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Arts et nouvelles technologies
Lachaud Jean-Marc ; Lussac Olivier
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296031609
La création artistique est aujourd'hui profondément marquée par le développement accéléré de ce que l'on nomme les nouvelles technologies (de la vidéo au numérique). De nombreux artistes, loin d'être impressionnés par ce mouvement d'innovation technologique sans cesse évolutif. s'approprient les possibilités inédites que celui-ci leur offre pour développer leurs intentions esthétiques et renouveler leurs pratiques artistiques. En expérimentant les promesses et en évaluant simultanément les limites propres à l'usage artistique de ces nouvelles technologies. ces artistes aventureux proposent des ?uvres novatrices. étranges et surprenantes qui nous obligent à repenser l'art et ses frontières et qui brouillent notre perception et notre compréhension convenues du monde. En évoquant différents arts (arts visuels et arts de la scène), les textes rassemblés ici interrogent quelques enjeux soulevés par les liaisons, parfois dangereuses, qu'entretiennent ces arts au risque des nouvelles technologies.
Dans le cadre du Congrès Marx International 2, une place significative a été accordée, aux côtés des pôles disciplinaires classiques, à des débats s'attachant à démêler quelques fils au regard des problématiques artistiques et culturelles complexes qui ont marqué l'histoire tourmentée de notre siècle. Ces pratiques et questionnements variés, en effet, ont été profondément liés aux conflits, aux tragédies et aux espérances qui la traversèrent. Certains résonnent encore au c?ur de notre actualité déconcertée. D'autres, ici approchés, façonnent déjà notre devenir incertain. En ce sens, ils sont éminemment politiques.Plusieurs ateliers accueillirent des interventions motivées et engagées, prononcées par des philosophes, des historiens de l'art, des sociologues, des critiques... Ce volume rassemble les textes issus de ces échanges passionnants et contradictoires. Il s'articule autour d'intitulés volontairement ouverts, favorisant la compréhension des enjeux pluriels ainsi esquissés: "Art et politique" (Enzo Traverso, Dominique Berthet, Giovanni Joppolo, Vicente Gomez et Thierry Briault), "Art et rue" (Christian Ruby, Martine Maleval), "Résistance et utopie" (Jean-Marc Lachaud, Daniel Bensaïd, Françoise Proust), "Culture métissée et multiculturalisme" (Pierre Bouvier).
L'art ouvre des brèches et nous précipite au cœur de passages inattendus, nous incite à explorer des vides susceptibles d'être comblés et à expérimenter de fulgurants décalages; instaurant, selon la formule d'Adorno, « le chaos dans l'ordre ». Dès lors, l'art est un appel à l'émergence de ce qui n'est pas encore, ébauchant non l'irréalisable mais l'irréalisé. Alors si comme le pense Olivier Neveux, « ce monde est insupportable » il n' est d'autre solution que sa révolution et l'art y peut quelque chose, malgré tout.
En analysant la complexité, non dépourvue de contradictions, des relations entre art et politique, hier et aujourd'hui, les contributions de ce volume réaffirment que la création artistique, par l'originalité décapante des formes qu'elle expérimente et par l'expérience perturbatrice qu'elle provoque, peut encore faire résonner, ici et maintenant, l'urgent désir de l'émancipation. Autour de cinq entrées (Engagement, engagements "," Refus et contestation "." Représentation et transformation du monde "," Art, culture et industries culturelles "et" Marxisme et esthétique "), les auteurs rassemblés au sein de cet ouvrage s'attachent en effet, en exerçant une vigilance lucide face aux démarches et aux oeuvres interpellées, à montrer que l'oeuvre d'art, comme la rébellion selon André Breton, reste toujours susceptible d'être cette" étincelle qui cherche la poudrière ". Biographie de l'auteur Jean-Marc Lachaud, Docteur en Philosophie et Docteur d'État ès Lettres et Sciences humaines, est Professeur des Universités et enseigne l'esthétique au sein de l'UFR Arts de l'Université de Strasbourg. Il est également chercheur au sein du Laboratoire Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques (EA 3402, Université de Strasbourg) et du Laboratoire d'Esthétique Théorique et Appliquée (Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne) Membre du Comité de rédaction d'Actuel Marx. il est l'auteur de plusieurs essais et articles sur les théories esthétiques et sur les démarches artistiques du XXe siècle. Olivier Neveux est Maître de Conférences en Arts du spectacle à l'Université de Strasbourg et enseignant à l'École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), section écriture. Il est notamment l'auteur de Théâtres en lutte, Le théâtre militant en France des années 1960 à aujourd'hui (La Découverte, 2007) et a co-dirigé avec Christian Biet l'ouvrage Une histoire du spectacle militant (1968-1978), Théâtre et cinéma (L'Entretemps, 2007)."
Face à des productions scandaleuses, les critiques usent aisément d'un vocabulaire adapté en les qualifiant d'impertinentes, d'irrévérencieuses, de blasphématoires, de sacrilèges, voire de subversives. Certes, régulièrement, ces propositions dont les auteurs revendiquent le caractère radical font l'objet de polémiques. Certaines d'entre elles se confrontent à des procédures d'interdiction. Comment appréhender et comprendre ces foucades artistiques ? Comment approcher leur éventuel (relatif ?) potentiel critique ? Comment distinguer les démarches et les oeuvres qui répondent simplement aux exigences du spectacle et celles qui, malgré tout (tout en évaluant le risque d'être récupérées), relèvent franchement d'un parti pris rebelle ? Mais encore, franchir les limites et bafouer les valeurs suffit-il pour déstabiliser les idées reçues et convenues, pour fragiliser l'ordre existant, pour faire que l'art échappe à ce que Noam Chomsky appelle la "fabrication du consentement" ? Au-delà, en invoquant une absolue liberté artistique, les artistes peuvent-ils s'affranchir de toute loi et de toute morale, se prévaloir du principe d'irresponsabilité ? En analysant quelques exemples significatifs, il s'agira d'évaluer les enjeux liés à de tels parti pris et, en pointillés, d'esquisser ce qui pourrait être une authentique esthétique de l'outrage.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.