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L'écho du dedans. Essai sur "La route des Flandres" de Claude Simon
Guermès Sophie
KLINCKSIECK
20,80 €
Épuisé
EAN :9782252031698
Un capitaine au visage impassible est tué lors d'une embuscade dans les Ardennes, en 1940, sous les yeux d'un soldat qui va entreprendre la reconstitution de l'enchaînement causal ayant abouti à cette mort. C'est d'une "causalité intérieure" que le récit rend compte. Paru en 1960, La Route des Flandres marque un tournant capital dans l'histoire littéraire française. Le roman, dont la structure rappelle celle d'une fugue, et dont les mots s'aimantent, apparaît en effet comme un vaste poème, faisant ainsi voler en éclats la distinction convenue entre prose et poésie. Claude Simon a voulu donner à la mort, cet évènement à la fois nécessaire et dérisoire, un caractère d'aventure solennelle. D'où une ambiguïté dynamique à plusieurs égards : le roman se métamorphose tour à tour en tragédie et en comédie ; souvent lyrique, parfois trivial, il allie foisonnement et rigueur. Surtout, La Route des Flandres, par sa complexité, son "architecture sensorielle" , sa fin ouverte, bouleverse les fausses symétries et dénonce le mensonge romanesque ; mais les vies du capitaine et de son ancêtre révolutionnaire sont délibérément conçues comme du "roman" .
Penseur " européen " par ses expériences personnelles et ses attaches familiales, Edgar Quinet a élaboré une approche profondément originale des variantes nationales de formation des Etats-nations et d'acculturation à la démocratie. Cet ouvrage se propose de dégager la dimension européenne de sa pensée, ainsi que les expériences, personnelles et intellectuelles, qui ont influencé sa perception du mouvement des nationalités à travers l'Europe. Son enfance coïncide avec l'épopée napoléonienne, sur laquelle il méditera ; il est adolescent lorsque commencent les révolutions issues de la recomposition de l'Europe après 1815 ; il participe à l'expédition de Morée et voit la Grèce accéder à l'indépendance en 1829 ; il soutient les partisans du Risorgimento ; ami et collègue de Mickiewicz, il se préoccupe du sort de la Pologne ; son ouvrage Mes Vacances en Espagne comporte un important volet politique ; il se passionne pour les Roumains auxquels il consacre un ouvrage. Dès les années 1830, ce grand connaisseur de l'Allemagne a compris que l'unité allemande se réaliserait contre la France, ce qui l'a prémuni contre les illusions de la plupart de ses contemporains. Lors du " Printemps des nations ", il nourrit sa réflexion de l'actualité pour défendre le système des nationalités et le " génie national " ; convaincu que les pays d'Europe vont de façon irréversible vers la démocratie, il les met toutefois en garde contre les " soubresauts de la conscience en des sens opposé ", la sacralisation du fait accompli et de la force. Et il rappelle, du fond de son exil, ce qui fait un peuple libre : " conscience du droit, fierté, dignité, caractère ".
Sahouegnon Kokou ; Guermès Sophie ; Yaiche Francis
L'ouvrage de Kokou Sahouegnon constitue une analyse rigoureuse de l'écriture diglossique d'Olympe Bhêly-Quenum dans quatre romans : Un piège sans fin, Le Chant du lac, Un enfant d'Afrique, L'Initié. Outre le parcours personnel de l'auteur Olympe Bhêly-Quenum, il s'emploie à définir son statut d'écrivain africain, afro-européen. Kokou Sahouegnon établit comment, dans cette écriture romanesque, les mots des langues nationales béninoises sont insérés dans le texte en langue française comme de multiples touches impressionnistes. Cette réflexion, inscrite dans le contexte linguistique de la colonisation, constitue une contribution importante à la connaissance du système du plurilinguisme au Bénin où le français, langue officielle, côtoie de multiples langues.
Cet ouvrage a pour double objectif de dresser un bilan de l'état de la recherche sur la correspondance de Zola, et d'ouvrir de nouvelles perspectives de lecture et d'interprétation, à un moment où l'édition franco-canadienne de la correspondance en onze volumes est achevée, et où les lettres écrites par Zola à Jeanne Rozerot et à Alexandrine Zola sont publiées. Ces dernières ont fait l'objet de plusieurs analyses qui approfondissent l'écriture de l'intime, perspective jusqu'alors inexistante dans la critique zolienne portant sur la correspondance ; ces études permettent aussi de mettre en lumière des éléments jusqu'alors inconnus, le détail des étapes de l'engagement de Zola dans l'affaire Dreyfus et sa vie quotidienne lors de son exil en Angleterre (C. Grenaud-Tostain, J. -M. Pottier, S. Guermès). Mais ce volume fournit également l'occasion d'aborder d'autres aspects inédits, comme la correspondance reçue et non publiée (A. Pagès, M. Aynié) ou la collaboration épistolaire entre Zola, Alfred Bruneau et Louis Gallet (J. -S. Macke), de croiser les approches, dans une perspective sociologique (F. Giraud), linguistique (J. Rachwalska von Rejchwald) ou encore esthétique (L. Riou) ; enfin, d'analyser les échanges épistolaires de Zola avec ses pairs, aînés (B. Donatelli) ou cadets (K. Watanabe), ses disciples provisoires (K. Basilio) ou ses traducteurs en Angleterre (G. Woollen).
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.