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La bataille d'Anghiari
Cosnay Marie ; Gondicas Myrto
OR DES FOUS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915995107
Quelques jours après le poème, Txabi quitte la maison familiale pour l'engagement révolutionnaire. Peut-être, ai-je lu chez Lorenzo Espinosa, résolvait-il ainsi les grandes souffrances de son âme adolescente. Entre l'absurdité de la vie et la lutte pour la liberté, il n'y a qu'un pas. Il fallait que la lutte fût absolue. Le destin n'est rien s'il ne possède dans le tapis, en image tressée, quelque mort exemplaire. Marie Cosnay gratte l'Histoire comme certains grattent les murs du Palazzo Vecchio à la recherche de la fresque perdue. Elle trouve, enfouie, la poésie de Txabi Etxebarrieta, des bribes, des vues - mais pas l'ensemble de la scène. La bataille d'Anghiari eut lieu le 29 juin 1440, opposant Milanais et Florentins ; elle mobilisa onze mille soldats et dura quatre heures ; leur champ de bataille, un pont. De cet affrontement, il ne reste rien dans la mémoire commune, rien, mise à part la représentation qu'en fit Léonard de Vinci (1504-1506). Cette image peinte sur le mur de la salle du Grand Conseil du Palazzo Vecchio de Florence a été recouverte par une fresque de Vasari. De l'oeuvre de Léonard, ont été conservées des études préparatoires dont aucune ne montre l'ensemble de la scène. La partie centrale appelée La Lutte pour l'étendard est connue par des copies : celle appelée Tavola Doria (anonyme, 1504-1506) et celle attribuée à Pierre Paul Rubens (1600-1608), tableau conservé au Louvre.
Sur le Mur des Fédérés, de leurs ongles, ils avaient gravé leursnoms: Danbuy, Jurat, Touquet. Celui-ci se tient la tête entreles deux mains en attendant le feu. Son voisin se courbe avantle toucher de la balle. C'est ainsi que l'on meurt. Rescapée dupoteau d'exécution, devenue folle et pute, Emmy recueille lesconfidences des soldats versaillais sur les bords du canal del'Ourcq. Sa tête et l'amour lui jouent des tours. D'une voix quicomme une voile cherche l'océan, A notre humanité emporteau-delà de l'histoire de la Commune. Quelque chose rougeoieau loin... L'avenir, oui, mais quel?
J?avais dix ans, je lisais Le Comte de Monte Cristo, il y était question des fils qui payent pour les pères, des fils qui payent éternellement, les fils des pères qui avaient fait les salauds payaient, tout jeunes les fils pouvaient en mourir, c?est ce qui arrivait au petit Villefort, il mourait empoisonné, les familles s?empoisonnaient"4e de couverture : "J?avais dix ans, je lisais Le Comte de Monte Cristo, il y était question des fils qui payent pour les pères, des fils qui payent éternellement, les fils des pères qui avaient fait les salauds payaient, tout jeunes les fils pouvaient en mourir, c?est ce qui arrivait au petit Villefort, il mourait empoisonné, les familles s?empoisonnaient"
HB est né à Grenoble, le 23 janvier 1783. Ce portrait d'Henry Beyle, mené par lui-même et ses doubles romanesques, est aussi faux qu'il est possible d'être faux, aussi faux qu'il est nécessaire d'être faux. Quelques éléments figurent l'homme, par petites touches : la couleur bleu, une épée, le pic d'une montagne, la passion pour Mélanie (ou n'importe qui d'autre), les mathématiques, une chanteuse à qui il manque la dent de devant, le nom d'un peintre, des questions : avec qui faire l'amour, est-on gai ou profondément colleté au néant ? Portrait impressionniste d'Henry Beyle et multitude des mouvements : fatigue, affreuses migraines, gravelle, apoplexie nerveuse, idées sans les mots, faiblesse dans la jambe, ennui, ennui pour son sujet, stupidité, absence de moi. Silence dans les salons. Passion mais passion montée. Mais aussi : énergie, ardeur, profondeur, goût pour les contes, comique, colère, impétuosité - rien n'est trop fort. Et ce n'est pas le café. Au bout du compte, seule vaut la fiction parce que le naturel est toujours bon ou prêt à être déchiqueté. Vivent les noms, les surnoms, les pseudos, jusqu'au dernier, Stendhal. Qui meurt le 23 mars 1842. [M. C. ]
La nuit sauvage des villes, les gares quand on en a perdu le nom, les bords d'autoroute et ces discussions face à face quand le lendemain les yeux qu'on revoit n'ont plus de nom ni de visage. Dans ce texte, les lois du rêve contraignent l'errance dans les villes, et le réel. On a échangé ses noms, on a enterré des souvenirs, on porte des amours impossibles, on croise des enterreurs de morts. C'est donc un fou qui voit, qui parle ? Ou bien ces narrateurs, la prison et la violence, l'exil, les ont-ils condamnés à cette vision décalée, parce qu'eux voient juste, mais qu'ils ne comprennent pas ce qu'a fait d'eux le monde. Alors qu'on le lise dans l'abandon, ce magnifique texte lyrique de Marie Cosnay. Qu'on le lise pour toutes ces histoires qui s'enchevêtrent, où on reconnaîtra vite les pistes. Laissons venir à nous la puissance de ces paysages à peine brossés, sitôt remplacés, tout est mobile, comme dans le rêve.
Il n'y a rien de commun entre la vision poétique et la vie : le poème n'est pas la vie, c'est une sur-vie - parce que c'est une survie justement, un ailleurs, un au-delà. C'est pour mieux vivre qu'on écrit dit Perse - je dis : pour sur-vivre. Donc il ne faut pas chercher de clefs dans le poème - c'est une illusion - le poème est tout entier oeuvre d'imagination de projection d'à-venir et pas de futur. Ce qui sort du volcan et dont on ignore où ça va tomber. Duende." Extrait des Carnets de Sentinelle. Un poème précédé de son avant-poème, ce qui le précède, ses carnets, et d'une préface de Bernard Stiegler.
Farah Nuruddin ; Pierre-Bon Catherine ; Waberi Abd
De Dieu!! Mogadiscio, pense Koschin, l'abattoir devenu ville. ?il-bridé venu d'Orient, attiré par l'encens et la myrrhe, a tracé sa route dans ce qui était alors le Puntland. Cul-gras, et c'est peu dire, a marchandé avec les chefs de tribus et les chefs de clans et s'est installé pendant plus d'un demi-siècle, garantissant le maintien de la paix entre les clans. Avant eux, avant l'arrivée d'?il-bridé et Cul-gras à Mogadiscio il y a eu les Mangeurs d'oignons-huileux. Sans oublier bien sûr Beau-salaud qui a fouetté des indigènes par centaines, racontant (pour que le monde entier le sache) que s'il partait, il ne resterait rien à personne, qu'ils se boufferaient entre eux. Puis Servile-minable s'est approché par un autre biais (ils sont bien plus à moi qu'à vous), a falsifié l'Histoire, et s'est fait un nom en tant que géniteur des meilleurs Métis Chocolats de Négroland.
Résumé : Aimant pour sûr, pressé d'arborer mon amour en vers, Pour qu'elle, chère Elle, prenne plaisir à ma peine ; Plaisir la ferait lire, lire afin qu'elle sache ; Savoir sait capter la pitié, pitié grâce obtenir ; Quels mots viendront peindre, de ce chagrin, le noir visage ? Mûrir belles inventions pour enchanter ses esprits ? Tourner les pages des autres, voir si d'elles viendraient Ondées fraîches et fécondes pour mon cerveau brûlé. Mais les mots bégayent, l'aide de l'Invention leur manque; Invention, enfant de Nature, fuit marâtre Etude ; Contre les vers étrangers viennent achopper mes pieds. L'enfant en moi veut parler, mais enfanter ne le peux, Je mords ma plume truande, m'étrille par dépit, " Sot, me dit ma Muse, regarde en ton c?ur, et écris. "
Comprendre les mécanismes des pathologies familiales. La vie de chaque être humain est fortement déterminée par son histoire familiale. Nous connaissons l'engouement de nos contemporains pour les recherches généalogiques qui renseignent notre identité. Mais il existe un autre volet de l'identité qui concerne notre vie émotionnelle et notre accomplissement. C'est dans ces sphères que pèsent parfois de lourds malaises ou handicaps, sans raison apparente. Des exclusions, des drames, des secrets de famille se transmettent de génération en génération, telles des malédictions. Bert Hellinger, après avoir pratiqué la psychanalyse, la dynamique de groupe, la thérapie primale, l'analyse transactionnelle et plusieurs techniques hypnothérapeutiques, a développé une méthode propre, "les constellations familiales", pour explorer, mettre au jour ces intrications familiales et leur apporter des solutions. Interrogé par la journaliste Gabriele ten Hövel, Bert Hellinger nous livre les fondements de sa pensée et les principes de sa méthode. Au cours de cet échange, ils abordent des thèmes tels que la liberté et le destin, l'amour et le lien, la culpabilité, la morale, l'adoption, l'inceste, la relation aux parents, etc. Bert Hellinger touche à la sphère de l'âme qui échappe au langage de la psychologie analytique moderne. Il établit un pont vers cette réalité existentielle des profondeurs où la langue fait défaut. Le ton pourra paraître parfois suranné, souvent provocateur et dérangeant, mais sa pratique est incroyablement efficace. Il apporte apaisement et sérénité. Après avoir suscité un immense intérêt dans les pays germanophones, la chance est à présent donnée aux francophones de découvrir ses travaux. L'aspect technique de la méthode est présenté dans Constellations Familiales guérir le transgénérationnel, de Constanze Potschka-Lang (éd. Le Souffle d'Or).