Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'INTUITION SACRAMENTELLE - ET AUTRES ESSAIS
LACOSTE JEAN-YVES
AD SOLEM
25,80 €
Épuisé
EAN :9782372980012
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Voici l'histoire de Dieu. Cette histoire est celle d'une discipline, la théologie. Des évangiles aux Père de l'Église, des épîtres de Paul aux Confessions d'Augustin, des ermites orientaux aux hérésies ariennes, de saint Anselme à l'école franciscaine du XIIIe siècle jusqu'à Thomas d'Aquin et ses adversaires - Duns Scot, Ockham -, de la Réforme luthérienne et calviniste à Vatican Il et jusqu'à Joseph Ratzinger, ce sont les écoles, les doctrines, les courants et les contre-courants de la théologie chrétienne qui sont ici restitués et analysés. Le défi était de présenter cette longue histoire en peu de pages et des débats complexes synthétisés en quelques mots clés. Cet ouvrage s'adresse à ceux pour qui la théologie reste une inconnue, une affaire de croyants, la chasse gardée d'érudits. Enfin accessible à tous, la théologie n'est, pas plus que la philosophie, le grec ou le latin, une langue morte.
Résumé : A la frontière entre la philosophie et la théologie, cinq études, significatives du travail phénoménologique contemporain, composent Le monde et l'absence d'?uvre, dont l'unité est triple. - Thématique, elle est celle d'une interrogation sur le monde : un monde dont l'essentiel se joue peut-être dans les marges, là où s'ouvrent paradoxalement les modes les plus riches de l'expérience, et d'abord l'aise (étude I). Un monde perpétuellement déconstitué et reconstitué dans l'affect (études III et IV) - affect dont la vie n'est pas seulement mondaine, comme en témoigne l'?uvre d'art (étude III). - Méthodique, elle est celle d'une recherche qui juxtapose questions supposées théologiques et questions supposées philosophiques et requiert d'être jugée à ses résultats. Ainsi la question de l'avenir absolu de l'homme (étude II) n'est purement théologique qu'en défendant son propre logos contre des philosophies que l'avenir absolu fascine elles aussi. - Programmatique, elle est celle d'une tâche : en proposant la généalogie de philosophèmes et de théologoumènes qui ont préparé les chemins du nihilisme, c'est bien d'en sortir qu'il s'agit (y compris dans le champ de l'éthique, étude IV). Les interdits et les vieilles oppositions ne sont plus de mise en ces régions frontalières : les concepts, théologiques ou philosophiques, se jugent aux acquis que leur rigueur et leur précision permettent. Il n'y a pas plus de tournant théologique de la phénoménologie que de virage phénoménologique de la théologie : il y a des histoires à comprendre (études II et IV) et des expériences à penser (études I, III et IV). Si la parole théologique se distingue pourtant de la parole philosophique, c'est en ce qu'elle est un dire pressé : la théologie vit d'une urgence - même si des délais lui sont concédés, ne fût-ce que pour s'acquitter de tâches herméneutiques (étude V).
Résumé : Il était illusoire de penser que la philosophie de l'histoire était possible. L'histoire, parce qu'elle est inachevée, ne peut être pensée en totalité sauf en débordant sur le territoire de la théologie (seul le point de vue divin permettrait de voir les fins dernières de l'homme et du monde). L'échec des philosophies de l'histoire permet-il de penser enfin l'histoire de manière purement philosophique ? Jean-Yves Lacoste nous invite à modifier notre regard et dans un premier temps à limiter les prétentions de la philosophie. Pour ce faire, il invite à réconcilier le temps de l'histoire et le temps vécu. Puisque l'histoire en sa totalité nous est inaccessible, il faut prendre toute la mesure du temps tel que je le vis et que nous le vivons. Ce temps vécu se déploie comme une histoire, celle que je suis et celle que nous sommes. Nous ne pouvons prétendre comprendre l'histoire, ou du moins tenter de le faire, qu'en prenant en compte ce temps de l'expérience qui est essentiel pour rendre l'histoire intelligible.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine