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Les principes de la dialectique
Brohm Jean-Marie
VERDIER
25,36 €
Épuisé
EAN :9782906229570
La dialectique comme théorie des contradictions n'a cessé d'interroger la philosophie et la politique. De Héraclite à Hegel, de Marx à Lénine, "l'unité des contraires" ou la "coïncidence des opposés" a été considérée comme l'essence même du réel, mais aussi comme la méthode la plus apte - tant pour la théorie que pour la praxis - à saisir la mobilité, la complexité et l'historicité de ce réel dans ses incessantes altérations et métamorphoses. En prenant au sérieux le "noyau rationnel" de la dialectique de Hegel - que le marxisme de l'objet-sujet a refusé de traiter en "chien crevé" et qu'il s'est approprié de manière critique -, cet essai expose la totalité concrète des grandes catégories dialectiques telles qu'elles ont été développées et enrichies à la fois par la critique marxiste de l'économie politique du capital et par la philosophie de la praxis qui conjoint "l'unité dans la différence" : Rosa Luxemburg, Trotsky, Gramsci, Korsch, Lukâcs, Mao, Sartre, Kosik. Le principe d'identité revendiqué par l'idéologie néolibérale et les multiples variantes - structuralistes, postmodernes, technocratiques, social-démocrates - du positivisme n'a pas réussi à réduire la négativité dialectique qui reste "critique et révolutionnaire", y compris contre la fossilisation bureaucratique du marxisme.
Les oeuvres de la musique savante occidentale - connues ou à découvrir - sont des "idéalités intentionnelles". Leur contenu incorpore de multiples univers de sens et mondes imaginaires (symboliques, mythologiques, poétiques, sacrés, fantastiques, féeriques). La Passion selon Saint Matthieu de Bach, Don Juan de Mozart, la Missa Solemnis de Beethoven, Roméo et Juliette de Berlioz, le Requiem de Verdi, Parsifal de Wagner, Le Chant de la Terre de Mahler, La Mer de Debussy, Daphnis et Chloé de Ravel, La Nuit transfigurée de Schoenberg, Le Sacre du Printemps de Stravinsky, Wozzeck de Berg par exemple sont des créations qui transcendent l'histoire et les espaces culturels. Ce panthéon musical sans cesse réactualisé ou révisé témoigne ainsi de ta nature profondément intersubjective de la musique où se confrontent traditions et innovations, jugements de goûts et évaluations esthétiques.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".