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Les avatars du juvénilisme allemand (1896-1945)
Krebs Gilbert
SORBONNE PSN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782878546613
Le juvénilisme fut avec le féminisme un facteur important du changement social au XXe siècle. Il a permis à la jeunesse, catégorie sociale émergente dans le cadre des sociétés industrielles naissantes, d'affirmer sa spécificité et de trouver sa place. Comme tout mouvement social, le juvénilisme a présenté des visages différents selon les sociétés et selon les moments. Le présent ouvrage retrace son histoire en Allemagne, entre le début du XXe siècle et la fin de la Seconde Guerre mondiale, et montre que les avatars du mouvement, depuis ses débuts néoromantiques jusqu'à la débâcle de 1945, reflètent les bouleversements qui ont secoué l'Allemagne durant ce demi-siècle et changé progressivement les rapports entre la société et la jeunesse. Considérée par certains comme un possible recours contre la catastrophe qui menaçait l'Allemagne à la fin des années 1920, la jeune génération porteuse du message juvéniliste ne sut pas répondre à cette attente et eut aussi, par son utopisme, sa part de responsabilité dans l'arrivée au pouvoir du national-socialisme et dans le désastre final.
Pendant longtemps, les recherches sur les transferts culturels se sont concentrées sur les acteurs institutionnels, sur les " influences " réciproques et sur les " images " de l'autre circulant entre les nations. Le rôle important joué dans ces échanges et ces contacts par la société civile, à travers certains groupes sociaux ou professionnels plus mobiles et réceptifs que d'autres (par exemple les milieux universitaire, littéraire et artistique) ou à travers des initiatives individuelles ou collectives n'a été vraiment mis en lumière que récemment. Cette médiation culturelle et sociale " à la base " a existé hier comme aujourd'hui. Mais son rôle devient particulièrement évident et essentiel quand elle doit pallier les insuffisances des canaux traditionnels ou rétablir les contacts et les échanges suspendus par quelque catastrophe historique : les relations franco-allemandes de l'entre-deux-guerres en sont un bon exemple. Les études réunies ici informent sur cette évolution récente de la recherche et explorent différents aspects de la présence culturelle française dans la capitale allemande à l'époque de la République de Weimar. Elles montrent comment, en dehors de la diplomatie officielle, des initiatives personnelles ou les efforts de certaines organisations et institutions non gouvernementales ont réussi, dans l'esprit des traités de Locarno, à rétablir de nombreux contacts prometteurs. Récupérées, dévoyées et anéanties par le national-socialisme, ces amorces de rapprochement ont fini par porter leurs fruits dans la deuxième moitié du XXe siècle.
Né en 1874, Karl Kraus a été mêlé de loin ou de près, comme acteur, témoin ou juge, à tous les mouvements artistiques, intellectuels ou politiques qui agitèrent Vienne au début de notre siècle. Pendant plus de trente ans, de 1899 à sa mort en 1936, il fit paraître sa revue Die Fackel, qu'il finit par rédiger tout seul et dans laquelle il a publié la majeure partie de son ouvre. Pessimiste et lucide il combattit les travers de son temps et ses armes préférées furent la citation et la glose. Les spécialistes français, autrichiens, allemands, américains et hongrois dont les contributions sont réunies ici ont étudié tour à tour les rapports ambigus et apparemment changeants de Kraus avec la politique et les partis, ses prises de positions sur le sionisme, le nationalisme, la guerre et la paix, son attitude à l'égard de quelques grandes questions de son temps comme le féminisme, l'éducation, la théorie des masses ou le déclin de l'Occident, et ils ont analysé la stratégie et les armes du satiriste.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.