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Tocqueville
Krulic Brigitte
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070462117
L'oeuvre d'Alexis de Tocqueville (1805-1859) a apporté une contribution fondamentale à la compréhension de la modernité démocratique et de précieuses clés d'analyse pour appréhender les catastrophes du XXe siècle et les évolutions des sociétés contemporaines : crise du lien social, tyrannie de l'opinion et de la pensée dominante, fragilité de la liberté de penser et de dire. Cette biographie replace l'auteur de De la Démocratie en Amérique et L'Ancien Régime et la Révolution, dans son rôle de témoin capital et d'acteur du siècle des révolutions. Sa vie comme sa pensée, lucide mais passionnée, s'articulent autour d'expériences fondatrices : le voyage en Amérique puis les missions en Algérie ; l'engagement politique (député, il rédigea des rapports sur le système pénitentiaire, l'abolition de l'esclavage et la politique coloniale française, puis devint ministre des Affaires étrangères avant de démissionner après le coup d'Etat du 2 décembre 1851) ; enfin, le réseau d'amis et de correspondants qui assurent son rayonnement au sein des cercles intellectuels en France et à l'étranger.
Un demi-siècle après l'effondrement du IIIème Reich, le passé nazi "ne passe pas". Outre-Rhin, l'espace public n'a jamais cessé d'être habité par les controverses sur la "voie singulière" et la "normalisation" d'un pays qui porte dans sa mémoire le crime de génocide résumé par Auschwitz. Le nazisme constitue un champ exemplaire de tensions et de discordances entre les impératifs de l'histoire et les injonctions de la mémoire. A bien des égards, l'acte de mémoire a partie liée avec l'acte d'écriture comme la mémoire, en effet, la littérature redessine la trame du temps et recompose les identités malmenées. De l'après-guerre à la réunification, en 1990, les soubresauts de l'histoire ont "engendré" une littérature à plusieurs voix, animée par le besoin impérieux de se libérer du passé en se réappropriant ses mémoires. Thomas Mann, Anna Seghers, Günter Grass, Christa Wolf, Marcel Beyer, Gila Lustiger... Témoins ou héritiers, trois générations d'écrivains passeurs de mémoires.
Penseur " européen " par ses expériences personnelles et ses attaches familiales, Edgar Quinet a élaboré une approche profondément originale des variantes nationales de formation des Etats-nations et d'acculturation à la démocratie. Cet ouvrage se propose de dégager la dimension européenne de sa pensée, ainsi que les expériences, personnelles et intellectuelles, qui ont influencé sa perception du mouvement des nationalités à travers l'Europe. Son enfance coïncide avec l'épopée napoléonienne, sur laquelle il méditera ; il est adolescent lorsque commencent les révolutions issues de la recomposition de l'Europe après 1815 ; il participe à l'expédition de Morée et voit la Grèce accéder à l'indépendance en 1829 ; il soutient les partisans du Risorgimento ; ami et collègue de Mickiewicz, il se préoccupe du sort de la Pologne ; son ouvrage Mes Vacances en Espagne comporte un important volet politique ; il se passionne pour les Roumains auxquels il consacre un ouvrage. Dès les années 1830, ce grand connaisseur de l'Allemagne a compris que l'unité allemande se réaliserait contre la France, ce qui l'a prémuni contre les illusions de la plupart de ses contemporains. Lors du " Printemps des nations ", il nourrit sa réflexion de l'actualité pour défendre le système des nationalités et le " génie national " ; convaincu que les pays d'Europe vont de façon irréversible vers la démocratie, il les met toutefois en garde contre les " soubresauts de la conscience en des sens opposé ", la sacralisation du fait accompli et de la force. Et il rappelle, du fond de son exil, ce qui fait un peuple libre : " conscience du droit, fierté, dignité, caractère ".
Nietzsche penseur de la hiérarchie : tel est le fil conducteur qui dessine la trame d'une œuvre conçue comme une arme de combat brandie contre l'idée, fondatrice de la modernité démocratique, que les hommes sont égaux en droits. Le paradigme " aristocratique ", forgé à partir des lectures françaises de Nietzsche, fonde une perspective anti-individualiste qui inspire une critique de la modernité démocratique tout à la fois très traditionnelle et profondément originale. Nietzsche reprend en effet les thèmes de la vulgate conservatrice et les diatribes, récurrentes chez tant d'auteurs de son siècle, contre l'âge philistin et la médiocrité de l'homo economicus " américanisé ". Mais ce qui fonde son originalité au sein du courant antidémocratique, c'est la relation qu'il établit entre la démocratie, au sens politique de démocratie libérale, mais aussi et surtout au sens sociologique d'égalité juridique des individus, et l'individualisme né du christianisme, c'est-à-dire la valorisation du sujet égal en droits à ses semblables. Les œuvres de Nietzsche participent du dialogue à plusieurs voix qui s'est noué autour de la démocratisation des sociétés européennes ; elles constituent un cas emblématique d'acculturation à la modernité, traversé de paradoxes, hanté par la perte du sacré fondateur de hiérarchie et le rapport conflictuel à la tradition.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero