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Thèses sur le vrai
Lacoste Jean-Yves
PUF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782130807674
Nous ne pouvons nous dispenser d'un concept linguistique du vrai. Nous ne pouvons pas davantage nous dispenser d'un concept phénoménologique du vrai. Et nous ne pouvons enfin nous dispenser de recourir à l'un et à l'autre, car le vrai se dit et le vrai se donne à l'intuition. Ces affirmations sont élémentaires. Mais les prendre au sérieux, c'est-à-dire considérer l'expérience entière de la vérité, requiert d'élargir le concept de vérité, de telle manière que : le vrai ne soit pas seulement affaire de savoir mais, plus largement, affaire de connaissance ; le vrai puisse être dit dans une multiplicité de langages (philosophique, poétique, scientifique(; le vrai soit indissociable de la question de l'être-dans-le-monde ; le vrai soit à la mesure du logos, dont on montre qu'il excède la ratio sous ses formes modernes. Le vrai doit à nouveau être pensé. La pensée n'est rien de neuf. Mais son intervention dans les débats sur le vrai, au temps du nihilisme, est plus urgente que jamais.
Un mot d'usage quotidien, "danger", est devenu concept chez Heidegger. L'usage heideggerien de "danger" n'est pourtant pas celui de ce livre, qui refuse de s'engager de front dans la "question de l'être" au profit des manières ou modes d'être, dont il explore un échantillon sans prétention exhaustive mais utilisé comme trame heuristique. Mode d'être de l'oeuvre d'art, mode d'être de la "chose" ou du sacrement, mode d'être comme "existence" et comme "vie", un danger est toujours présent : l'existence, telle que décrite chez Heidegger, est déconstituée par des phénomènes auxquels elle ne peut rendre justice ; la vie abrite l'existence mais court le risque perpétuel de n'être que dans les frontières de l'existence, etc. Et si l'étant nous est toujours donné dans un comment - comment de son apparaître, donc comment de son être -, rien ne garantit la pérennité de cette donation : presque tout étant, et d'abord l'étant que nous sommes, est en danger d'apparaître autre qu'il ne nous apparaît maintenant. Aussi convenait-il, après avoir ajointé le concept de vie à celui d'esprit, après avoir dit que la vie est (parfois) "spirituelle", de justifier le titre du livre en liant "être" et "danger" ; et il restait au final le temps de proposer, dans l'élément du possible, l'hypothèse d'une eschatologie de l'être, avant tout de notre être, sur laquelle le danger n'aurait plus de prise.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Entre philosophie et théologie, pouvons-nous croire à l'existence d'une limite? C'est ce que ce livre tente de nier. Dieu n'apparaît pas ou n'"apparaît" pas comme apparaît ou "apparaît" un cube, une ?uvre d'art, un nombre ou un autre homme. Dieu diffère - jusqu'au point d'être le non-autre. La différence toutefois n'introduit nulle césure dans le champ de la connaissance. Elle nous rend simplement, ce qui n'est pas peu, attentifs à la pluralité des modes d'apparaître. Et s'enquérir de la phénoménalité de Dieu, à ce compte, revient à s'enquérir de toute phénoménalité. Celle de l'objet présumé philosophique et seulement philosophique aussi bien que celle de l'objet présumé théologique et seulement théologique. J.-Y, L. Biographie: Jean-Yves Lacoste est Life member de Clare Hall, université de Cambridge. Dernière publication: Présence et parousie, Genève, 2006.
Résumé : Il était illusoire de penser que la philosophie de l'histoire était possible. L'histoire, parce qu'elle est inachevée, ne peut être pensée en totalité sauf en débordant sur le territoire de la théologie (seul le point de vue divin permettrait de voir les fins dernières de l'homme et du monde). L'échec des philosophies de l'histoire permet-il de penser enfin l'histoire de manière purement philosophique ? Jean-Yves Lacoste nous invite à modifier notre regard et dans un premier temps à limiter les prétentions de la philosophie. Pour ce faire, il invite à réconcilier le temps de l'histoire et le temps vécu. Puisque l'histoire en sa totalité nous est inaccessible, il faut prendre toute la mesure du temps tel que je le vis et que nous le vivons. Ce temps vécu se déploie comme une histoire, celle que je suis et celle que nous sommes. Nous ne pouvons prétendre comprendre l'histoire, ou du moins tenter de le faire, qu'en prenant en compte ce temps de l'expérience qui est essentiel pour rendre l'histoire intelligible.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.