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La ballade des pèlerins
La Héronnière Edith de
BRUIT DU TEMPS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782358731416
La Ballade des pèlerins est un très prenant récit d'aventure, celui d'un pèlerinage de Vézelay à Compostelle entrepris par une jeune femme et trois compagnons de route, un beau jour de juin du siècle passé, en un temps où un tel périple pouvait encore se faire dans des conditions très semblables à celles qu'avaient connues leurs prédécesseurs du Moyen Age. Un voyage décidé par goût de la marche et de la nature, certes, mais surtout par désir "d'en finir avec des formes et des contenus religieux trop rabâchés, avec un langage devenu logorrhée, dénué de tout sens vital à force de vouloir donner réponse à tout" . Par cette volonté de redonner du sens aux mots en les confrontant à la rugueuse réalité des aléas d'une marche de plusieurs semaines, en s'interrogeant par écrit dans ce qui fut son premier livre sur les raisons de cet acte un peu fou, Edith de la Héronnière ouvrait en réalité le chemin d'un voyage autrement plus long, celui d'une oeuvre qu'elle poursuit aujourd'hui encore. Au fil des années passées à arpenter les pays et les pages, ni l'Italie, ni l'Inde, ni les Etats-Unis, ni même la Chine n'auront raison de son infatigable curiosité. Et, par certains aspects, les chemins qu'elle emprunte peuvent ainsi rappeler ceux d'autres écrivains-voyageurs, tel Nicolas Bouvier, qu'une prédisposition au cheminement ou une phénoménologie de la perception intuitivement menée élancent continuellement vers l'avant. Mais il faut insister sur ce que le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle où cette ballade entraîne le lecteur n'a de sens que par l'enracinement profond et parfois douloureux de la spiritualité dans le corps. Comme au temps des pèlerinages médiévaux, les rencontres sont hasardeuses sur ces chemins de foi qu'arpentent marcheurs de tous pays et de toutes langues. Une sorte de cadence commune parvient pourtant à nouer les existences, pour quelques jours ou plus, autour d'une même détermination, d'une même en-allée - et le pied peu à peu impose son rythme à l'écriture. Les villages de pierre et les paysages roulent au fil d'une pensée qu'inspirent souvenirs de lecture ou figures saintes, dans un tournis parfois heurté que finit par apaiser le seul exercice de la marche. Il s'agit alors, dans l'écriture comme sur le chemin de Saint-Jacques, de faire de l'épreuve de la désillusion ou de la meurtrissure la substance même de l'ouvrage à accomplir. Ce livre reproduit la première édition de La Ballade des pèlerins, parue au Mercure de France en 1993, et lui adjoint un avant-propos de l'auteur, inédit.
Résumé : Déambuler dans Rome et y découvrir des lieux méconnus, c'est à cette joie toujours renouvelée que nous convie ici Edith de la Héronnière. Familière de cette ville d'un inépuisable génie artistique, elle nous entraîne sur ses places, dans quelques-unes de ses neuf cents églises, dans ses jardins, dévoilant des tableaux, des musiques et des personnes hautes en couleur. Elle convoque le poète latin Martial aux épigrammes insolentes, Goethe, Stendhal, Berlioz, Zola, Fellini, qui ont aimé Rome chacun à sa manière, et tant d'autres, plus contemporains, dont les oeuvres et les destins souvent tragiques ont sacralisé la ville. Nous y croisons Pierre et Paul au moment de la naissance de l'Eglise, le facétieux Philippe Néri ou le philosophe Giordano Bruno, brûlé sur le Campo de' Fiori, lieu d'un marché coloré où les Romains d'aujourd'hui ont plaisir à se rencontrer. Avec fantaisie et gravité, Edith de la Héronnière nous entraîne, au fil des saisons, dans des incursions à la surface et dans les profondeurs de la Ville Eternelle dont les traces et les oeuvres s'impriment au fond des yeux de tous ceux qui ont eu un jour la chance de s'y rendre. Edith de la Héronnière est l'auteur d'essais, de biographies et de récits de voyages, parmi lesquels La Ballade des pèlerins, Du volcan au chaos, Vézelay, et récemment La Sagesse vient de l'ombre (Klincksieck) sur les jardins de Sicile.
Longtemps le labyrinthe d'Occident, intégré dans l'espace sacré de l'église, y représentait le parcours du pèlerinage à Jérusalem, raccourci symbolique pour tous ceux qui n'avaient pas la capacité physique de se rendre jusqu'aux Lieux Saints. A la fin du Moyen Age, quittant l'espace de l'église, il devint un élément de l'art du jardin de la Renaissance, en particulier en Italie. Zone d'inquiétude physique, il devait aussi introduire dans l'architecture du jardin une interrogation métaphysique. Le labyrinthe de jardin, s'il peut passer pour un jeu, dispense aussi un malaise rappelant, dans l'inconscient collectif, l'univers de la forêt primitive: y pénétrer n'est pas sans risque et le jeu peut facilement tourner à la panique. Il pose la question du pourquoi de ces zones inquiétantes au sein de merveilleux jardins destinés à la détente et, par extension, il interroge sur la nécessité qu'a toujours eue l'homme de se perdre pour mieux se trouver. Cet essai tente de montrer comment la forme labyrinthique peut servir de support à la réflexion philosophique par nature inquiète, mettant en lumière l'importance du jeu et de l'égarement dans le parcours du labyrinthe et amenant à dégager une philosophie du ou au jardin, dont Le Songe de Poliphile est le plus bel exemple.
Résumé : On doit à Edith de la Héronnière un Journal sicilien aujourd'hui prolongé dans les jardins de l'île qui en compte une multitude. Certains sont célèbres comme l'Orto botanico de Palerme, le jardin de la Kolymbetra à Agrigente ou celui du palais de Donnafugata, près de Ragusa; d'autres sont restés inconnus ou cachés au pied des monastères romans ou des palais baroques, voire même abandonnés dans les montagnes. Publics ou privés, jardins secrets, chantés par les poètes, tous offrent, sur cette terre aride, une saisissante diversité de floraisons, de fragrances et d'essences exotiques, dont certaines rares, comme la Puya des Andes qui fleurit pour la première fois en Sicile onze ans après avoir été plantée dans le jardin de la Villa Piccolo, à Capo d'Orlando dans la province de Messine. Plus que la recherche de cette plante bizarre, plus qu'un inventaire botanique, c'est une nouvelle approche de la beauté tourmentée de la Sicile qui n'élude pas sa part d'ombre, mais la met en lumière : une promenade dans les tons voisins.
Ayant par miracle survécu à cinq années de Goulag, Julius Margolin (1900-1971) est l'auteur d'un témoignage majeur, Voyage au pays des Ze-Ka, écrit dès son retour à Tel-Aviv en 1946. On y quittait Margolin à la sortie du camp, à l'été 1945, sans savoir comment se terminerait son odyssée. Luba Jurgenson a retrouvé et rassemblé des textes inédits de l'auteur relatant le retour, "Le chemin vers l'Occident, Slavgorod, Lodz, Varsovie, Paris, Marseille, après une année passée dans l'Altaï où il fut assigné à résidence à sa libération. Mais aussi une autobiographie inachevée,"Huit chapitres sur l'enfance", qui sont comme un prélude à"l'éducation européenne"de Margotin, permettant de comprendre le cadre social et intellectuel à l'intérieur duquel se forgera le récit de l'expérience fondamentale, celle de la confrontation de l'individu à la violence d'Etat."
Publié en Angleterre en 1905, traduit en français en 1954 par son ami, l'écrivain et critique Charles Mauron, Monteriano est le premier roman d'E. M. Forster. Quelques années avant le célèbre Avec vue sur l'Arno (adapté au cinéma en 1986 par James Ivory sous le titre Chambre avec vue), Forster y explore déjà le thème du voyage initiatique et du choc des cultures: la société anglaise étriquée de Sawston confrontée aux sortilèges d'un petit coin d'Italie, modelé sur la cité toscane de San Gimignano. "Philippe fixait son regard sur le campanile d'Airolo. Mais ce sont les images du beau mythe d'Endymion qu'il voyait. Cette femme restait, jusqu'à la fin, une déesse. Nul amour ne pouvait être dégradant pour elle: elle était hors de ce qui se dégrade. Ce dernier épisode, qu'elle jugeait si vil, qu'il jugeait si tragique, lui offrit, en tout cas, une beauté suprême. Philippe se sentit porté à une hauteur telle qu'il eût pu, désormais, sans regret, avouer à la jeune fille sa propre adoration. A quoi bon? Tout le merveilleux était arrivé."
Ce recueil, composé de notes des années 1952-2005 qui n'avaient pas été retenues lors des choix précédemment opérés par Philippe Jaccottet, parachève la publication de ses cahiers et complète donc l'ensemble constitué par les trois volumes de La Semaison et celui des Observations et autres notes anciennes, tous parus aux éditions Gallimard.