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Le firmament pour témoin. Lettres à Didier III 1981-1993
La Soudière Vincent ; Massias Sylvia
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204108102
Ecrivain secret, Vincent La Soudière (1939 - 1993) publia très peu et resta méconnu de son vivant. Seuls Henri Michaux et Cioran, dont il fut l'ami, lui témoignèrent leur admiration. Le premier écrivit à son sujet : " N'aurait - il fait qu'un livre, pour moi c'est comme s'il en avait écrit plusieurs. [...] je sais qu'il n'écrira jamais rien de gratuit. Ce qu'il fera connaître est important. " Quant à Cioran, il admirera " l'unité de ton et de vision " du seul livre qu'il fit paraître en 1978, Chroniques antérieures , " livre extrême d'un bout à l'autre " , " livre de confins " qui rejoint sa propre hantise. Cet auteur singulier se révèle aujourd'hui à travers la considérable correspondance qu'il adressa à son ami Didier durant près de trente ans. Dès le premier volume, couvrant les années 1964 à 1974 (C'est à la nuit de briser la nuit , Cerf, 2010), Vincent La Soudière apparaît comme un être tourmenté, hanté par le suicide, pour qui l'existence n'a de sens que par la création littéraire et l'oeuvre qu'il voudrait donner au monde. Les lettres des années 1975 - 1980 réunies dans le deuxième volume (Cette sombre ferveur , Cerf, 2012) se situent autour de la publication du recueil Chroniques antérieures et témoignent d'un temps de crise d'une rare violence, crise existentielle et spirituelle suivie d'une descente dans les abîmes de la dépression ou du shéol . Ce troisième et dernier volume est certainement le plus dense et le plus profond : déchiré entre le monde de l'En-Bas et celui de l'En-Haut, des " ténèbres du shéol " au " firmament pour témoin ", Vincent La Soudière nous fait pressentir la mystérieuse articulation entre les ténèbres et une invincible lumière dont il porte l 'espérance au plus profond de sa nuit, laissant un témoignage capital pour notre époque.
Résumé : Les trois volumes des "Lettres à Didier" éditées par les soins de Sylvia Massias au Cerf entre 2010 et 2015 ont permis d'imposer le nom de Vincent La Soudière (1939-1993) comme un témoin majeur de la crise spirituelle de la fin du vingtième siècle, plus que jamais actuelle. Quelques publication antérieures avaient auparavant attiré l'attention sur le destin de cet homme inquiet qui, ayant écrit toute sa vie, n'aura achevé qu'un seul ouvrage de son vivant. L'ouvrage que nous publions aujourd'hui correspond au grand projet qui l'a occupé pendant les vingt dernières années de sa courte existence. "Eschaton" est un ensemble de fragments que Sylvia Massias a transcrits et ordonnés en suivant au plus près les plans et projets rédigés par l'auteur. On y suit un trajet spirituel qui, sous le signe d'une grande souffrance morale, vise à restaurer la confiance en la vie à la lumière de la foi chrétienne. Citons les mots de la préfacière et éditrice : "Eschaton exprime le grand désir de l'homme : celui d'être refondu ou recréé, de naître enfin, de devenir Homme et de connaître la Vie dans sa plénitude et sa croissance infinies. Il s'inscrit contre le " nihilisme de notre siècle"".
La Soudière Martin de ; Fabre Daniel ; Monferran J
Qui ne rêve des pays d'en haut ? La Lozère est de ceux-là. Haut plateau à la géographie difficile, aux paysages qu'on dit parfois lunaires en été et, en hiver, sibériens, elle sut attirer au début des années 60 un cinéaste italien, le prince Ruspoli. Fleuron du cinéma direct, un film inoubliable s'ensuivit : Les Inconnus de la terre, dédié à la pauvreté des paysans de montagne et à l'isolement en général. Une manière d'hommage et de respect, le même respect qu'il montra pour les malades dans Regard sur la folie, tourné la même année, qui, lui aussi, fit événement. Cinquante ans après Ruspoli, le réalisateur Jean-Christophe Monferran et l'auteur, flanqués d'une comparse sociologue, Françoise-Eugénie Petit, partent sur les traces des Inconnus. Loin de toute nostalgie, ils veulent mesurer avec les acteurs de 1961 le chemin parcouru. Histoires de vie, donc, histoires de lieux aussi : Aubrac, Margeride, Cévennes. Ce sera Traces, produit en 2012 par le CNRS. Saison après saison, participant à cette enquête cinématographique, l'auteur n'en demeure pas moins ethnologue et, à partir de son journal de terrain, il tenait à faire partager les rencontres, les ambiances villageoises, et surtout le souvenir que Les Inconnus a laissé localement. Pas strictement récit de tournage, au fil des portraits, l'ouvrage n'en dévoile pas moins les surprises, les déceptions aussi mais les petits bonheurs - les petits secrets de fabrication donc - et propose plus largement une réflexion sur la réception des films en milieu rural.
Résumé : Finaliste du prix Femina essais en 2019, ce vagabondage autobiographique de l'ethnologue Martin de La Soudière est une initiation à la campagne, à la montagne (les Pyrénées, en grande partie) et à la marche, tout en racontant ce que fut la nature pour les Gracq, Jacottet, André Dhôtel, et autre Pessoa. Une merveille.
En 1977, Jean-Patrick Manchette commence d'archiver méthodiquement son courrier, dont émergent plus de deux cents lettres inédites ici réunies. Tapées à la machine ou manuscrites, elles dessinent le cercle de ses relations en même temps que l'évolution de ses réflexions, politiques, artistiques, stylistiques. Une correspondance de longue haleine, entretenue avec un soin extrême, parfois avec humour et toujours dans la langue dont il a le secret, capable de la plus subtile nuance comme du pire uppercut. Avec ses amis ou ses ennemis, il parle polar, traduction, économie du livre, cinéma, politique, art et marchandise... Jusque dans ses parties d'échecs avec Pierre Siniac et lesmots doux adressés à la banque, à son éditeur ou aux voisins, chacune de ses missives est un travail d'écrivain, tantôt éprouvant, tantôt récréatif. On y devine, entre les lignes, les réponses que lui ont faites Jean Echenoz, Donald Westlake, James Ellroy, Robin Cook ou Ross Thomas. On y devine, aussi, l'homme souvent intransigeant, mais jamais indifférent, que fut Jean-Patrick Manchette, jusqu'à ses dernières heures.
Céline Louis-Ferdinand ; Sollers Philippe ; Fouché
Né en 1894 à Courbevoie, près de Paris, Louis-Ferdinand Céline (pseudonyme de L-F Destouches) prépare seul son baccalauréat tout en travaillant. Engagé en 1912, il est gravement blessé en novembre 1914. Invalide à 75 % et réformé, il devient agent commercial et part au Cameroun (1916), puis à Londres (1917). Après la Victoire, il fait des études de médecine, puis accomplit des missions en Afrique et aux États-Unis pour le compte de la Société des Nations. De retour en France, il exerce la médecine dans la banlieue parisienne et publie en 1932 son premier ouvrage Voyage au bout de la nuit, suivi, en 1936, de Mort à crédit. De 1944 à 1951 Céline, exilé, vit en Allemagne et au Danemark. Revenu en France il s?installe à Meudon où il poursuit son oeuvre (D?un château l?autre, Nord, Rigodon) et continue à soigner essentiellement les pauvres. Il meurt en 1961.
Goethe Johann Wolfgang von ; Arnim Bettina von ; M
Il est le plus grand poète, dramaturge, romancier de son temps, il est un sphinx, l'homme exemplaire de son pays, un monument. Il a cinquante-huit ans. Elle est vive, irrespectueuse, déterminée, cultivée, éduquée dans un milieu intellectuel, et ravissante comme on l'est à dix-huit ans. Elle veut qu'il l'aime, elle lui écrit, il répond. Leur correspondance, leur conversation plutôt dure cinq ans. Il y a tant de façon de s'aimer, de se trouver, de se fuir, de se raconter, de réfléchir, de vibrer, de rire ensemble ! De vivre par l'écriture, et seulement par elle, une histoire d'amour unique et troublante. Voici, la correspondance de Goethe et de Bettina von Arnim.
Dans l'autobiographie de Victoria Ocampo, le texte consacré à son aventure amoureuse avec Drieu était accompagné de quelques lettres, tirées de leur correspondance, qui donnaient envie d'en savoir plus sur cette brève rencontre entre "deux enfants fascinés et perdus". Rencontre qui saura s'inscrire dans la durée, puisque leur passion initiale se changera en une longue amitié amoureuse, à laquelle la mort de Drieu pourra seule mettre un terme. Voici maintenant l'intégralité des lettres qui nous ont été conservées. On y voit Drieu prolixe en confidences sur les multiples difficultés d'une vie sentimentale intense et compliquée, que Victoria considère avec une bienveillance distante. S'ouvre l'atelier de l'écrivain, engagé dans la rédaction du Feu follet, de la Comédie de Charleroi, de Rêveuse Bourgeoisie, de Gilles. Et c'est aussi, lorsque Victoria, brillante directrice de la revue littéraire Sur, se trouve en Argentine, une chronique très personnelle de la vie artistique et littéraire parisienne. L'affrontement des deux épistoliers sur le fascisme est un moment fort de cette correspondance. Peu soucieuse de politique dans l'absolu, Victoria réagit spontanément en démocrate pour condamner les positions de Drieu, tout en saluant son courage et son intégrité, "même s'il dit ou fait des folies ou des stupidités". De Victoria Ocampo, les Éditions Bartillat ont publié Drieu (2007) et Le Rameau de Salzbourg (2008).