Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les droits de l'homme rendent-ils idiot ?
Lacroix Justine ; Pranchère Jean-Yves
SEUIL
12,90 €
Épuisé
EAN :9782021384178
Les droits de l'homme sont régulièrement assimilés à une bien-pensance qui conduirait à la crétinisation des esprits. La liberté de l'individu serait responsable de la dissolution des liens sociaux, de la montée des incivilités, de la domination néolibérale. Les droits contemporains signeraient la fin du politique, car ils ne seraient que des revendications égoïstes détachées de toute délibération collective. Il est temps de répondre à ce fatras de reproches. Non, les droits de l'homme ne font pas de nous des malotrus, ni de mauvais citoyens, et ils ne se confondent pas avec le néolibéralisme. Au contraire, il est urgent, aujourd'hui que la tentation autoritaire s'étend, de donner aux droits de l'homme leur pleine signification. Réplique aux confusions ambiantes, ce livre voudrait servir de boussole démocratique pour des temps troublés.
Biographie: Justine Lacroix est professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Michaël Walzer: le pluralisme et l'universel (2001); Communautarisme versus libéralisme: quel modèle d'intégration politique? (2003) et L'Europe en procès: quel patriotisme au-delà des nationalismes? (2004).
Platon, père de l'utopie : la chose semble aller de soi. L'utopie, vaguement comprise comme idéal séduisant mais irréalisable, serait d'essence platonicienne. Cet ouvrage entend revenir sur ce lieu commun en prenant pour référence fondamentale l'Utopia de Thomas More, qui est à l'origine du genre littéraire et en fixe les traits : sont à proprement parler des " utopies " des descriptions détaillées de populations supposées exister actuellement, découvertes au terme d'un voyage, et dont la vie est structurée par des institutions parfaites. Quels " utopismes " peut-on alors trouver dans les Dialogues ? La différence ontologique apparaît immédiatement radicale. Alors que l'entreprise utopique présente par une description imagée une réalité parfaitement intelligible et existant de façon complètement empirique, l'ontologie platonicienne distingue ces trois moments. Et ainsi, ni les formes intelligibles, ni l'immortalité de l'âme, ni le rapport aux dieux ne peuvent être dits " utopiques ", et pas davantage l'atopie socratique ou la liberté. Il se trouve pourtant que l'enjeu est dans les deux cas humain et terrestre : c'est de la vie bonne, heureuse, sur terre et pour les hommes qu'il s'agit. En particulier, l'exigence platonicienne de la participation implique une relation complexe à l'utopie pour ce qu'en termes modernes on qualifie de révolutionnarisme et de réformisme.
Depuis des décennies, Etienne Balibar s?est engagé dans une pensée du cosmopolitisme, de l?Europe, de ses liens avec l?Amérique et les Amériques, mais aussi dans une réflexion sur les frontières comme sur la citoyenneté de ceux qui les traversent ou bien se trouvent empêchés de les traverser. En outre, il compte parmi les "passeurs" les plus actifs d?idées et de débats entre la France et les Etats-Unis dans le champ de la philosophie et de ses croisements avec la politique et les sciences humaines. Avec la publication de quatre livres importants depuis 2010 (Violence et civilité, La Proposition de l?égaliberté, Citoyen sujet et Saeculum), il apparaît aujourd?hui comme l?un des philosophes les plus stimulants et les plus lus, en France et ailleurs. Réuni autour de son oeuvre par l?intérêt qu?ils lui portent, un groupe de philosophes et de politologues issus de différents pays (Belgique, Etats- Unis, France, Portugal, Suisse) se propose d?expliquer pourquoi elle est importante pour le traitement de certains problèmes, ce qu?elle leur apporte, et ce que chacun en fait dans son propre travail et par rapport à ses propres questions. Centré sur les ouvrages récents d?Etienne Balibar, ce numéro rassemble des contributions sur des sujets aussi divers et cruciaux que la violence et la guerre, la nation, le post-colonialisme et le cosmopolitisme, la démocratie et les droits de l?homme, le théologico-politique, l?anthropologie et l?insurrection, l?Europe, les frontières, l?immigration et les identités. Ce volume sera accompagné de la publication numérique sur le site de Raison publique d'une mosaïque de réponses à la question "Pourquoi Balibar ?" par des philosophes de divers pays et traditions de pensée.
La question d'une hostilité, latente ou déclarée, vis-à-vis du procès d'intégration européenne est désormais d'une actualité évidente. Pour la première fois dans son histoire, la construction européenne pourrait être interrompue, ou du moins sérieusement ralentie, par la désaffection des électorats et de certains de ses dirigeants. Pourtant, tant les objectifs que les formes prises par les mouvements d'opposition à l'intégration européenne diffèrent grandement d'un pays à l'autre. D'une part, ces résistances à l'Europe expriment des valeurs issues de cultures politiques particulières. D'autre part, le choix d'un acteur politique de s'opposer à la construction européenne est largement fonction des perspectives stratégiques ouvertes par un tel positionnement dans les différents contextes nationaux. Enfin, les résistances à l'Europe sont issues de matrices idéologiques souvent si opposées entre elles qu'aucun front commun ne paraît envisageable. Loin de s'imposer comme une nouvelle mouvance transnationale, la critique de la construction européenne demeure ainsi un phénomène national profondément enraciné dans des traditions distinctes. Pour cette raison, cet ouvrage structure l'étude des résistances à l'Europe pays par pays. Par souci d'éviter toute convergence artificielle, des cas nationaux ont été sélectionnés en vue de confronter différents contextes intellectuels et politiques.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.