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Les fantômes de Breslau une enquète d'Eberhard Mock
Krajewski Marek ; Carlier Margot
FOLIO
9,20 €
Épuisé
EAN :9782070438228
Dans la ville polonaise de Breslau, en 1919, sous occupation allemande, Eberhard Mock occupe le poste d?inspecteur à la Brigade des Moeurs. Aucun bordel, aucune prostituée, ne sont inconnus à cet homme amateur de bonne chair, de femmes et de vodka. Mock, depuis la fin de la Grande Guerre est cependant victime de cauchemars atroces et réguliers que seul l?alcool permet d?éviter. C?est dans ce contexte, après une nuit passablement agitée, que le subordonné de Mock vient lui annoncer que quatre jeunes hommes habillés en marin viennent d?être trouvés atrocement mutilés sur une petite île de l?Oder. La police trouve près des victimes une feuille avec une citation de la Bible adressée à Mock lui-même. Cette enquête marquée par le désoeuvrement de l?après-guerre, le crime, les établissements douteux et l?émergence de ladrogue, va faire ressurgir le passé encore très proche de l?inspecteur et, bien sûr, de nouveaux meurtres sont commis?
Vienne, mardi 23 mars 1954, deux heures de l'après-midiWalter Kridl, le réceptionniste de l'hôtel Kârntnerhof à Vienne, dans un tintement de clés agacé, observait d'un oeil suspicieux le vieil homme qui venait de se laisser choir lourdement dans un fauteuil du hall et s'éventait avec son chapeau, son front dégoulinait de sueur à cause de la chaleur de cette journée printanière. Kridl se méfiait de ces clients à l'élégance ostentatoire: leur chevalière, leur épingle de cravate et leurs boutons de manchette étincelants, leurs mèches plaquées sur le crâne, souvent gominées, lui faisaient penser à ces contrebandiers, gangsters et autres agents secrets qui amassaient des fortunes dans le commerce illicite sévissant entre les secteurs d'occupation de la métropole des bords du Danube. Ils cherchaient à dissimuler leur ancienne identité - pour certains, nazie - derrière une barbe drue et d'épaisses lunettes de soleil, et leur impuissance sénile avec des prostituées qui les accompagnaient dans leur chambre. Regardez-moi celui-là avec ses guibolles écartées! commentait Kridl dans son for intérieur en lançant un nouveau regard hostile au vieil homme. Vous allez voir qu'il va tapoter sa cigarette sur son étui fabriqué à coup sûr avec les dents en or des Juifs, faire des volutes de fumée odorantes et m'appeler d'un claquement de doigts pour me demander de lui procurer «une fille aux formes épanouies»! Or, le comportement de ce dernier démentit les présomptions du réceptionniste: non seulement il ne lui demanda rien, mais il ne fuma même pas. Sa barbe rêche et touffue, ainsi que ses énormes lunettes noires ne cachaient pas un passé honteux mais des cicatrices blanches et roses de brûlures - à moins que ce ne fût les deux. Kridl ne démordait pas pour autant de son idée. Le reste - la chevalière, la gourmette en or, les chaussures cirées comme un miroir, la mélodie étrange et inconnue de son allemand - ne cessait de l'inquiéter car il correspondait au stéréotype du gros bonnet viennois qui nage dans des eaux troubles.Les types qui apparurent dans l'escalier l'inquiétèrent à leur tour. Il les avait vus pour la première fois la veille, quand les quatre jeunes gens avaient fait irruption dans le hall en traînant un homme ivre dont le chapeau était baissé sur les yeux. Après l'avoir lâché dans le fauteuil où se vautrait maintenant le vieux à la figure brûlée, ils avaient mentionné une réservation effectuée quelques jours plus tôt par la Polizeidirektion. Sans poser de questions, après un rapide coup d'oeil sur une carte de police établie au nom de Jörg Hanuschek, Kridl avait tendu à son détenteur la clé de la chambre n° 5 puis glissé prestement dans sa poche le billet de vingt schillings qu'on lui avait jeté. Les chaussures de l'homme hissé par les jeunes gens butaient contre les marches de l'escalier; les vestes étriquées des policiers paraissaient prêtes à craquer. Au bout d'un moment, il avait branché le système d'écoute - installé par la Gestapo peu après la joyeuse annexion de l'Autriche au IIIe Reich et toujours en état de marche -, tourné le bouton sur le 5 et collé son oreille cramoisie, avide de curiosité, au vieux tube. Malheureusement, à sa grande déception, les seuls sons qu'il avait interceptés durant ces vingt-quatre heures n'avaient été que des pas sur le plancher et des bruits de chasse d'eau. Dans la chambre n° 5, personne n'avait prononcé un mot.
Breslau, en Pologne, dans les années 1920. Dans un appartement bourgeois, deux prostituées sont retrouvées mortes, les dents de devant arrachées. On confie l'affaire à Eberhard Mock, sergent-chef à la brigade des Moeurs, pour qu'il mette la main sur l'auteur de cette effroyable mise en scène. Grâce à ses penchants prononcés pour la chair et l'alcool, aucun bordel, aucun cabaret, aucun proxénète ne lui sont inconnus. Touché par cette horreur, il s'acharne et fait jouer toutes ses relations pour mener l'enquête. Rien ne lui fait peur... Ni le respect de la hiérarchie, ni les interrogatoires musclés rondement menés en terrain hostile... Cependant, quand il s'avère que ce sont ses empreintes que l'on retrouve sur l'arme du crime, il ne s'agit plus pour Mock d'une simple investigation. Manipulation et corruption se mêlent au sang versé. Et s'il doit faire la lumière sur cette affaire, ce n'est plus seulement pour rétablir l'honneur des deux jeunes disparues, mais aussi pour sauver sa peau...
1927: l?inspecteur Mock se retrouve à enquêter sur un tueur en série ayant commis plusieurscrimes marqués par une mise en scène sordide. Les morts s?amoncèlent mais ne se ressemblent pas: un chômeur enchaîné et emmuré vivant dans son réduit, un sympathisant du parti nazi découpé en morceaux, un sénateur corrompu assassiné avec une prostituée dans une maison close? Après de recherches minutieuses dans les archives de la ville, où il étudie les pages des Antiquitates Silesiacae (un ouvrage du moyen-âge répertoriant des crimes commis en Silésie), Mock découvre que chaque assassinat fait référence à un meurtre perpétré plusieurs siècles auparavant. Dans le même temps, un individu ténébreux à la tête d?une secte millénariste, le prince Orloff, donne une série de conférences à Breslau dans lesquelles il prédit la venue de l?antéchrist. Pour le prince, cette série de crimes ne fait qu?annoncer la fin du monde et il entend bien profiter du climat de panique qui règne à Breslau pour faire avancer ses idées. C?est oublier un peu vite le rationalisme de Mock, qui entend bien faire la lumière sur cette affaire et faire taire les superstitieux de tous bords? Outre une intrigue policière parfaitement menée, Fin du monde à Breslau recrée à merveille l?atmosphère des années 20 en Europe centrale. Dès les premières pages, le lecteur plonge avec délectation et gourmandise dans une ambiance délicieusement désuète et surannée. L?auteur brosse un tableau à la fois exotique et fascinant de cette ville polonaise: belles femmes éthérées, aristocrates dépravés, membres de sectes et morphinomanes évoluent dans un décor de ruelles recouvertes de neiges, entre bars, restaurants, maisons closes, opéra, théâtres et casinos? Sans oublier bien sûr notre héros, Eberhart Mock: un inspecteur sanguin porté sur l?alcool et les jolies femmes, qui soigne ses gueules de bois légendaires (et les dépressions qui leur sont associées) en menant l?enquête à coups de poing et de remarques lapidaires?
Breslau, en Pologne, dans les années 1920. Dans un appartement bourgeois, deux prostituées sont retrouvées mortes, les dents de devant arrachées. On confie l'affaire à Eberhard Mock, sergent-chef à la brigade des Moeurs, pour qu'il mette la main sur l'auteur de cette effroyable mise en scène. Grâce à ses penchants prononcés pour la chair et l'alcool, aucun bordel, aucun cabaret, aucun proxénète ne lui sont inconnus. Touché par cette horreur, il s'acharne et fait jouer toutes ses relations pour mener l'enquête. Rien ne lui fait peur... Ni le respect de la hiérarchie, ni les interrogatoires musclés rondement menés en terrain hostile... Cependant, quand il s'avère que ce sont ses empreintes que l'on retrouve sur l'arme du crime, il ne s'agit plus pour Mock d'une simple investigation. Manipulation et corruption se mêlent au sang versé. Et s'il doit faire la lumière sur cette affaire, ce n'est plus seulement pour rétablir l'honneur des deux jeunes disparues, mais aussi pour sauver sa peau...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero