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Description raisonnée d'une jolie collection de livres
LA MOTHE LE VAYER
GALLIMARD
24,40 €
Épuisé
EAN :9782070125821
Description d'une jolie collection de livres est le titre d'un ouvrage consacré en 1844 par son ami Duplessis à la vie, l'oeuvre et surtout les 1254 livres de la bibliothèque de Charles Nodier, bibliothèque dont la vente est restée dans l'histoire. Précurseur méconnu de Borges et bibliomane exalté - qui se contentait d'acheter des livres quand il ne les rêvait pas -, Nodier est la figure tutélaire du présent volume, consacré au parcours multiple, depuis plus de vingt ans, d'un autre écrivain que sa passion des livres aura, à son tour, amené à explorer tout le spectre de l'imprimé, de la revue au discret et luxueux livre d'artiste, des petites structures indépendantes à l'insertion au sein d'une des plus prestigieuses maisons d'édition françaises. "Jolie" doit s'entendre avec une touche d'ironie : on accole trop souvent cet adjectif, ou un synonyme, aux livres qui font l'objet du présent ouvrage, en une forme de compliment qui n'est, le plus souvent, qu'une façon de s'en débarrasser, en les réduisant à d'agréables objets. Car le souci esthétique qui les caractérise - effet, comme on le verra, d'une extrême économie de moyens - s'est toujours fondamentalement éthique. "Collection" parce que Le Promeneur appartient à ce type de projets littéraires (des éditions de la Sirène au Sagittaire ou au Point du Jour) qui, tout en traitant avec les nécessités commerciales, n'ont jamais renoncé à la rigueur extrême de leur choix, fût-ce au prix d'une limite consentie. Issue de la Bibliothèque d'un amateur, en reflétant les enthousiasmes et les lacunes, cette "jolie collection de livres" peut donc être accessoirement considérée comme une oeuvre à part entière, que la présente "description" éclairerait pour la première fois dans son ensemble, à la manière de ces tableaux du XVIIe siècle qui représentent une infinité d'autres tableaux, en une suite de galeries vertigineuses ou de pinacothèques affolées, derrière lesquelles se profile l'ombre d'un collectionneur jamais visible, mais partout présent.
La Mothe Le Vayer François de ; Cavaillé Jean-Pier
Résumé : Enlevés au rayon des coquineries anecdotiques où on les enferme d'ordinaire, les trois textes du XVIIe siècle réunis ici parlent du sexe des femmes. En personne, en quelque sorte. Le philosophe La Mothe Le Vayer, incidemment précepteur royal, l'aristocrate déniaisé Adrien de Monluc et le malheureux roturier Claude Le Petit, brûlé vif à 23 ans, se jettent goulûment sur la chose, grandie à la dimension de mondes vivants, caverne pastorale ou ville fortifiée. Par la vertu d'un humour jouisseur friand de références aux Anciens, d'allégories retroussées et d'un savoir anatomique tout neuf, nos libertins se donnent licence de parler en mots propres de l'antre des nymphes, avec ses " membranes ailées ", ses buissons et ses ruisseaux, ses alcôves, ses humeurs ou ses abîmes inquiétants. Ils se livrent dans une littérature sous contrainte au massacre satirique des conventions, révérence faite à l'origine du monde, et lèvent d'un souffle vivifiant les voiles prudes jetés sur la sexualité.
La Mothe Le Vayer François de ; Tomasini Guillaume
Résumé : La Prose chagrine paraît en 1661, à l'aube du règne personnel de Louis XIV. A soixante-treize ans, son auteur est unanimement reconnu pour son érudition, ses nombreux ouvrages et les honneurs que lui ont valu le préceptorat du duc d'Anjou, cadet du jeune roi. Cette réussite ne le rend pas pour autant plus serein ni jovial. Esprit original, jaloux de son indépendance, digne héritier spirituel de Montaigne, mais en plus sombre, ce contemporain du Roi Soleil lui renvoie sa part d'ombre : libre et bigarrée, toute baroque dans sa composition décousue, La Prose chagrine de ce Cioran de jadis accumule avec l'énergie d'un désespoir roboratif les mille raisons de se fâcher avec l'existence, depuis la brièveté de la vie jusqu'à la maltraitance des animaux, depuis la débauche des vieux jusqu'à l'incurie des médecins, en passant par quelques dizaines d'autres sujets de mécontentement encore. Et l'auteur de louer le scepticisme, qui demeure la seule certitude raisonnable. Après deux cents pages de ce maelström pittoresque, varié, cliquetant d'exemples et coloré de mille citations piquantes, La Mothe Le Vayer conclut : "Je m'impose donc silence, pour ne passer pas les bornes que j'ai prescrites à mon chagrin". Les nombreuses notes de bas de page qui, dans la présente édition, éclairent cette encyclopédie des égarements humains montrent que les bornes de cet esprit chagrin demeuraient larges. Un livre à recommander à tous ceux que la couleur du temps présent n'enthousiasme pas : l'humeur incisive de La Mothe Le Vayer les vengera...
La Mothe Le Vayer François de ; Leforestier Lionel
Résumé : "Ne peut-on pas bien conclure qu'il n'y a personne qui soit absolument libre ? " Au coeur du Grand Siècle, La Mothe Le Vayer (1588-1672), disciple de Montaigne, adresse au cardinal Mazarin un "petit traité" . Il y fait le constat des aliénations inhérentes à toute vie mondaine, en particulier à la Cour, et lui oppose la "vie philosophique" , retirée, contemplative, mais moins contrainte. Devrait-on donc s'éloigner du fracas du monde ? Une pensée émancipatrice portée par l'une des plumes phares du "libertinage érudit" .
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.