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Homo Pierrot Tome 4 : Rose buvard
Lacroix Pierre
EROSONYX
23,00 €
Épuisé
EAN :9782918444176
Pourquoi un bougre de Pierrot ne peut-il aimer qu'une fois dans sa vie ? Pourquoi, comme dans la chanson de Brel, devient-il "vieux sans être adulte ?" Pourquoi ne peut-il, pourquoi ne veut-il jamais se couper de l'enfance ? Allez savoir ! Le tome 1 de ce roman a suivi Pierrot de la ferme de Lescure au lycée de ses quinze ans, où l'a ouvert et sauvé son professeur de Lettres, Erwan, trente ans, homme de mots, homme de chair. Ensemble, pour le meilleur et pour le pire, ils sont partis sous les toits de Paris, dans le tome II. Poésie, frénésie, tentations. Décalages, orages qui foudroient de leurs éclairs vingt ans d'harmonie. Dans le tome III, Pierrot est rentré au pays, seul à Selves au fond des bois, ermitage où il s'abîme et reprend vie tour à tour, quand la chaleur d'un nouveau nid et l'envie de créer consolent du mal d'amour. Automne hiver déjà dans ce tome IV. Et si Erwan, plein d'usage et de feu malgré l'âge, venait un matin à Selves poser sa bouche au givre des carreaux ?
Ce livre reprend en format poche les quatre volumes intitulés Homo Pierrot, respectivement parus en 2008 (tome I), 2009 (tome II), 2010 (tome III) et 2013 (tome IV), sous le nom Pierre Lacroix. Cette intégrale a été entièrement revue et remaniée par l'auteur. Au clair de... met au clair la rencontre impensable, au lycée, d'une jeune Pierrot lunaire et d'un Erwan solaire, Arlequin de l'estrade. Deux vies hors-normes qui vont n'en faire qu'une. Marge revendiquée, sans récupération possible. Coup de foudre juvénile jusqu'au flou androgyne d'une gérontophilie queer. Avec le temps, deviennent japonaises les cloisons féminin-masculin. Deux vies magnétiques l'une pour l'autre, voire symbiotiques, à cran pourtant. Au clair de... et sabre au clair. En quatre saisons et neuf stations, l'amour va jusqu'au bout quand il est fou.
Résumé : Jeunes filles en uniforme, pièce d'abord intitulée Hier et aujourd'hui, est un drame lesbien. La pièce (1930) conte la passion qui naît entre une élève et une enseignante dans un pensionnat de jeunes filles soumis à une discipline de fer. Christa Winsloe y critique le militarisme prussien de l'entre-deux-guerres et une éducation destinant les jeunes filles à devenir des mères de soldats. La pièce eut tant de succès qu'elle fut adaptée au cinéma dès l'année suivante par Leontine Sagan. La pièce et le film, avec les sous-titres de Colette, rencontrèrent aussi un grand succès en France en 1932. L'Allemagne nazie interdit vite les deux oeuvres.
Le premier tome de Homo Pierrot (Chapitres I et II) nous a montré un Pierrot grandissant dans une terme, à quelques kilomètres d'une ville, dans les années 1960, quand la vieille morale héritée du dix-neuvième siècle craquait de partout. Son enfance campagnarde, d'ange et de barbare mêlés, entourée et solitaire la fois, est bercée de sensations, de joies et de chaleurs qui font de lui un petit seigneur dans sa bulle de bonheur. Mais sa mère meurt quand il a quatorze ans, quand vient la puberté, et, avec elle, la confirmation des désirs qu'on ne dit pas, qu'on ne vit pas, qu'on n'ose même pas rêver, sans pouvoir les étonner. Qu'est-ce qui va donner à ce jeune paysan des ailes de papillon pour aimer les garçons ? Les mains et les yeux toujours là de sa mère, le manège des saisons, la force et l'émotion des livres, des films et des chansons, et puis l'école, le lycée où, à la rentrée de Seconde, lui apparaît sur l'estrade un professeur de Lettres pas comme les autres ! L'amour, ils commencent à le faire a travers les phrases dites et les pages écrites du cours, et puis un jour, ils font l'amour tout court. Quand une mutation, après le bac de Pierrot, nomme Erwan le professeur à Paris, pas un doute dans la tête des amants, ils vont partir ensemble et l'on verra ce qu'on verra, dans ce tome II, sous les toits de Paris.
Settembrini Luigi ; Conoscenti Domenico ; Dubuis P
Le récit auquel Luigi Settembrini (1813-1876) a donné le titre de I Neoplatonici (Les Néoplatoniciens) et que nous publions sous le titre d'Idylles socratiques, affirme sans ambages la supériorité de l'amour homosexuel. Fable à la fois antique et moderne par laquelle le plaisir de l'auteur et de ses personnages se transmet avec malice et légéreté aux lecteurs modernes, et maintenant aussi aux lecteurs français, ce conte érotico-philosophique, dont on ignore les circonstances et la date de composition, est ici publié pour la première fois en français, plus de trente ans après sa première publication en Italie.
Omelette ou un film sur un "coming out". Comment dire à sa famille que l'on préfère les garçons et que l'on vit en couple avec son petit ami, Antoine ? Rémi Lange, jeune encore, il avait 24 ans, a eu l'idée de faire cette "confession" à sa mère, sa soeur, sa grand-mère en filmant leurs réactions, donc caché derrière sa caméra. Mais aussi à son père, divorcé de sa mère. Là, ce fut la surprise. Le Journal d'Omelette est contemporain du journal filmé, journal vérité, journal cruauté contemporain. Il est aujourd'hui publié pour la première fois. Il prolonge et perpétue la surprise que fut le film lors de sa sortie en 1998. Il est précédé d'un avant-propos chaleureux et en même temps très lucide sur cette "confession". Les auteurs en sont Olivier Ducastel et Jacques Martineau, eux-mêmes cinéastes (Jeanne et le garçon formidable, leur premier film, sélectionné au Festival International de Berlin et deux nominé aux Césars, ou dernièrement L'arbre et la forêt, Prix Jean Vigo 2009). Leur avant-propos centre leur regard sur la figure du père. Puisque le DVD du film Omelette accompagne le livre, le lecteur pourra, à son gré, lire d'abord le Journal commencé en 1993 et visionner ensuite le film ou vice versa, revenir ensuite au livre pour lire tout un dossier comportant les réactions de la famille après le "coming out" de Rémi, l'accueil de journalistes entre 1994 et 1998 et divers jugements de critiques. Sa curiosité pourra enfin être satisfaite par l'entretien abondant entre l'éditeur et l'auteur qui, réalisé en 2011, clôt l'ouvrage en décrivant le parcours du cinéaste depuis 1993.
Un collectionneur de spermes nous invite à visiter sa galerie à fantasmes. II a capturé les parfums les plus rares, les curiosités masculines les plus érectrices. Grand chasseur de garçons, il a connu la libération orgiaque de la fin du vingtième siècle, malgré l'ombre du sida. Né pour jouir, il atteint enfin la sagesse, la sérénité des vieux libertins, et nous raconte sa vie aventureuse, avec une franchise absolue. Rien ne peut plus lui faire peur désormais. Sa confession se déroule, poème en prose, manifeste d'une totale liberté des corps, impudique et libertaire. Éros y danse avec ardeur le tango frénétique du Désir et de l'Amour, du Masculin et du Féminin. Il témoigne d'une liberté menacée toujours : aimer son semblable comme soi-même. A vie jouissive et morale hédoniste, mots jouissifs et profonds à la fois, Jacques Astruc est savoureux et sérieux comme le plaisir.