Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Edgar Quinet, une conscience européenne
Guermès Sophie ; Krulic Brigitte
PETER LANG AG
59,35 €
Épuisé
EAN :9782807606326
Penseur " européen " par ses expériences personnelles et ses attaches familiales, Edgar Quinet a élaboré une approche profondément originale des variantes nationales de formation des Etats-nations et d'acculturation à la démocratie. Cet ouvrage se propose de dégager la dimension européenne de sa pensée, ainsi que les expériences, personnelles et intellectuelles, qui ont influencé sa perception du mouvement des nationalités à travers l'Europe. Son enfance coïncide avec l'épopée napoléonienne, sur laquelle il méditera ; il est adolescent lorsque commencent les révolutions issues de la recomposition de l'Europe après 1815 ; il participe à l'expédition de Morée et voit la Grèce accéder à l'indépendance en 1829 ; il soutient les partisans du Risorgimento ; ami et collègue de Mickiewicz, il se préoccupe du sort de la Pologne ; son ouvrage Mes Vacances en Espagne comporte un important volet politique ; il se passionne pour les Roumains auxquels il consacre un ouvrage. Dès les années 1830, ce grand connaisseur de l'Allemagne a compris que l'unité allemande se réaliserait contre la France, ce qui l'a prémuni contre les illusions de la plupart de ses contemporains. Lors du " Printemps des nations ", il nourrit sa réflexion de l'actualité pour défendre le système des nationalités et le " génie national " ; convaincu que les pays d'Europe vont de façon irréversible vers la démocratie, il les met toutefois en garde contre les " soubresauts de la conscience en des sens opposé ", la sacralisation du fait accompli et de la force. Et il rappelle, du fond de son exil, ce qui fait un peuple libre : " conscience du droit, fierté, dignité, caractère ".
Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.
Les phares exercent une fascination sur les écrivains, attirés par une vie coupée du monde qui, faisant écho à la leur, s'augmente de l'immensité de la mer. L'existence confinée dans un lieu clos est propice à la concentration. Dans sa tour élevée vers le ciel, le gardien ou la gardienne du phare font voeu laïc de solitude et de silence. Dans les premiers temps du phare de Cordouan, c'est un ermite qui était chargé d'y porter le feu. D'Alexandrie à l'anthropocène, l'exploration du phare permet un long voyage dans le temps. Les études littéraires ici regroupées analysent la place des phares dans la littérature bretonne de langue française (Anatole Le Braz, Henri Dueffélec, Jean-Pierre Abraham), mais aussi dans la vie et l'oeuvre d'un écrivain-ingénieur, Robert-Louis Stevenson, dans les récits d'auteurs français du XIXe siècle (Jules Verne, Alphonse Daudet, Rachilde), dans les textes d'un poète irlandais (Gerard Donovan), d'un poète canadien (Jean-Aubert Loranger), d'une romancière anglaise (Virginia Woolf) du XXe siècle. Elles abordent aussi la représentation graphique des phares dans la bande dessinée et la littérature de jeunesse (XXIe siècle), ainsi que la présence des phares dans la littérature de science-fiction.
Un capitaine au visage impassible est tué lors d'une embuscade dans les Ardennes, en 1940, sous les yeux d'un soldat qui va entreprendre la reconstitution de l'enchaînement causal ayant abouti à cette mort. C'est d'une "causalité intérieure" que le récit rend compte. Paru en 1960, La Route des Flandres marque un tournant capital dans l'histoire littéraire française. Le roman, dont la structure rappelle celle d'une fugue, et dont les mots s'aimantent, apparaît en effet comme un vaste poème, faisant ainsi voler en éclats la distinction convenue entre prose et poésie. Claude Simon a voulu donner à la mort, cet évènement à la fois nécessaire et dérisoire, un caractère d'aventure solennelle. D'où une ambiguïté dynamique à plusieurs égards : le roman se métamorphose tour à tour en tragédie et en comédie ; souvent lyrique, parfois trivial, il allie foisonnement et rigueur. Surtout, La Route des Flandres, par sa complexité, son "architecture sensorielle" , sa fin ouverte, bouleverse les fausses symétries et dénonce le mensonge romanesque ; mais les vies du capitaine et de son ancêtre révolutionnaire sont délibérément conçues comme du "roman" .
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.