Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Allemagne 1945-1955. De la capitulation à la division
Krebs Gilbert ; Schneilin Gérard
SORBONNE PSN
18,29 €
Épuisé
EAN :9782910212056
Dix années c'est peu au regard de l'histoire, mais c'est, dans le cas de l'Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'intervalle qui sépare le chaos de l'ordre retrouvé, la misère de la prospérité. C'est le temps qu'il a fallu à un pays mis au ban de l'humanité à cause des crimes abominables commis en son nom, entièrement occupé et placé sous tutelle par ses vainqueurs, pour retrouver sa place dans la communauté des nations, sa souveraineté presque complète et même ses forces armées. Mais s'agit-il encore de la même Allemagne ? Peut-on parler de restauration ? Dans quelles conditions, au prix de quels sacrifices ce rétablissement a-t-il été possible ? Quel a été, dans cet histoire, le rôle des Alliés et de leurs affrontements ? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles les spécialistes français et allemands - germanistes, historiens, économistes et juristes - réunis à Paris en novembre 1995, cinquante ans après la fin de la guerre, ont tenté de répondre. Ce sont leurs réponses que le public trouvera dans les quinze études en langue française réunies dans ce volume.
Si la recherche internationale a longtemps, pour diverses raisons, minimisé, dévié, voire nié l'importance et le rôle de la résistance et de l'exil dans la lutte contre le national-socialisme, il n'en va plus de même aujourd'hui. Le colloque qui a réuni du 11 au 15 décembre 1997 d'éminents spécialistes allemands et français s'est proposé de répondre à une série de questions fondamentales à propos de l'exil et de la résistance allemands et internationaux. La convergence s'est fait chez les intervenants sur trois points essentiels. En premier lieu sur la réalité et la relative importance de l'exil et de la résistance. En second lieu, les chercheurs, suivant en cela l'orientation générale de la recherche actuelle, s'accordent à dire que l'exil - le terme d'émigration étant considéré comme équivalent - fut bien chez beaucoup une action de résistance. Enfin, plusieurs intervenants ont insisté sur l'interaction entre exil et résistance, certains émigrés bien placés ayant servi, selon la formule de Klemnes von Klemperer, de " maillon entre la résistance allemande et l'étranger ".
Résumé : L'arrivée au pouvoir, en janvier 1933, du parti national-socialiste a sans aucun doute constitué une césure importante dans l'histoire politique et sociale de l'Allemagne. Avant de se terminer dans l'horreur de crimes sans précédents dans l'histoire moderne et de précipiter l'Allemagne et, avec elle, une partie du monde dans le malheur, le régime a entrepris de remodeler en Allemagne même la société et l'Etat selon ses vues. Ce sont quelques aspects de ces transformations que présentent les seize études en français reproduites ici. Sans négliger les problèmes théoriques de l'interprétation du national-socialisme et sans ignorer les controverses récentes sur un passé qui a laissé tant de traces douloureuses, elles analysent, sur le plan structurel comme au niveau de la micro-histoire, les conditions, les circonstances, les méthodes et les conséquences de ces bouleversements.
Was ist des Deutschen Vaterland ? " Mit diesen Worten formuliert Ernst Moritz Arndt im Jahre 1813 eine Frage, die wie ein Leitmotiv das gesamte XIX. Jahrhundert durchzieht. Was ist Deutschland ? Wo sind seine Grenzen ? Wer soll es führen ? Welche Verfassung wird es bekommen ? Diese Probleme sind es vor allem. Die die Deutschen auf ihrem Weg zur staalitchen Einheit beschäftigen. Andere Themen schwingen immer mit, die gegen Ende des Jahrhunderts - nach vollzogener Reichsgründgung - in der Vodergrund treten : einerseits das Problem der inneren Einheit einer in Stämme, Stände, Konfessionen und klassen zersplitterten Nation, andererseits das Streben nach Machterweiterung, nach Welgeltung für das neuerstandene Deutsche Reich. Die hier wiedergegebenen Texte und Dokumente (Auszüge aus Politischen Schriften, Briefen, Verfassungs - Gesetzes- und Vertragstexten, Gedichten, Zeitungsartikeln usw. Sowie karten und Statistiken) dokumentieren - unter besonderer Berück - sichtigung dieser vielfältigen Einheits- und Identitätsthematik - den Weg Deutschlands vom Ende des Heiligen Römischen Reichs Deutscher Nation 1806 bis zum Zusammenbruch des deutschen kaiserreichs im Jahre 1918.
Au cours des années 1980, la notion de Mitteleuropa, d'une Europe centrale qui n'appartiendrait ni à l'Ouest ni à l'Est, a connu un regain de faveur en Allemagne et en Autriche, mais aussi dans les pays d'Europe centrale se trouvant dans la sphère d'influence soviétique.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.