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Enquêter pour savoir. La recherche d'information sur Internet comme solution et comme problème
Ladage Caroline ; Chevallard Yves
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753553798
Ce livre se situe au confluent de deux dynamiques de développement : celle, d'abord, de l'enquête comme mode d'apprentissage ; celle, ensuite, d'Internet, dont l'impressionnante croissance depuis le milieu des années 1990 n'est pas restée sans effet sur la pratique (et la théorie) de l'enquête dans le champ de l'éducation. Enquêter pour savoir et pour apprendre est un geste d'étude fondamental qui nourrit différentes formes de cette pédagogie. Cela suppose un changement radical du rapport à la connaissance et nécessite à son tour un véritable apprentissage. Dans cette perspective, la recherche d'information sur Internet apparaît tout à la fois comme une solution et comme un problème. A partir d'une mise en perspective historique, sociale et scientifique, ce livre questionne dans un premier temps l'entrée dans le paradigme de l'enquête en éducation, afin d'étudier les conditions de sa mise en oeuvre avec Internet pour infrastructure clé. Dans un second temps, par l'étude des techniques de travail appropriées, il esquisse le projet d'une méthode de la recherche d'information sur Internet comme constitutive d'une didactique de l'enquête. L'étude a vocation à contribuer tant à la compréhension de l'enquête en éducation qu'à son opérationnalisation comme mode d'apprentissage.
Laudage Ferdinand ; Krause Dominic ; Graeser Alexa
Ce guide va vous apprendre comment brasser votre pré-filière bière artisanale facilement et sans prise de tête. Pas à pas, il vous accompagnera depuis vos préparatifs et pendant votre première journée de brassage, jusqu'à la dégustation de votre bière maison. Vous pourrez ensuite laisser libre cours à votre créativité avec les informations de base sur les ingrédients et les procédés mis en oeuvre, vous pourrez développer votre nouvelle bière préférée et tester dix recettes de bières différentes.
Du 16e au 18e siècle, l'Europe déploya une pompe funèbre spectaculaire en l'honneur de ses souverains et des papes : exposition publique sur un lit de parade, cortège funèbre et représentation de la gloire posthume du prince dans un espace sacré. Cet essai décrit et analyse 17 cérémonies funèbres, de 1558 (mort de Charles Quint) à 1793 (désacralisation et mise à mort Louis XVI entraînant celle de la religion monarchique).
Le Saint Empire romain germanique, dont l'Allemagne actuelle est en très grande partie l'héritière territoriale, a laissé dans la conscience historique européenne une image ambiguë où se mêlent la grandeur et l'impuissance. Pendant un peu plus d'un siècle (1642-1756), une dynastie élective de six princes ecclésiastiques, les comtes Schönborn issus de la petite chevalerie rhénane, joua un rôle important dans la stabilisation du système institutionnel impérial soumis à de rudes tensions tant intérieures qu'extérieures, illustrant l'aphorisme " Il fait bon vivre sous la crosse ". A partir de l'action de ces princes ecclésiastiques, représentants de la noblesse d'Eglise, cet ouvrage démonte les ressorts politiques de ce vieil Empire polycentrique et fragile, pendant longtemps le champ clos des ambitions françaises. Il explore non seulement le fonctionnement des grandes institutions impériales, mais aussi celui des principautés épiscopales dirigées par les princes évêques Schönborn qui se montrèrent par ailleurs très attentifs aux intérêts patrimoniaux de leur Maison. Cet ouvrage explique les liens de pouvoir et de fidélité qui irriguent et fédèrent le monde clos des clientèles princières sur plus d'un siècle. Il souligne enfin l'exceptionnelle vitalité du mécénat de cette puissante famille, toujours présente en Franconie, qui tapissa l'Allemagne du Sud-Ouest de somptueuses résidences princières et privées, dont certaines ont malheureusement disparu en 1944.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour