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IF
COSNAY MARIE
OGRE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782377560585
J?avais dix ans, je lisais Le Comte de Monte Cristo, il y était question des fils qui payent pour les pères, des fils qui payent éternellement, les fils des pères qui avaient fait les salauds payaient, tout jeunes les fils pouvaient en mourir, c?est ce qui arrivait au petit Villefort, il mourait empoisonné, les familles s?empoisonnaient"4e de couverture : "J?avais dix ans, je lisais Le Comte de Monte Cristo, il y était question des fils qui payent pour les pères, des fils qui payent éternellement, les fils des pères qui avaient fait les salauds payaient, tout jeunes les fils pouvaient en mourir, c?est ce qui arrivait au petit Villefort, il mourait empoisonné, les familles s?empoisonnaient"
C'est un roman, le roman d'André, arrière-grand-père de la narratrice. André a connu les tranchées de la première guerre mondiale avant de devenir imprimeur du roi à Addis Abeba. La narratrice reconstitue, dans une suite de scènes frappantes, ce qui finit par former une histoire. Une histoire où les destins individuels rencontrent l'Histoire. "Un récit, cent fois entendu ou conté, lui manque s'il n'est pris en son commencement. Il ne reconnaît rien aux épisodes si manquent les premiers. Pour trouver un chemin, il fait les mêmes détours que par erreur une première fois. Tel était André "
En novembre 2008, une famille du Kosovo est expulsée de l'aéroport de Biarritz. Trois enfants sont portés dans l'avion par les policiers. Le père monte, la mère s'évanouit sur le seuil. On l'embarque, sous les yeux de ses amis et soutiens impuissants. Ce jour-là, je me formulais que la question des responsabilités, au milieu d'un ensemble qui vise à les émietter, était posée. Il faudrait, pour l'étudier, en passer par les mots et les représentations que l'on se fait des choses. Le tribunal est un espace de paroles. Un policier y raconte qu'il n'est plus le même après avoir assisté à l'expulsion "couchée" d'un jeune homme kurde. Le représentant de la préfecture craint qu'on ne le prenne pour "un nazi". L'exil, la frontière, l'étranger, le droit : autant de thèmes que traite, depuis son antiquité, notre civilisation. J'avais besoin que la politique contemporaine du droit (ou non-droit) des étrangers dialogue avec les grandes figures mythiques, les textes fondateurs, de Platon à Ovide, qui en dirent jadis quelque chose. J'avais besoin d'interroger différentes manières de dire, persuadée que chacune crée un espace de représentation qui fait, peut faire ou fera, même de manière infime, bouger le réel.
D'abord il était facile de faire un tableau, ce n'était pas un problème. La vraie tâche était de cerner la bête. Ensuite je n'imaginais pas cerner la bête sans que s'y mêlât une affaire d'amour. Enfin, quelque chose avait bien commencé ici, à l'angle de la villa Chagrin et de l'Adour, où le hasard me faisait vivre. Me faisait vivre. La question touchait Bram et Marthe. Elle me concernait aussi." Il s'agit, dans ce livre - au style économe et resserré,volontairement lent dans la progression - de chercher les effets croisés et conjoints de deux temps narratifs: celui de la perte d'une relation amoureuse (et par là d'une personne en soi-même) et celui d'une disparition qui appartient à une autre histoire: celle de Marthe Arnaud, compagne de Bram van Velde, qui connut une existence à la fois intense et tragique.
Une femme, dont le nom reste inconnu, marche et parle. Marche dans les montagnes, traverse les paysages des Alpes et de l'Italie. Rejoint Rémi au Palais du Té à Mantoue, parle, ne cesse de raconter des histoires, des histoires dont il est difficile de savoir si elles ont vraiment eu lieu. Des crimes parsèment le chemin et les récits de cette femme. Après l'errance, après l'épuisement, on la fait rentrer "au lieu le plus clos de la ville". Mais un cheval l'attend près du lac, un cheval grâce auquel, peut-être, fuir.
Les Aventures de China Iron, c'est la relecture d'un classique de la littérature gaucho, Martín Fierro, le poème épique de José Hernandez.C'est une épopée radieuse et lumineuse, où China Iron, la femme de Martin Fierro, et Liz, partent à la conquête d'une nouvelle manière de vivre ensemble, à rebours des mythes fondateurs de nos sociétés.C'est un roman bouleversant sur la libération d'une femme qui embrase les paysages sans limites de la pampa.C'est une merveilleuse histoire d'amour et d'aventures, un western queer et féministe.C'est enfin un appel à fonder un monde libre où les créatures s'embrasseraient avec désir et jouiraient du même amour pour les rivières, les oiseaux et les arbres. Et elles ne se sentiraient plus jamais seules.4e de couverture : Les Aventures de China Iron, c'est la relecture d'un classique de la littérature gaucho, Martín Fierro, le poème épique de José Hernandez.C'est une épopée radieuse et lumineuse, où China Iron, la femme de Martin Fierro, et Liz, partent à la conquête d'une nouvelle manière de vivre ensemble, à rebours des mythes fondateurs de nos sociétés.C'est un roman bouleversant sur la libération d'une femme qui embrase les paysages sans limites de la pampa.C'est une merveilleuse histoire d'amour et d'aventures, un western queer et féministe.C'est enfin un appel à fonder un monde libre où les créatures s'embrasseraient avec désir et jouiraient du même amour pour les rivières, les oiseaux et les arbres. Et elles ne se sentiraient plus jamais seules.
On se couvrira les yeux d'abord, on fuira. On y reviendra de plein fouet et on voudra tout voir, avec la rage d'un coyote. On avalera les photos, les petits films de vacances mal cadrés, les anecdotes, les souvenirs. On voudra, comme le coyote déchiquette sa proie, appuyer de tout son poids, briser la colonne vertébrale. Comprendre comment une nuit on rentre chez soi, avec sa femme, ses deux enfants qui font une vie, comment on regarde la télévision ou comment on lit ou bricole, comment on va se coucher, et comment on ressort, au milieu de cette même nuit qui appartient à cette même femme et à ces mêmes enfants qui font une vie, comment on en ressort, porté par des bras inconnus, allongé dans l'air."