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L'Etat de guerre
Bertho Alain
SNEDIT LA DISPU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782843030765
L'ordre d'abord ! Dès l'an I du millénaire, la mondialisation selon les puissants a révélé son nouveau visage : celui d'une guerre sans fin au service d'une domination globale. Face au désordre du monde ou des banlieues, la violence s'installe. non plus en tant que prolongement éventuel de la politique mais comme son remplacement. Le nouvel Etat de guerre ne s'oppose pas à la paix, dont il tend à dissoudre l'idée même: il s'oppose à la démocratie et à la liberté. Pour les théoriciens et les partisans affairés de cet ordre de bataille, toute réalité doit être interprétée selon le partage sans nuances entre Bons et Méchants. Bien et Mal. Démocratie et réseaux ou complices des réseaux du terrorisme... Pourtant. comprendre le monde, n'est-ce pas considérer ses promesses autant que ses conflits et ses dangers ? Le point de vue d'Alain Bertho. en repoussant ce nouveau manichéisme. donne un sens différent à la fuite mortifère dans la financiarisation de l'économie. à la crise des Étatsnations et à la logique militaro-policière caractéristiques de notre temps. Donner corps à un autre monde possible, qui, fragilement, se dessine ici et là - un monde d'humanité multiple et solidaire - tel est le projet auquel nous convie Alain Bertho, prolongeant ainsi les réflexions qu'il avait engagées dans Banlieue, banlieue, banlieue (1997) et Contre l'Etat, la politique (1999).
Comment peut-on prendre le point de vue des autres tout en restant soi-même ? Comment parvient-on à ressentir les émotions des autres ? À pressentir leurs intentions ? À comprendre leurs motivations ? À leur attribuer des croyances ? En quoi l'empathie se distingue-t-elle de la sympathie ? De la compassion ? Pourquoi le défaut d'empathie provoque-t-il des troubles du comportement ? Existe-t-elle entre les hommes et les animaux ? Ce livre dresse l'état des connaissances sur l'empathie et présente les recherches en cours dans différents domaines, de la psychologie cognitive à la psychologie clinique, de l'éthologie à l'éthique, de la philosophie à la théologie. Alain Berthoz est professeur au Collège de France où il dirige le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action. Gérard Jorland est directeur de recherche au CNRS et directeur d'étude à l'EHESS.
Résumé : En 2023, la France a connu deux mobilisations historiques : six mois de résistance à la réforme des retraites et six jours de soulèvements dans les quartiers populaires. En France, depuis l'embrasement des banlieues en 2005 et les Gilets jaunes notamment, partout dans le monde les émeutes et révoltes populaires se succèdent. Elles incarnent la vie face au capitalisme financier et mortifère, mais ne parviennent pas à des révolutions. Quelles formes de démocratie populaire pourraient émerger de cette politique des corps ? A partir des émeutes, en quête de démocratie, Alain Bertho examine les manières de rassembler autour des revendications du siècle : égalité, fin des dominations patriarcale et coloniale, défense des communs, préservation du vivant.
Qu'est-ce que la mondialisation ? D'abord un changement radical d'époque, de repères culturels, de façon de penser la vie, le temps, l'espace, les autres. Changement fascinant : les barrières culturelles s'effondrent, les métissages se multiplient et s'accélèrent, les flux d'images, de sons et de discours ouvrent à la mise en partage des imaginaires de l'humanité tout entière, potentiellement unifiée dans la diversification infinie de ses mondes subjectifs. Ce changement, bien souvent, fait peur. Il va vite, trop vite peut-être pour des femmes et des hommes devenus soudainement comme étrangers à eux-mêmes. Il porte surtout en lui l'orage : le monde s'est aussi ouvert à la marchandisation du vivant, à la financiarisation de l'économie et de la ville, à l'usage généralisé de la guerre comme mode de gouvernement. La planète elle-même est en danger. Plus que jamais dans son histoire, l'humanité a aujourd'hui les moyens de s'enrichir de ses différences pour maîtriser collectivement son destin. Mais le repli frileux sur la haine de l'autre devient trop souvent le moyen choisi pour conjurer la peur de son propre devenir, l'angoisse devant l'incertitude de sa propre identité. Cette ethnographie politique du présent propose d'essayer de voir clair dans les bouleversements symboliques et culturels qui nous transforment, de lire notre présent avec le souci des possibles et non la nostalgie du passé. Car pour Alain Bertho, le pire danger qui nous menace réside en nous-mêmes, dans la peur de l'époque et la tentation d'une identité collective assiégée, d'une fragmentation sociale et politique régressive et agressive. Cette politique exclusive du " nous autres ", du ressentiment, de la frontière, du barbelé, voire du massacre nous livre tous, sans défense, aux logiques financières prédatrices. L'auteur lui oppose la construction au quotidien d'un nouveau " commun " de l'humanité, d'une nouvelle puissance solidaire du " nous-mêmes ", ouverte à toutes les singularités et toutes les altérités.
L'inhibition est une des plus importantes découvertes de l'évolution. Elle est présente, avec sa compagne la désinhibition, à tous les niveaux du vivant - moléculaire, cellulaire, social, culturel. Sans l'inhibition, nous ne pourrions pas agir, choisir, décider, apprendre, mémoriser ni oublier pour laisser la place à des mémoires nouvelles. Sans les multiples formes d'inhibition que notre cerveau utilise, nous ne pourrions pas être empathiques, tolérants, innovants ou créateurs. La méditation est impossible sans l'inhibition. Les perturbations du délicat équilibre entre excitation et inhibition sont à l'origine de maladies comme le Parkinson, l'épilepsie, les troubles de l'attention, l'impulsivité, etc. Mais l'inhibition a une autre face. Elle assure, par les lois et les règles morales, la paix sociale et la liberté. Cependant, le cerveau et les pratiques de l'homme ont perverti cette ressource merveilleuse par le mensonge, le déni, l'oppression, la censure, la dictature, les excès de normes et d'interdits, la culture de la haine. Ils étouffent nos capacités à comprendre les émotions d'autrui et alimentent la barbarie. Cet ouvrage d'un physiologiste suit les péripéties et les multiplications des fonctions inhibitrices, depuis la molécule jusqu'à la société et aux droits de l'homme. Il offre, dans le format d'un "atelier" d'idées et de découvertes scientifiques récentes, une nouvelle grille de lecture aux sciences biologiques et aux sciences humaines et sociales.
Le magicien du Saint-André-des-Arts ", a dit de lui Jean-Luc Godard. Trois salles de cinéma au cour de Paris, des choix de programmation dictés seulement par le plaisir de ce dévoreur de films, c'est Roger Diamantis, figure emblématique de la passion cinématographique. Florence Delporte est allée à la rencontre de ce passeur infatigable, de ce découvreur entêté. Avec Une vie d'art et d'essais, elle nous restitue la parole de cet homme discret, qui s'est construit une vie, une identité par le cinéma. Roger Diamantis nous fait revivre son enfance de gamin timide, qui trouvait refuge dans les salles obscures, son quotidien d'exploitant, ses combats incessants pour préserver son indépendance. Voici donc une histoire de cinéma, intime et lumineuse, que traversent Woody Allen, Theo Angelopoulos, Yamina Benguigui, Ingmar Bergman, Alain Cavalier, Raymond Depardon, Emir Kusturica, Ken Loach, Nicolas Philibert, François Truffaut, Agnès Vanda, mais également Jacques Lacan ou Eugène Ionesco... On y croise aussi tant d'autres promeneurs et tant d'amoureux du cinéma qui aiment, contre vents et marées, les soirs du quartier Latin.
Résumé : Cet ouvrage constitue la première partie du dernier tome de la tétralogie Penser avec Marx aujourd'hui, oeuvre majeure du philosophe Lucien Sève. Intitulé "Le communisme"? , il fait suite à Marx et nous (tome I), "L'homme"? (tome II), "La philosophie"? (tome III). Dans leur Manifeste de 1848, Marx et Engels faisaient du mot "communisme" l'éclatant emblème de l'émancipation humaine. Au XXe siècle, les crimes du stalinisme puis l'inviabilité du système soviétique en ont fait au contraire le terme le plus décrié de tout le vocabulaire politique. Aujourd'hui, quand les catastrophes dont nous menace à brève échéance un capitalisme entré en folie nous somment d'inventer une autre civilisation, se pourrait-il qu'un communisme entièrement repensé pour notre temps redevienne le nom enviable du futur ? C'est ce que soutient Lucien Sève dans ce livre. Une étude savante et vivante de la genèse et du contenu de la visée communiste au XIXe siècle, puis une histoire critique impitoyable de ce qui se passa au XXe siècle pour "le communisme" rendent patente cette conclusion : ce qui a dramatiquement échoué au siècle dernier sous ce nom usurpé, bien loin du communisme de Marx alors prématuré historiquement, fut en vérité, à l'initiative d'un Staline traître aux espoirs nés d'Octobre 17, un national-étatisme brutal de rattrapage du capitalisme où se lancèrent la Russie et à sa suite d'autres pays en retard relatif de développement. Le sens même de l'histoire vécue ces deux derniers siècles bascule ici entièrement : le communisme en son vrai sens n'est pas derrière nous mais devant nous. La deuxième partie du livre, en préparation, traitera de cette question : quel communisme pour le XXIe siècle ?
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.
Résumé : Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.