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La dialectique et ses contradictions. Enjeux philosophiques et politiques
Brohm Jean-Marie
PARIS OUEST
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840166030
Repenser les rapports de la dialectique et du processus historique, de la dialectique et de la praxis politique, de la dialectique et de la connaissance sociale, c'est ce à quoi voudrait contribuer cet essai qui permet d'éclairer les contradictions de la situation géopolitique actuelle. Si la pensée dialectique a son origine dans la philosophie grecque, l'idée que rien ne subsiste ni ne demeure jamais le même, que tout se transforme en son contraire, que tout le réel est contradictoire a été approfondie au XIXe siècle par Hegel en analysant les formes essentielles des contradictions : permanence et changement, identité et altérité, unité et multiplicité, objectif et subjectif, totalité et parties, essence et apparence, quantitatif et qualitatif. A sa suite, Marx et les auteurs se réclamant du marxisme ont appliqué l'analyse dialectique à la critique du mode de production capitaliste tandis que de nombreux penseurs (philosophes, psychanalystes, sociologues) se sont réclamés de la méthode dialectique pour étudier les contradictions qui prévalent dans les conflits sociaux et familiaux, les affrontements politiques et les guerres : unité des contraires - ami-ennemi, dominant-dominé - contradictions principales, contradictions secondaires, négation de la négation. En s'appuyant sur un vaste corpus, cet essai offre une étude approfondie de la pensée dialectique.
La dialectique comme théorie des contradictions n'a cessé d'interroger la philosophie et la politique. De Héraclite à Hegel, de Marx à Lénine, "l'unité des contraires" ou la "coïncidence des opposés" a été considérée comme l'essence même du réel, mais aussi comme la méthode la plus apte - tant pour la théorie que pour la praxis - à saisir la mobilité, la complexité et l'historicité de ce réel dans ses incessantes altérations et métamorphoses. En prenant au sérieux le "noyau rationnel" de la dialectique de Hegel - que le marxisme de l'objet-sujet a refusé de traiter en "chien crevé" et qu'il s'est approprié de manière critique -, cet essai expose la totalité concrète des grandes catégories dialectiques telles qu'elles ont été développées et enrichies à la fois par la critique marxiste de l'économie politique du capital et par la philosophie de la praxis qui conjoint "l'unité dans la différence" : Rosa Luxemburg, Trotsky, Gramsci, Korsch, Lukâcs, Mao, Sartre, Kosik. Le principe d'identité revendiqué par l'idéologie néolibérale et les multiples variantes - structuralistes, postmodernes, technocratiques, social-démocrates - du positivisme n'a pas réussi à réduire la négativité dialectique qui reste "critique et révolutionnaire", y compris contre la fossilisation bureaucratique du marxisme.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
Aux thuriféraires de la " religion athlétique " et du " culte de la performance ", voici opposée la têtue réalité des faits.Censurées, occultées, refoulées, ces réalités, loin d'être de simples " déviations ", " dénaturations " ou " dérives " comme le répètent à l'envi les idéologues sportifs, constituent au contraire la substance même du football-spectacle. Derrière le matraquage footballistique de l'espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues " exemples pour la jeunesse ", se cachent les salaires de misère, le chômage, l'exclusion, la précarité et l'aliénation culturelle de larges fractions de la population invitées à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs. Le football-spectacle n'est donc pas simplement un " jeu collectif ", mais une politique d'encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l'individu dans la masse anonyme, c'est-à-dire le conformisme des automates.Jean-Marie Brohm, professeur de sociologie à l'université Paul-Valéry, Montpellier III, est membre de l'Institut d'esthétique des arts contemporains (université Paris I/CNRS). Il est directeur de publication de la revue Prétentaine et directeur de la collection " Prétentaine " aux Editions Beauchesne. Marc Perelman est architecte DPLG de formation. Il est professeur en esthétique à l'université Paris X-Nanterre et membre du CREART-Phi (Centre de recherche sur les arts, Philosophie). Il est également directeur de la " collection Art et architecture " aux Editions Verdier.
Résumé : De quoi est-il question quand il est question de corps ou de corporéité ? C'est à cette interrogation - qui n'est pas si anodine qu'il y paraît - que tente de répondre le présent ouvrage. L'actuelle prolifération des essais consacrés à la thématique du corps indique assez l'intérêt d'une clarification théorique ou d'une analyse critique des différentes acceptions de la notion de "corps", devenue une véritable Tour de Babel. Les quatre chapitres de cet ouvrage qui cherchent à donner des éléments de réponse à cette interrogation centrale ont chacun leur visée particulière, mais ils se complètent mutuellement parce que leur intention commune est l'exploration la plus complète possible de la "chose corporelle", approfondissement qui n'a sans doute pas de fin.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").