connaître l'homme dont elle vient de s'éprendre: Lenz, obscur poète roumain, juif désespéré, à peine rescapé de l'holocauste... De la passion orageuse, sourdement destructrice, entre Iise et le poète de l'ombre, Zak ne peut désormais que devenir, à son corps défendant - dans une fascination à lui-même odieuse -, le témoin et le dépositaire. Dédié aux impossibles amours, aux mots qui renaissent de leurs cendres, à l'Allemagne du Mur et à celle de la réunification, aux écrivains qui espèrent et aux passions que l'Histoire ravage jusqu'à la consomption, Ordalie rend - aussi - hommage à deux figures mythiques de la littérature.
De roman en roman, Cécile Ladjali s'attache à mettre en mots le plus séduisant des personnages: le langage. D'origine iranienne, elle vit à Paris, où elle enseigne la littérature dans le secondaire ainsi qu'à la Sorbonne nouvelle. Ses romans sont publiés chez Actes Sud.
Résumé : La quête des origines et l'origine de la création se confondent dans la vie de Luce Notte, étudiante berlinoise partie sur les traces d'un père fantôme. A la faveur de "coïncidences supérieures", elle croise ainsi le chemin de Franz Kafka, à Prague, puis bien des années plus tard, de Sadeg Hedayat, à Paris. Des écrivains aux fortes affinités électives, oppressés tous deux par la tentation du suicide et la destruction de leurs textes. Devenue l'héritière fortuite de deux inédits des maîtres, Luce incarne la puissance de rêve du lecteur pour faire exister les livres. Son vertige, devant la beauté de cette esthétique spectrale, est aussi celui de l'oeuvre au noir qui nourrit tout écrivain.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.