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La peste à Breslau
Krajewski Marek ; Carlier Margot ; Laurent Maryla
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070122493
Breslau, en Pologne, dans les années 1920. Dans un appartement bourgeois, deux prostituées sont retrouvées mortes, les dents de devant arrachées. On confie l'affaire à Eberhard Mock, sergent-chef à la brigade des Moeurs, pour qu'il mette la main sur l'auteur de cette effroyable mise en scène. Grâce à ses penchants prononcés pour la chair et l'alcool, aucun bordel, aucun cabaret, aucun proxénète ne lui sont inconnus. Touché par cette horreur, il s'acharne et fait jouer toutes ses relations pour mener l'enquête. Rien ne lui fait peur... Ni le respect de la hiérarchie, ni les interrogatoires musclés rondement menés en terrain hostile... Cependant, quand il s'avère que ce sont ses empreintes que l'on retrouve sur l'arme du crime, il ne s'agit plus pour Mock d'une simple investigation. Manipulation et corruption se mêlent au sang versé. Et s'il doit faire la lumière sur cette affaire, ce n'est plus seulement pour rétablir l'honneur des deux jeunes disparues, mais aussi pour sauver sa peau...
1927: l?inspecteur Mock se retrouve à enquêter sur un tueur en série ayant commis plusieurscrimes marqués par une mise en scène sordide. Les morts s?amoncèlent mais ne se ressemblent pas: un chômeur enchaîné et emmuré vivant dans son réduit, un sympathisant du parti nazi découpé en morceaux, un sénateur corrompu assassiné avec une prostituée dans une maison close? Après de recherches minutieuses dans les archives de la ville, où il étudie les pages des Antiquitates Silesiacae (un ouvrage du moyen-âge répertoriant des crimes commis en Silésie), Mock découvre que chaque assassinat fait référence à un meurtre perpétré plusieurs siècles auparavant. Dans le même temps, un individu ténébreux à la tête d?une secte millénariste, le prince Orloff, donne une série de conférences à Breslau dans lesquelles il prédit la venue de l?antéchrist. Pour le prince, cette série de crimes ne fait qu?annoncer la fin du monde et il entend bien profiter du climat de panique qui règne à Breslau pour faire avancer ses idées. C?est oublier un peu vite le rationalisme de Mock, qui entend bien faire la lumière sur cette affaire et faire taire les superstitieux de tous bords? Outre une intrigue policière parfaitement menée, Fin du monde à Breslau recrée à merveille l?atmosphère des années 20 en Europe centrale. Dès les premières pages, le lecteur plonge avec délectation et gourmandise dans une ambiance délicieusement désuète et surannée. L?auteur brosse un tableau à la fois exotique et fascinant de cette ville polonaise: belles femmes éthérées, aristocrates dépravés, membres de sectes et morphinomanes évoluent dans un décor de ruelles recouvertes de neiges, entre bars, restaurants, maisons closes, opéra, théâtres et casinos? Sans oublier bien sûr notre héros, Eberhart Mock: un inspecteur sanguin porté sur l?alcool et les jolies femmes, qui soigne ses gueules de bois légendaires (et les dépressions qui leur sont associées) en menant l?enquête à coups de poing et de remarques lapidaires?
Shifumi revisite la traditionnelle bataille de cartes en utilisant les règles du jeu " Pierre, Feuille, Ciseaux et... . Puits ". Le but est de remporter toutes les cartes de son adversaire. Attention : à tout moment, 2 jokers peuvent dynamiter ou renverser la partie !
Breslau, en Pologne, dans les années 1920. Dans un appartement bourgeois, deux prostituées sont retrouvées mortes, les dents de devant arrachées. On confie l'affaire à Eberhard Mock, sergent-chef à la brigade des Moeurs, pour qu'il mette la main sur l'auteur de cette effroyable mise en scène. Grâce à ses penchants prononcés pour la chair et l'alcool, aucun bordel, aucun cabaret, aucun proxénète ne lui sont inconnus. Touché par cette horreur, il s'acharne et fait jouer toutes ses relations pour mener l'enquête. Rien ne lui fait peur... Ni le respect de la hiérarchie, ni les interrogatoires musclés rondement menés en terrain hostile... Cependant, quand il s'avère que ce sont ses empreintes que l'on retrouve sur l'arme du crime, il ne s'agit plus pour Mock d'une simple investigation. Manipulation et corruption se mêlent au sang versé. Et s'il doit faire la lumière sur cette affaire, ce n'est plus seulement pour rétablir l'honneur des deux jeunes disparues, mais aussi pour sauver sa peau...
Vienne, mardi 23 mars 1954, deux heures de l'après-midiWalter Kridl, le réceptionniste de l'hôtel Kârntnerhof à Vienne, dans un tintement de clés agacé, observait d'un oeil suspicieux le vieil homme qui venait de se laisser choir lourdement dans un fauteuil du hall et s'éventait avec son chapeau, son front dégoulinait de sueur à cause de la chaleur de cette journée printanière. Kridl se méfiait de ces clients à l'élégance ostentatoire: leur chevalière, leur épingle de cravate et leurs boutons de manchette étincelants, leurs mèches plaquées sur le crâne, souvent gominées, lui faisaient penser à ces contrebandiers, gangsters et autres agents secrets qui amassaient des fortunes dans le commerce illicite sévissant entre les secteurs d'occupation de la métropole des bords du Danube. Ils cherchaient à dissimuler leur ancienne identité - pour certains, nazie - derrière une barbe drue et d'épaisses lunettes de soleil, et leur impuissance sénile avec des prostituées qui les accompagnaient dans leur chambre. Regardez-moi celui-là avec ses guibolles écartées! commentait Kridl dans son for intérieur en lançant un nouveau regard hostile au vieil homme. Vous allez voir qu'il va tapoter sa cigarette sur son étui fabriqué à coup sûr avec les dents en or des Juifs, faire des volutes de fumée odorantes et m'appeler d'un claquement de doigts pour me demander de lui procurer «une fille aux formes épanouies»! Or, le comportement de ce dernier démentit les présomptions du réceptionniste: non seulement il ne lui demanda rien, mais il ne fuma même pas. Sa barbe rêche et touffue, ainsi que ses énormes lunettes noires ne cachaient pas un passé honteux mais des cicatrices blanches et roses de brûlures - à moins que ce ne fût les deux. Kridl ne démordait pas pour autant de son idée. Le reste - la chevalière, la gourmette en or, les chaussures cirées comme un miroir, la mélodie étrange et inconnue de son allemand - ne cessait de l'inquiéter car il correspondait au stéréotype du gros bonnet viennois qui nage dans des eaux troubles.Les types qui apparurent dans l'escalier l'inquiétèrent à leur tour. Il les avait vus pour la première fois la veille, quand les quatre jeunes gens avaient fait irruption dans le hall en traînant un homme ivre dont le chapeau était baissé sur les yeux. Après l'avoir lâché dans le fauteuil où se vautrait maintenant le vieux à la figure brûlée, ils avaient mentionné une réservation effectuée quelques jours plus tôt par la Polizeidirektion. Sans poser de questions, après un rapide coup d'oeil sur une carte de police établie au nom de Jörg Hanuschek, Kridl avait tendu à son détenteur la clé de la chambre n° 5 puis glissé prestement dans sa poche le billet de vingt schillings qu'on lui avait jeté. Les chaussures de l'homme hissé par les jeunes gens butaient contre les marches de l'escalier; les vestes étriquées des policiers paraissaient prêtes à craquer. Au bout d'un moment, il avait branché le système d'écoute - installé par la Gestapo peu après la joyeuse annexion de l'Autriche au IIIe Reich et toujours en état de marche -, tourné le bouton sur le 5 et collé son oreille cramoisie, avide de curiosité, au vieux tube. Malheureusement, à sa grande déception, les seuls sons qu'il avait interceptés durant ces vingt-quatre heures n'avaient été que des pas sur le plancher et des bruits de chasse d'eau. Dans la chambre n° 5, personne n'avait prononcé un mot.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.