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Phares en littérature
Guermès Sophie
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753596887
Les phares exercent une fascination sur les écrivains, attirés par une vie coupée du monde qui, faisant écho à la leur, s'augmente de l'immensité de la mer. L'existence confinée dans un lieu clos est propice à la concentration. Dans sa tour élevée vers le ciel, le gardien ou la gardienne du phare font voeu laïc de solitude et de silence. Dans les premiers temps du phare de Cordouan, c'est un ermite qui était chargé d'y porter le feu. D'Alexandrie à l'anthropocène, l'exploration du phare permet un long voyage dans le temps. Les études littéraires ici regroupées analysent la place des phares dans la littérature bretonne de langue française (Anatole Le Braz, Henri Dueffélec, Jean-Pierre Abraham), mais aussi dans la vie et l'oeuvre d'un écrivain-ingénieur, Robert-Louis Stevenson, dans les récits d'auteurs français du XIXe siècle (Jules Verne, Alphonse Daudet, Rachilde), dans les textes d'un poète irlandais (Gerard Donovan), d'un poète canadien (Jean-Aubert Loranger), d'une romancière anglaise (Virginia Woolf) du XXe siècle. Elles abordent aussi la représentation graphique des phares dans la bande dessinée et la littérature de jeunesse (XXIe siècle), ainsi que la présence des phares dans la littérature de science-fiction.
Comprendre l'?uvre de Zola comme une "somme a-théologique", tel est l'objet de cette étude, qui revient aux sources du mot "naturalisme". Avant d'être un ensemble de techniques littéraires, le naturalisme, dont la mission consiste à "faire le jour dans la nuit des vieilles croyances", a pour tâche de décrire la réalité, c'est-à-dire, selon les propres termes de Zola, "ce qui est, en dehors des actes de foi religieux". Le naturalisme excède donc nécessairement le domaine littéraire pour s'inscrire dans celui des idées. L'?uvre de Zola constitue, ainsi, la première tentative romanesque de représentation de la réalité dès lors que celle-ci ne se donne plus comme création divine. Zola fonde le cycle des Rougon-Macquart sur la question de l'hérédité, qu'il tient pour une version laïcisée du péché originel, et y montre le monde en désordre. Après la transition des Trois Villes, confirmant la "mort" de Dieu, les Evangiles remettent le monde à l'endroit. S'appuyant, de La Confession de Claude à Vérité, sur l'idée d'un possible salut de l'humanité, Zola a cherché à surmonter le rapport chrétien au monde, pour lui substituer la vision d'une humanité affranchie de toute forme de surnaturel, dotée d'une "force tranquille", et portant sa propre lumière.
Cet ouvrage a pour double objectif de dresser un bilan de l'état de la recherche sur la correspondance de Zola, et d'ouvrir de nouvelles perspectives de lecture et d'interprétation, à un moment où l'édition franco-canadienne de la correspondance en onze volumes est achevée, et où les lettres écrites par Zola à Jeanne Rozerot et à Alexandrine Zola sont publiées. Ces dernières ont fait l'objet de plusieurs analyses qui approfondissent l'écriture de l'intime, perspective jusqu'alors inexistante dans la critique zolienne portant sur la correspondance ; ces études permettent aussi de mettre en lumière des éléments jusqu'alors inconnus, le détail des étapes de l'engagement de Zola dans l'affaire Dreyfus et sa vie quotidienne lors de son exil en Angleterre (C. Grenaud-Tostain, J. -M. Pottier, S. Guermès). Mais ce volume fournit également l'occasion d'aborder d'autres aspects inédits, comme la correspondance reçue et non publiée (A. Pagès, M. Aynié) ou la collaboration épistolaire entre Zola, Alfred Bruneau et Louis Gallet (J. -S. Macke), de croiser les approches, dans une perspective sociologique (F. Giraud), linguistique (J. Rachwalska von Rejchwald) ou encore esthétique (L. Riou) ; enfin, d'analyser les échanges épistolaires de Zola avec ses pairs, aînés (B. Donatelli) ou cadets (K. Watanabe), ses disciples provisoires (K. Basilio) ou ses traducteurs en Angleterre (G. Woollen).
Sahouegnon Kokou ; Guermès Sophie ; Yaiche Francis
L'ouvrage de Kokou Sahouegnon constitue une analyse rigoureuse de l'écriture diglossique d'Olympe Bhêly-Quenum dans quatre romans : Un piège sans fin, Le Chant du lac, Un enfant d'Afrique, L'Initié. Outre le parcours personnel de l'auteur Olympe Bhêly-Quenum, il s'emploie à définir son statut d'écrivain africain, afro-européen. Kokou Sahouegnon établit comment, dans cette écriture romanesque, les mots des langues nationales béninoises sont insérés dans le texte en langue française comme de multiples touches impressionnistes. Cette réflexion, inscrite dans le contexte linguistique de la colonisation, constitue une contribution importante à la connaissance du système du plurilinguisme au Bénin où le français, langue officielle, côtoie de multiples langues.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour