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La religion de Zola
Guermès Sophie
CHAMPION
16,00 €
Épuisé
EAN :9782745314345
Comprendre l'?uvre de Zola comme une "somme a-théologique", tel est l'objet de cette étude, qui revient aux sources du mot "naturalisme". Avant d'être un ensemble de techniques littéraires, le naturalisme, dont la mission consiste à "faire le jour dans la nuit des vieilles croyances", a pour tâche de décrire la réalité, c'est-à-dire, selon les propres termes de Zola, "ce qui est, en dehors des actes de foi religieux". Le naturalisme excède donc nécessairement le domaine littéraire pour s'inscrire dans celui des idées. L'?uvre de Zola constitue, ainsi, la première tentative romanesque de représentation de la réalité dès lors que celle-ci ne se donne plus comme création divine. Zola fonde le cycle des Rougon-Macquart sur la question de l'hérédité, qu'il tient pour une version laïcisée du péché originel, et y montre le monde en désordre. Après la transition des Trois Villes, confirmant la "mort" de Dieu, les Evangiles remettent le monde à l'endroit. S'appuyant, de La Confession de Claude à Vérité, sur l'idée d'un possible salut de l'humanité, Zola a cherché à surmonter le rapport chrétien au monde, pour lui substituer la vision d'une humanité affranchie de toute forme de surnaturel, dotée d'une "force tranquille", et portant sa propre lumière.
Guermès Sophie ; Duncan Alastair B. ; Lih Emelyn ;
Ce volume rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu à l'université de Bretagne occidentale (Brest). La publication des lettres adressées par Nathalie Sarraute, lors de son premier séjour en Amérique du nord, à son mari Raymond, du 1er février au 14 mars 1964, a fourni l'occasion de s'interroger sur le succès que remportèrent outre-Atlantique des romanciers ayant pour point commun de se détourner des modes traditionnels de narration. Les Etats-Unis ont en effet souvent reconnu avant la France les écrivains du "Nouveau Roman" . Ils y ont rapidement été traduits, on les y a invités, leur oeuvre y a rayonné alors qu'elle restait marginale dans leur pays d'origine. Des spécialistes de renommée internationale analysent les séjours que firent aux Etats-Unis dans les années 60 Michel Butor, Claude Simon, Alain Robbe-Grillet, Samuel Beckett, Claude Ollier, Marguerite Duras et Robert Pinget, ainsi que la diffusion et la traduction de leurs romans en Amérique du nord. Ils démontrent aussi la façon dont fonctionnaient les réseaux américains. La réactivité des universitaires, traducteurs, attachés d'ambassade, dans le domaine culturel, leur a permis d'être les premiers à détecter les avant-gardes.
Résumé : Coédité par les éditions Mollat et l'Académie du vin de Bordeaux, ce livre illustré retrace, sous la forme de vingt-cinq portraits et d'un abécédaire, l'évolution du vignoble bordelais au cours des soixante dernières années, période de mutations décisives. Il s'appuie sur les témoignages de grands professionnels du vin (propriétaires, négociants, courtiers, universitaires), aux personnalités et aux parcours divers, qui ont transmis aux représentants des jeunes générations la mémoire de Bordeaux. On découvre les effets conjugués de la mécanisation et des progrès ?nologiques et agronomiques sur te changement du style et du goût des vins de Bordeaux ; mais aussi tes conséquences du gel de 1956 sur un vignoble jusqu'alors majoritairement producteur de vins blancs... On assiste à la généralisation progressive de la mise en bouteille au château, à la restructuration du négoce, à la création de nombreux organismes ; enfin, à la naissance des millésimes " modernes ". Des hommes et des femmes évoquent leur passion. Tous sont animés d'une volonté commune : défendre la qualité, mettre en valeur le terroir, promouvoir la culture des vins de Bordeaux.
Selon la Genèse, le monde est crée par la parole de Dieu : c'est donc une vision "poiétique" de l'univers que propose la Bible. Or, à partir des années 1850, la prise de conscience de la "mort de Dieu" envahit la poésie, qui ne cessera plus d'en témoigner. Quand la parole fondatrice perd sa résonance, il est nécessaire d'en faire surgir une autre : Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, puis quelques- uns de leurs héritiers au vingtième siècle, ont tenté de prendre le relais du Verbe qui s'était tu. Ainsi est née la poésie moderne, forcée de se définir à la fois par le christianisme et contre lui. Mais avec la perte de la croyance prend aussi fin l'expérience du lieu, associé dans la Bible à la parole de Dieu, conçu et vécu comme centre. L'espace de liberté qui s'ouvre est d'abord un espace vacant, où se défait l'une des dimensions les plus fondamentales de notre rapport au monde. Les poètes ont voulu combler ce manque : Rimbaud, Saint-John Perse, René Char, Yves Bonnefoy ont désigné des lieux où fonder leur parole, et donné à ces lieux une valeur épiphanique nouvelle. C'est à la poésie qu'est dévolue la tâche de "recommencer le sacré".