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LA POESIE MODERNE. Essai sur le lieu caché
Guermès Sophie
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738474094
Selon la Genèse, le monde est crée par la parole de Dieu : c'est donc une vision "poiétique" de l'univers que propose la Bible. Or, à partir des années 1850, la prise de conscience de la "mort de Dieu" envahit la poésie, qui ne cessera plus d'en témoigner. Quand la parole fondatrice perd sa résonance, il est nécessaire d'en faire surgir une autre : Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, puis quelques- uns de leurs héritiers au vingtième siècle, ont tenté de prendre le relais du Verbe qui s'était tu. Ainsi est née la poésie moderne, forcée de se définir à la fois par le christianisme et contre lui. Mais avec la perte de la croyance prend aussi fin l'expérience du lieu, associé dans la Bible à la parole de Dieu, conçu et vécu comme centre. L'espace de liberté qui s'ouvre est d'abord un espace vacant, où se défait l'une des dimensions les plus fondamentales de notre rapport au monde. Les poètes ont voulu combler ce manque : Rimbaud, Saint-John Perse, René Char, Yves Bonnefoy ont désigné des lieux où fonder leur parole, et donné à ces lieux une valeur épiphanique nouvelle. C'est à la poésie qu'est dévolue la tâche de "recommencer le sacré".
Un capitaine au visage impassible est tué lors d'une embuscade dans les Ardennes, en 1940, sous les yeux d'un soldat qui va entreprendre la reconstitution de l'enchaînement causal ayant abouti à cette mort. C'est d'une "causalité intérieure" que le récit rend compte. Paru en 1960, La Route des Flandres marque un tournant capital dans l'histoire littéraire française. Le roman, dont la structure rappelle celle d'une fugue, et dont les mots s'aimantent, apparaît en effet comme un vaste poème, faisant ainsi voler en éclats la distinction convenue entre prose et poésie. Claude Simon a voulu donner à la mort, cet évènement à la fois nécessaire et dérisoire, un caractère d'aventure solennelle. D'où une ambiguïté dynamique à plusieurs égards : le roman se métamorphose tour à tour en tragédie et en comédie ; souvent lyrique, parfois trivial, il allie foisonnement et rigueur. Surtout, La Route des Flandres, par sa complexité, son "architecture sensorielle" , sa fin ouverte, bouleverse les fausses symétries et dénonce le mensonge romanesque ; mais les vies du capitaine et de son ancêtre révolutionnaire sont délibérément conçues comme du "roman" .
Cet ouvrage a pour double objectif de dresser un bilan de l'état de la recherche sur la correspondance de Zola, et d'ouvrir de nouvelles perspectives de lecture et d'interprétation, à un moment où l'édition franco-canadienne de la correspondance en onze volumes est achevée, et où les lettres écrites par Zola à Jeanne Rozerot et à Alexandrine Zola sont publiées. Ces dernières ont fait l'objet de plusieurs analyses qui approfondissent l'écriture de l'intime, perspective jusqu'alors inexistante dans la critique zolienne portant sur la correspondance ; ces études permettent aussi de mettre en lumière des éléments jusqu'alors inconnus, le détail des étapes de l'engagement de Zola dans l'affaire Dreyfus et sa vie quotidienne lors de son exil en Angleterre (C. Grenaud-Tostain, J. -M. Pottier, S. Guermès). Mais ce volume fournit également l'occasion d'aborder d'autres aspects inédits, comme la correspondance reçue et non publiée (A. Pagès, M. Aynié) ou la collaboration épistolaire entre Zola, Alfred Bruneau et Louis Gallet (J. -S. Macke), de croiser les approches, dans une perspective sociologique (F. Giraud), linguistique (J. Rachwalska von Rejchwald) ou encore esthétique (L. Riou) ; enfin, d'analyser les échanges épistolaires de Zola avec ses pairs, aînés (B. Donatelli) ou cadets (K. Watanabe), ses disciples provisoires (K. Basilio) ou ses traducteurs en Angleterre (G. Woollen).
Comprendre l'?uvre de Zola comme une "somme a-théologique", tel est l'objet de cette étude, qui revient aux sources du mot "naturalisme". Avant d'être un ensemble de techniques littéraires, le naturalisme, dont la mission consiste à "faire le jour dans la nuit des vieilles croyances", a pour tâche de décrire la réalité, c'est-à-dire, selon les propres termes de Zola, "ce qui est, en dehors des actes de foi religieux". Le naturalisme excède donc nécessairement le domaine littéraire pour s'inscrire dans celui des idées. L'?uvre de Zola constitue, ainsi, la première tentative romanesque de représentation de la réalité dès lors que celle-ci ne se donne plus comme création divine. Zola fonde le cycle des Rougon-Macquart sur la question de l'hérédité, qu'il tient pour une version laïcisée du péché originel, et y montre le monde en désordre. Après la transition des Trois Villes, confirmant la "mort" de Dieu, les Evangiles remettent le monde à l'endroit. S'appuyant, de La Confession de Claude à Vérité, sur l'idée d'un possible salut de l'humanité, Zola a cherché à surmonter le rapport chrétien au monde, pour lui substituer la vision d'une humanité affranchie de toute forme de surnaturel, dotée d'une "force tranquille", et portant sa propre lumière.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !