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La taverne des ratés de l'aventure
Lacarelle Bertrand
PG DE ROUX
22,90 €
Épuisé
EAN :9782363711335
30 janvier 2007 Je marche dans la rue où le coeur gît, en France où le coeur semble éteint, à la recherche d'un battement. Au bout, à l'hôtel du Vieux Paris, des Américains l'ont fait retentir. C'était l'ancien " Beat Hotel " fréquenté par Ginsberg, Kerouac et Burroughs [...] Je m'arrête pour écouter le cliquetis des fleurets de la salle Coudurier, au n°6 de la rue Gît-le-Coeur. Eclats dans le silence gelé du soleil d'hiver. [...] Mon regard se pose alors non loin sur une porte étroite, jamais vue en passant par ici. [...] Sur une simple bande adhésive, de petits caractères indiquent le nom de l'établissement, un bistrot : " Taverne des ratés de l'aventure " et dessous, la gravure d'une chimère. " Une image qui renvoie le narrateur au poète Stanislas Rodanski (1927-1981) : " C'est l'un de ces surréalistes extrêmes, en marge du mouvement, d'ailleurs exclu rapidement après-guerre " , obsédé par la chimère justement, qui marquera de son sceau quelques-unes de ses oeuvres. " J'entre dans la Taverne. " A compter de là, 27 jours durant, le narrateur prend ses quartiers rêveurs en compagnie du patron, Bernard Schwartz. Lui aussi lié à Rodanski. -sigd Dans le sillage du " surréaliste extrême " surgissent tour à tour Jack Kerouac, Chrétien de Troyes, Etienne de la Boétie, H. D. Thoreau, Baudelaire, Henry Miller, Bernard Lamarche-Vadel, Fritz Zorn, Witold Gombrowicz, Dominique de Roux, Milo Manara, René Daumal, Hermann Hesse ou encore George Romero et FJ. Ossang...
Perdue dans " l'Archipel français ", une petite vallée fait sécession en tournant le dos à la Ville-Lumière... Dans la campagne de Comberonde, au bord du " fleuve royal ", vivent en bonne entente des personnages que tout semble opposer : une confrérie de moines, une paysanne-boulangère, un militaire reconverti dans le bâtiment, un vigneron bio aidé de sa fille, un agriculteur-chasseur et, au-dessus, dans les ruines du château, un Chouan qui conspire pour le retour du roi. Un gris matin, une antenne-relais installée par les autorités de la ville apparaît dans leur charmant paysage. L'équilibre est rompu. Le narrateur, un agent infiltré du ministère qui a pour mission de garder contact avec la " France périphérique ", voit soudain fleurir des tracts à la fois polémiques et poétiques, et s'organiser d'étranges réunions secrètes. On convoque l'esprit d'écrivains-paysans pour semer la révolte : Giono, Charbonneau, ou encore le père Thibon. La vallée s'agite. L'affaire Comberonde ne fait que commencer.
Mais qu'est-il arrivé aux habitants de Rastignac, petite bourgade d'ordinaire si tranquille ? Depuis un certain temps, nombre d'entre eux sont habités par des rêves extraordinaires et si puissants qu'ils ont l'impression de vivre des vies parallèles ! Chaque nuit, ils assistent à leur propre métamorphose : animal, aventurier, pin-up des années 50, Romain de l'Antiquité, personnage de dessin animé, brillant homme d'affaires... L'un rajeunit, l'autre sait voler... Ils aiment leur incarnation nocturne et croient dur comme fer à leur seconde existence ! Au départ, par prudence, ils ne parlent qu'entre eux de ce phénomène, qu'ils baptisent "le rêve" et dont ils aimeraient trouver la cause. Mais bientôt, leur secret est dévoilé, et Rastignac se retrouve sous le feu des projecteurs... Un roman d'une grande gaieté et parcouru de bout en bout par une douce folie ! On suit avec beaucoup de bonheur la vie des personnages plus loufoques et inattendus les uns que les autres.
Résumé : Ce volume rassemble trois pie?ces du ge?ant Arthur Cravan, en dehors de la revue Maintenant, de nombreuses fois re?e?dite?e. L'ensemble est pre?sente? par Bertand Lacarelle.?1. Golpeador : se?rie de 40 images d'Arthur Cravan a? Barcelone, 1916, en tenue de boxeur s'exhibant avant son combat pour le titre de champion du monde contre Jack Johnson.?2. 35 lettres ine?dites a? Sophie Treadwell, ancienne correspondante de guerre, journaliste, future dramaturge a? succe?s. (25 avril 1917 ? 3 septembre 1918). C'est a? Sophie que sont adresse?es les dernie?res lignes connues de la main d'Arthur Cravan, le 3 septembre 1918, avant de partir pour un "long voyage" dont il ne reviendra jamais, celui qui devait le mener a? Buenos Aires et qui s'est acheve? dans les flots de l'oce?an Pacifique.?3. Notes (1917), son dernier tre?s long poe?me, une liasse de 24 pages arrache?es a? un cahier, publie? par Andre? Breton en revue pour la premie?re fois en 1943.
Résumé : " En littérature, je me suis successivement épris de Rimbaud, de Jarry, d'Apollinaire, de Nouveau, de Lautréamont, mais c'est à Jacques Vaché que je dois le plus ", écrit André Breton en 1924. Vaché n'a pourtant rien écrit d'autre qu'une poignée de lettres à André Breton, Théodore Fraenkel et Louis Aragon... Quelques mois passés ensemble à Nantes, des rencontres furtives à Paris, une dizaine de lettres révolutionnaires envoyées entre 1915 et 1918 par le soldat-interprète Vaché auront suffi à changer le cours de la vie artistique et personnelle du fondateur du surréalisme. La mort de Jacques Vaché, le 6 janvier 1919, à l'âge de 23 ans, des suites d'une surdose d'opium, va provoquer un véritable " trauma affectif " chez Breton. Je me suis attaché, dans cet essai, à reconstituer la personnalité de Jacques Vaché, prise jusqu'ici dans une légende obscure et fantasmatique, mais également à analyser son influence, magnétique, sur André Breton : Celle d'un jeune dandy nantais, jeté dans les tranchées, qui incarna la quintessence de l'esprit poétique et humoristique. Pour André Breton comme pour moi, les lettres de Jacques Vaché, iconoclastes, pleines d'" umour ", contiennent tous les " manifestes ", et " la vertu de ces quelques pages n'est pas près de s'épuiser ".
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.