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L'Antre des nymphes
La Mothe Le Vayer François de ; Cavaillé Jean-Pier
ANACHARSIS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782914777131
Enlevés au rayon des coquineries anecdotiques où on les enferme d'ordinaire, les trois textes du XVIIe siècle réunis ici parlent du sexe des femmes. En personne, en quelque sorte. Le philosophe La Mothe Le Vayer, incidemment précepteur royal, l'aristocrate déniaisé Adrien de Monluc et le malheureux roturier Claude Le Petit, brûlé vif à 23 ans, se jettent goulûment sur la chose, grandie à la dimension de mondes vivants, caverne pastorale ou ville fortifiée. Par la vertu d'un humour jouisseur friand de références aux Anciens, d'allégories retroussées et d'un savoir anatomique tout neuf, nos libertins se donnent licence de parler en mots propres de l'antre des nymphes, avec ses " membranes ailées ", ses buissons et ses ruisseaux, ses alcôves, ses humeurs ou ses abîmes inquiétants. Ils se livrent dans une littérature sous contrainte au massacre satirique des conventions, révérence faite à l'origine du monde, et lèvent d'un souffle vivifiant les voiles prudes jetés sur la sexualité.
Résumé : Description d'une jolie collection de livres est le titre d'un ouvrage consacré en 1844 par son ami Duplessis à la vie, l'oeuvre et surtout les 1254 livres de la bibliothèque de Charles Nodier, bibliothèque dont la vente est restée dans l'histoire. Précurseur méconnu de Borges et bibliomane exalté - qui se contentait d'acheter des livres quand il ne les rêvait pas -, Nodier est la figure tutélaire du présent volume, consacré au parcours multiple, depuis plus de vingt ans, d'un autre écrivain que sa passion des livres aura, à son tour, amené à explorer tout le spectre de l'imprimé, de la revue au discret et luxueux livre d'artiste, des petites structures indépendantes à l'insertion au sein d'une des plus prestigieuses maisons d'édition françaises. "Jolie" doit s'entendre avec une touche d'ironie : on accole trop souvent cet adjectif, ou un synonyme, aux livres qui font l'objet du présent ouvrage, en une forme de compliment qui n'est, le plus souvent, qu'une façon de s'en débarrasser, en les réduisant à d'agréables objets. Car le souci esthétique qui les caractérise - effet, comme on le verra, d'une extrême économie de moyens - s'est toujours fondamentalement éthique. "Collection" parce que Le Promeneur appartient à ce type de projets littéraires (des éditions de la Sirène au Sagittaire ou au Point du Jour) qui, tout en traitant avec les nécessités commerciales, n'ont jamais renoncé à la rigueur extrême de leur choix, fût-ce au prix d'une limite consentie. Issue de la Bibliothèque d'un amateur, en reflétant les enthousiasmes et les lacunes, cette "jolie collection de livres" peut donc être accessoirement considérée comme une oeuvre à part entière, que la présente "description" éclairerait pour la première fois dans son ensemble, à la manière de ces tableaux du XVIIe siècle qui représentent une infinité d'autres tableaux, en une suite de galeries vertigineuses ou de pinacothèques affolées, derrière lesquelles se profile l'ombre d'un collectionneur jamais visible, mais partout présent.
La Mothe Le Vayer François de ; Leforestier Lionel
Résumé : Héritier et disciple de Montaigne, magistrat qui professait une " aversion naturelle " pour la jurisprudence, voyageur curieux des cultures et moeurs étrangères, lecteur omnivore, François de La Mothe Le Vayer (1588-1672) fut longtemps un grand seigneur indolent qui suivait sa seule inclination vers le plaisir. " Honnête homme et bonnes moeurs, soutenait-il, ne s'accordent pas ensemble. " Il n'avait pas, à quarante ans, publié le moindre ouvrage, se retrouva sur le tard, et comme incidemment, précepteur de Monsieur, puis du jeune Louis XIV, écrivit un Hexameron rustique longtemps mis à l'index pour son indécence. Devenu intarissable, il publia un Dialogue sur les rares et éminentes qualités des Asnes de ce temps, un ensemble de Petits traités - dont certains rassemblés sous le titre " La Promenade " - et une suite de Dialogues faits à l'imitation des anciens sous le pseudonyme d'Orasius Tubero. Le lecteur trouvera dans les pages de ce sceptique intransigeant un antidote salutaire aux pseudo-évidences et à l'universalisme creux qui cimentent l'unanimisme médiatique d'aujourd'hui. Car le " voluptueux incrédule " ne se pose pas seulement la question de la nature du sens commun, mais celle aussi de savoir si notre définition même de la réalité ne tient pas finalement à de pures, de multiples, de contradictoires " façons de parler ". Le Petit traité prend place, avec les Confessions de Jean-Jacques Bouchard, dans la " Bibliothèque des Libertins Érudits " du Promeneur.
La Mothe Le Vayer François de ; Leforestier Lionel
Résumé : "Ne peut-on pas bien conclure qu'il n'y a personne qui soit absolument libre ? " Au coeur du Grand Siècle, La Mothe Le Vayer (1588-1672), disciple de Montaigne, adresse au cardinal Mazarin un "petit traité" . Il y fait le constat des aliénations inhérentes à toute vie mondaine, en particulier à la Cour, et lui oppose la "vie philosophique" , retirée, contemplative, mais moins contrainte. Devrait-on donc s'éloigner du fracas du monde ? Une pensée émancipatrice portée par l'une des plumes phares du "libertinage érudit" .
La Mothe Le Vayer François de ; Leforestier Lionel
Résumé : "L'homme devrait être la plus libre de toutes les créatures... il n'y en a point peut-être de plus esclave" : le paradoxe ne vaut pas, chez La Mothe Le Vayer, appel à la sédition. Les "libertins érudits", dont il est une des figures majeures, sont réputés, fidèles en cela à l'esprit du Grand Siècle, apprécier les mérites d'un pouvoir fort. Héritier de Montaigne et champion de la philosophie sceptique, Le Vayer puise des traits de "hardiesse" et des modèles d'indépendance chez les Anciens, tandis que l'histoire de la culture de cour lui démontre toute l'emprise de la "servitude volontaire". Les "dignités" équivalent à des "charges" et l'aliénation croît à proportion de notre élévation... Faut-il pour autant se réfugier, loin du bruit et du monde, dans le loisir lettré, libre et solitaire? L'hésitation entre le désir, ou l'utopie, de la retraite et l'agitation vaine, et nécessaire, de la chose publique brille au c?ur de ce petit traité, de même qu'elle anima la vie de Le Vayer, protégé de Richelieu, et précepteur pour un temps de Louis XIV, qui n'aimait rien tant que quitter le théâtre du pouvoir pour se réfugier dans sa chambre de méditation. De la liberté et de la servitude prend place, avec le Petit traité sceptique sur cette commune façon de parler : N'avoir pas le Sens commun, et les Confessions de Jean-Jacques Bouchard, à l'intérieur de la "Bibliothèque des Libertins Érudits" dans le cadre du Promeneur.
Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fillette.En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.4e de couverture : Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fillette.En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.
Résumé : Quand on a commencé à remonter la Rock River, on a fait rugir nos tambours et mugir nos chants pour montrer aux Américains qu'on n'avait pas peur. En 1832, sur le cours du haut Mississippi, Black Hawk, chef des Indiens Sauks, refuse d'abandonner ses terres aux colons américains. Il se lance dans une guerre éphémère mais violente avant d'être contraint à capituler. Durant sa captivité, il rédige avec l'aide d'un interprète son autobiographie, qui deviendra un best-seller et fera de lui une figure tragique de grand chef indompté. Bien avant les fameuses Mémoires de Geronimo, il y expose une autre vision du monde et de l'histoire, et fait entendre la voix des Amérindiens écrasés. Mais, en racontant ses combats depuis le temps de sa jeunesse jusqu'à la guerre qui fera sa renommée, il porte aussi un dernier coup, par l'écrit cette fois, à ses ennemis victorieux. Son autobiographie n'avait jamais été traduite en français.
White Richard ; Desbarats Catherine ; Cotton Frédé
Immense fresque narrative, l'ouvrage de Richard White a bouleversé la conception que l'on se faisait de l'histoire de l'Amérique du Nord. Il rapporte comment, du XVIIe au début du XIXe siècle, Indiens et Européens établirent les pratiques d'un monde commun, le Middle Ground, fondé sur des accommodements précaires, traversé de conflits et néanmoins mutuellement compréhensible. Mais il raconte aussi comment ce monde partagé a pris fin dès lors que les jeunes Etats-Unis d'Amérique ont refoulé une fois pour toutes les Indiens dans les limbes de l'exotisme, les figeant dans une altérité radicale qui ouvrait la voie à la "Conquête de l'Ouest". Un livre fondateur, palpitant, qui possède le souffle dévastateur des chefs-d'oeuvre de la littérature historique.
Oh, pauvres de vous, vendus comme des chiens, infortunés et maltraités! Votre courage s'est-il donc pétrifié? Désormais n'agirez-vous donc plus et serez-vous éternellement des serviteurs alors que vous pourriez être des seigneurs et venger les affronts et les humiliations qui vous sont faits ?". Le mardi de Pâques 31 mars 1282, la Sicile tout entière se révolte contre Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui occupe le royaume depuis près de vingt ans. Au signal donné à l'heure des vêpres, la population se précipite dans une chasse aux Français qui va faire près de 8000 victimes puis refouler Charles d'Anjou hors de l'île et y installer pour finir la Couronne d'Aragon. A la fois chant populaire et chronique historique, le bref récit de la fin du XIIIe siècle ici présenté met en scène Jean de Procida, l'âme de la rébellion. Héros bafoué mais rusé comme Ulysse, il tisse tambour battant un immense complot à travers toute la Méditerranée, de Byzance à Barcelone en passant par Rome et Palerme. Ce Complot de Jean de Procida, évocation épique de la Sicile insoumise, est aussi à sa façon l'un des tout premiers romans d'espionnage.