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Raison Publique N° 19, automne 2014 : Pourquoi Balibar ?
Gaille Marie ; Lacroix Justine ; Sardinha Diogo
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753534483
Depuis des décennies, Etienne Balibar s?est engagé dans une pensée du cosmopolitisme, de l?Europe, de ses liens avec l?Amérique et les Amériques, mais aussi dans une réflexion sur les frontières comme sur la citoyenneté de ceux qui les traversent ou bien se trouvent empêchés de les traverser. En outre, il compte parmi les "passeurs" les plus actifs d?idées et de débats entre la France et les Etats-Unis dans le champ de la philosophie et de ses croisements avec la politique et les sciences humaines. Avec la publication de quatre livres importants depuis 2010 (Violence et civilité, La Proposition de l?égaliberté, Citoyen sujet et Saeculum), il apparaît aujourd?hui comme l?un des philosophes les plus stimulants et les plus lus, en France et ailleurs. Réuni autour de son oeuvre par l?intérêt qu?ils lui portent, un groupe de philosophes et de politologues issus de différents pays (Belgique, Etats- Unis, France, Portugal, Suisse) se propose d?expliquer pourquoi elle est importante pour le traitement de certains problèmes, ce qu?elle leur apporte, et ce que chacun en fait dans son propre travail et par rapport à ses propres questions. Centré sur les ouvrages récents d?Etienne Balibar, ce numéro rassemble des contributions sur des sujets aussi divers et cruciaux que la violence et la guerre, la nation, le post-colonialisme et le cosmopolitisme, la démocratie et les droits de l?homme, le théologico-politique, l?anthropologie et l?insurrection, l?Europe, les frontières, l?immigration et les identités. Ce volume sera accompagné de la publication numérique sur le site de Raison publique d'une mosaïque de réponses à la question "Pourquoi Balibar ?" par des philosophes de divers pays et traditions de pensée.
Gaille Marie ; Desmoulin-Canselier Sonia ; Moutaud
Cet ouvrage pluridisciplinaire propose le premier état des lieux en langue française des enjeux récents des neurosciences cliniques, étudiés à partir d'une technologie donnée : la stimulation cérébrale profonde. Soin innovant et outil de recherche expérimentale, geste chirurgical et implant cérébral, thérapie neurologique et psychiatrique, soin au long cours pour maladie chronique... la stimulation cérébrale profonde est tout cela. Sa complexité ne se résume ni à l'objet implanté dans le corps humain, ni aux gestes thérapeutiques permettant de le faire fonctionner : elle résulte de la combinaison de ces facettes, des relations nouées entre les différents acteurs de son développement - chercheurs, soignants, industriels, patients, familles, associations - et de l'intrication de différents types de normes - éthiques, juridiques et techniques. Réunissant les analyses d'historiens, juristes, philosophes, sociologues et anthropologues, ce collectif soulève une série de questions contemporaines majeures concernant les dynamiques d'innovation thérapeutique en neurosciences et leur régulation, les conceptions du soin et de la maladie, les transformations des relations entre recherche fondamentale, recherche clinique et soin, et le vécu des patients et de leur entourage.
Dans une démarche médico-philosophique, Marie Gaille expose la façon dont l'environnement est essentiel pour comprendre la santé et la maladie : comment s'articulent les notions de santé, de maladie et d'environnement ? Une première partie replace la relation entre la santé et l'environnement dans l'histoire de la médecine. La deuxième partie met au premier plan le point de vue du patient en invoquant notamment Canguilhem et Merleau-Ponty, concevant la maladie non plus comme la résultante de plusieurs causes extérieures, mais comme une expérience vécue. Dans la troisième partie enfin, l'auteur prolonge sa réflexion en mettant en perspective la santé avec la question écologique. L'écologie de la santé implique alors de ne pas cantonner la réflexion au seul être humain mais de le considérer en interaction avec les autres êtres vivants et la biosphère.
Les mémoires d'Ursula Hirschmann (1913-1991), soeur de l'économiste politique Albert Hirschmann et épouse en seconde noce d'une figure majeure du fédéralisme européen, Altiero Spinelli, constituent un témoignage essentiel de l'histoire politique du vieux continent au XXe siècle. Jeune femme engagée dès sa prime jeunesse, elle quitte Berlin en 1933 pour la France puis l'Italie, où elle fondera sa famille. La République de Weimar, la montée du nazisme, l'exil des militants anti-nazis et antifascistes à Paris au cours des années 1930, le second conflit mondial et la guerre froide, la redécouverte d'un Berlin métamorphosé après 1945: tous ces moments font l'objet d'une méditation qui prend tour à tour les allures de la rêverie mélancolique ou, au contraire, de l'analyse politique la plus lucide. Au coeur de ce texte figurent l'interrogation lancinante sur l'état de sans-patrie, les difficultés qui lui sont associées, mais aussi la liberté d'esprit qui en est inséparable. Un témoignage d'exception.
Couvre-feu, restriction des déplacements, fermeture de frontières, scolarité hautement perturbée, désarroi des métiers de la culture, transformation importante des pratiques des salariés, passe sanitaire, épuisement des personnels médicaux, défaut de prise en charge des autres pathologies, développement des problèmes de santé mentale et d'addiction, violences intrafamiliales, morts par millions, absence de rite funéraire... Tous les aspects de toutes les vies humaines, sur la planète entière, sont ainsi apparus entraînés dans une expérience collective mortifère qui soulève de nombreuses interrogations et réflexions intimes et sociales. Pour appréhender la pandémie dans toutes ses dimensions, il paraît donc essentiel qu'aux côtés des sciences biomédicales, environnementales et de la recherche en santé publique, soient convoquées les sciences humaines et sociales. C'est le parti pris collectif de cet ouvrage : analyser la manière dont les sociétés, dans de telles circonstances, s'adaptent, choisissent des solutions, en mettant ces éléments en perspective d'un point de vue historique et spatial. Au delà des aspects strictement biologiques de la crise s'exprimant dans le compte des infections, des hospitalisations, voire des décès, les sciences humaines et sociales permettent d'ouvrir notre regard sur cette épreuve, mettant en lumière la façon dont les sociétés et les individus ont été bouleversés, et pour longtemps, parla pandémie de Covid-I9.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.