Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CROIRE ET COMPRENDRE. Approche philosophique de l'expérience chrétienne
Labarrière Pierre-Jean
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204060936
Croire, comprendre. S'agit-il d'une alternative qui dessinerait une double voie d'accès au réel ? Ou bien de deux modes de connaissance de portée différente, l'une s'imposant en relais de l'autre, pour suppléer son incapacité quand il en va du vrai ? Ces deux actes de l'esprit demandent bien plutôt à être honorés de concert, selon leur foncière présupposition mutuelle. Car il n'est pas d'adhésion de foi sans un engagement de l'intelligence garant de liberté et d'universalité ; et pas de quête de la raison qui n'appelle une décision, option qui relève toujours d'une foi et qui l'inscrit dans une détermination d'histoire. Cette recherche, qui a pour point de départ une certaine intelligence du christianisme, tente de montrer comment les dimensions de la réflexion et de l'adhésion, en tout homme et en toute tradition, s'articulent l'une à l'autre dans un véritable " humanisme mystique ".
1807 : au sortir de l'époque révolutionnaire et en pleine tourmente napoléonienne, Hegel, prenant la mesure des temps nouveaux qui s'annoncent, se dresse contre les deux dangers de l'heure la séduction de l'immédiat qui relève d'un certain romantisme philosophique ou religieux, et la croyance en la toute-puissance d'une idée réduite à l'intériorité subjective. Dualisme et formalisme barrent en effet la route au penser concret dont l'époque a besoin, un penser capable d'unir réflexivement intériorité et extériorité, sujet et objet, logique et histoire. La Phénoménologie de l'esprit expose cette méthode, en déployant un chemin d'expérience de la conscience depuis son savoir premier (certitude sensible) jusqu'à son accomplissement sous la figure de la liberté (savoir absolu). La raison secrète qui justifie une telle lecture des représentations communes, c'est le négatif qui habite l'homme, véritable outil conceptuel pour une clarification de son savoir. De la conscience à la science, cet ouvrage épouse donc les méandres d'une logique à l'oeuvre derrière les phénomènes auxquels l'homme doit se mesurer dans sa vie culturelle, politique et religieuse.
Résumé : La science morale se présente, le plus souvent, comme une réflexion portant sur la nature de la conscience et de son rapport à la loi. Le présent ouvrage entend montrer combien plus fondamentale est une visée éthique qui, tout en ne méconnaissant pas cette exigence, se montre attentive aux problèmes de déontologie qui se posent dans telle ou telle branche de l'activité humaine. Mais elle s'attache surtout à un traitement logique de la question très ancienne du même et de l'autre : de la relation, en somme, entre un je singulier et les conditionnements qui naissent de l'inscription de ce "sujet" dans un ensemble inter-humain. Autostance et relation : cet ouvrage s'efforce de montrer que la singularité de chacun - son "autostance", ou le fait qu'il lui faille "tenir debout par lui-même" - ne s'inscrit pas en marge des rapports qui sont ceux de tout sujet singulier avec la totalité de son environnement humain. Le solipsisme du sujet ne peut être conjuré que s'il accepte d'agir à partir de la relation qu'il entretient avec l'autre. Dans un acte de double "reconnaissance", et de soi-même et de l'autre.
Michalewski Czeslaw ; Labarrière Pierre-Jean ; Mar
La Phénoménologie de l'esprit, parue en 1807, est sans doute, et restera encore pour longtemps, l'ouvrage philosophique le plus original et probablement le plus difficile à lire. Cette lecture, qui exige une patience et un effort inlassables, pour ne pas dire infinis, et qui - selon le mot d'Otto Pöggler - devrait commencer par épeler le texte mot à mot, se trouve grandement facilitée lorsqu'elle a le privilège d'être dirigée par les meilleurs spécialistes de Hegel en France. Le présent ouvrage offre précisément cette opportunité, et met à la disposition du lecteur les outils nécessaires pour saisir à la fois le mouvement de l'ensemble de l'?uvre et celui de chacun de ses moments. Diversité d'approches, pluralité de méthodes et différences d'interprétations, guident cette lecture commentée
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.