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Karl Kraus et son temps
Krebs Gilbert ; Stieg Gerald
SORBONNE PSN
18,30 €
Épuisé
EAN :9782878549348
Né en 1874, Karl Kraus a été mêlé de loin ou de près, comme acteur, témoin ou juge, à tous les mouvements artistiques, intellectuels ou politiques qui agitèrent Vienne au début de notre siècle. Pendant plus de trente ans, de 1899 à sa mort en 1936, il fit paraître sa revue Die Fackel, qu'il finit par rédiger tout seul et dans laquelle il a publié la majeure partie de son ouvre. Pessimiste et lucide il combattit les travers de son temps et ses armes préférées furent la citation et la glose. Les spécialistes français, autrichiens, allemands, américains et hongrois dont les contributions sont réunies ici ont étudié tour à tour les rapports ambigus et apparemment changeants de Kraus avec la politique et les partis, ses prises de positions sur le sionisme, le nationalisme, la guerre et la paix, son attitude à l'égard de quelques grandes questions de son temps comme le féminisme, l'éducation, la théorie des masses ou le déclin de l'Occident, et ils ont analysé la stratégie et les armes du satiriste.
Le juvénilisme fut avec le féminisme un facteur important du changement social au XXe siècle. Il a permis à la jeunesse, catégorie sociale émergente dans le cadre des sociétés industrielles naissantes, d'affirmer sa spécificité et de trouver sa place. Comme tout mouvement social, le juvénilisme a présenté des visages différents selon les sociétés et selon les moments. Le présent ouvrage retrace son histoire en Allemagne, entre le début du XXe siècle et la fin de la Seconde Guerre mondiale, et montre que les avatars du mouvement, depuis ses débuts néoromantiques jusqu'à la débâcle de 1945, reflètent les bouleversements qui ont secoué l'Allemagne durant ce demi-siècle et changé progressivement les rapports entre la société et la jeunesse. Considérée par certains comme un possible recours contre la catastrophe qui menaçait l'Allemagne à la fin des années 1920, la jeune génération porteuse du message juvéniliste ne sut pas répondre à cette attente et eut aussi, par son utopisme, sa part de responsabilité dans l'arrivée au pouvoir du national-socialisme et dans le désastre final.
Résumé : L'arrivée au pouvoir, en janvier 1933, du parti national-socialiste a sans aucun doute constitué une césure importante dans l'histoire politique et sociale de l'Allemagne. Avant de se terminer dans l'horreur de crimes sans précédents dans l'histoire moderne et de précipiter l'Allemagne et, avec elle, une partie du monde dans le malheur, le régime a entrepris de remodeler en Allemagne même la société et l'Etat selon ses vues. Ce sont quelques aspects de ces transformations que présentent les seize études en français reproduites ici. Sans négliger les problèmes théoriques de l'interprétation du national-socialisme et sans ignorer les controverses récentes sur un passé qui a laissé tant de traces douloureuses, elles analysent, sur le plan structurel comme au niveau de la micro-histoire, les conditions, les circonstances, les méthodes et les conséquences de ces bouleversements.
Résumé : Dix années c'est peu au regard de l'histoire, mais c'est, dans le cas de l'Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'intervalle qui sépare le chaos de l'ordre retrouvé, la misère de la prospérité. C'est le temps qu'il a fallu à un pays mis au ban de l'humanité à cause des crimes abominables commis en son nom, entièrement occupé et placé sous tutelle par ses vainqueurs, pour retrouver sa place dans la communauté des nations, sa souveraineté presque complète et même ses forces armées. Mais s'agit-il encore de la même Allemagne ? Peut-on parler de restauration ? Dans quelles conditions, au prix de quels sacrifices ce rétablissement a-t-il été possible ? Quel a été, dans cet histoire, le rôle des Alliés et de leurs affrontements ? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles les spécialistes français et allemands - germanistes, historiens, économistes et juristes - réunis à Paris en novembre 1995, cinquante ans après la fin de la guerre, ont tenté de répondre. Ce sont leurs réponses que le public trouvera dans les quinze études en langue française réunies dans ce volume.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.