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La sagesse vient de l'ombre. Dans les jardins de Sicile
La Héronnière Edith de
KLINCKSIECK
21,50 €
Épuisé
EAN :9782252040591
On doit à Edith de la Héronnière un Journal sicilien aujourd'hui prolongé dans les jardins de l'île qui en compte une multitude. Certains sont célèbres comme l'Orto botanico de Palerme, le jardin de la Kolymbetra à Agrigente ou celui du palais de Donnafugata, près de Ragusa; d'autres sont restés inconnus ou cachés au pied des monastères romans ou des palais baroques, voire même abandonnés dans les montagnes. Publics ou privés, jardins secrets, chantés par les poètes, tous offrent, sur cette terre aride, une saisissante diversité de floraisons, de fragrances et d'essences exotiques, dont certaines rares, comme la Puya des Andes qui fleurit pour la première fois en Sicile onze ans après avoir été plantée dans le jardin de la Villa Piccolo, à Capo d'Orlando dans la province de Messine. Plus que la recherche de cette plante bizarre, plus qu'un inventaire botanique, c'est une nouvelle approche de la beauté tourmentée de la Sicile qui n'élude pas sa part d'ombre, mais la met en lumière : une promenade dans les tons voisins.
Le père Teilhard de Chardin est l'un des grands pionniers de la pensée chrétienne de notre temps. Il a consacré sa vie à définir la place de l'homme dans l'univers. Éloigné par l'Église, cet éminent jésuite a passé plus de vingt ans à explorer la Chine, y menant à bien ses recherches géologiques et paléontologiques sur les origines de l'homme. Il y a mis au point sa théorie de l'évolution de l'humanité vers une spiritualisation progressive de la matière, centrée sur la personne du Christ.Édith de la Héronnière est partie jusqu'en Chine sur les traces de ce grand voyageur, habité par une foi inlassable et doué de talents multiples - car, on l'oublie trop souvent, il fut aussi un poète de la terre et un écrivain fécond. Elle nous révèle l'existence d'une bouleversante amitié avec une artiste américaine. Elle dégage enfin les grandes lignes de la mystique inscrite au coeur de la pensée de Teilhard de Chardin.
Il est lisse et d'une sérénité parfaite, de ce recueillement intense précédant le mouvement. Que peut-on en attendre, sinon un éclatement, la dilatation des forces qu'il contient. Mais on ne sait par quel bout le prendre. Est-il debout ? Est-il couché ? Comment savoir ? D'ailleurs, quelque chose dit qu'il n'est pas à prendre. Il vous glisserait entre les doigts faute de prise, faute d'angles. Ainsi posé dans l'herbe verte d'un printemps pluvieux, il fait l'effet d'un miracle pascal. Quel prestidigitateur l'a installé là ? Immobile, insaisissable, plain-silence. Ovale blancheur, énergie en devenir, intériorité à l'état pur. Le contempler s'impose.
Sept portes donnaient jadis accès au bourg médiéval de Vézelay, en Bourgogne. De même, sept thèmes déterminés par les sculptures romanes de la basilique - conduisent cette évocation du Vézelay d'aujourd'hui : chemins et voies d'accès, minéralités et ossements, ondes et feuillages, vents et musiques, vivants et trépassés. Les souvenirs et impressions de l'auteur s'imbriquent dans le tableau d'un village à la fois unique et universel. Edith de la Héronnière a habité une quinzaine d'années à Vézelay. Elle a sillonné la campagne environnante à travers ses chemins, s'imprégnant des changements de lumière au fil des saisons, de la densité des ciels mouvants, du caractère fort et secret de ses habitants. C'est un portrait intériorisé et longuement mûri de cette envoûtante cité médiévale, haut lieu de la culture européenne, qu'elle nous livre aujourd'hui, grâce à une écriture d'une grande pureté.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.