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Le génocide des Laris au Congo
Kounkou Dominique
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343157603
Le génocide est un fléau pour l'humanité ; les Laris au Congo le savent très bien. Ils ne meurent que de génocide, jamais de mort naturelle ! Dans toute l'histoire politique du Congo, ils ont connu persécutions, crimes et génocide. Pour une première fois un ouvrage parle d'eux, de l'idéologie de la haine qui a justifié la programmation de leur extermination. Qu'on les haïsse est une chose, mais qu'on leur enlève le droit à l'existence de père en fils, cela dépasse la ligne rouge. L'auteur, au moyen d'une enquête en continu, découvre que l'illusion de l'impunité de Sassou Nguesso, de son fils Christel et de tous les exécuteurs d'ordres les pousse à commettre des crimes de sang et des crimes économiques. En outre, quelle est la responsabilité des industries pétrolières ? Les présidents français et les réseaux financés par l'argent des Congolais, détournés par Sassou et son fils Christel, ne seraient-ils pas les complices de ce vaste génocide des Laris ? Au père, le sang des Congolais ; au fils, l'argent du sang des Congolais !
Le XXIe siècle s'ouvre dans un contexte officiellement fait de pluralisme, de tolérance et de respect des différences. Or, la religion semble encore constituer un problème au sein de la République. Une certaine laïcité en est arrivée peu à peu à marginaliser, voire exclure des citoyens, en raison de leurs pratiques religieuses. Sociologue des religions, le pasteur Dominique Kounkou est allé à la rencontre de ces hommes et de ces femmes, au-delà de tout préjugé. Cet ouvrage est le fruit de ces rencontres. Il donne l'occasion à ces citoyens de témoigner publiquement de ce qu'ils ressentent, comme des discriminations, dues à leur croyance . des termes forts, des mots durs qu'on refuse parfois d'entendre. Ira-t-on jusqu'à une autre guerre des religions ? Non plus celle des catholiques contre les protestants, mais celle de laïcs croyants contre des laïcs incroyants ? A l'heure où l'on assiste justement en France à une résurgence des affirmations diverses de la vie religieuse, quelle place la République accorde-t-elle à la religion ? La religion serait-elle devenue une anomalie républicaine ?
1er janvier 2002 : l'euro entre en vigueur. La France est devenue, en principe, juridiquement incapable de soutenir la zone franc, avec sa monnaie à tiers garant : le Franc C.F.A. Les accords de coopération signés entre la France et les pays africains sont-ils encore valables maintenant que la France est membre de l'Union européenne et que le franc français n'existe plus ? N'est-on pas en présence d'une substitution de fait anticonventionnelle de l'Union européenne à la France ? Dans cette relation, les Etats africains ne se retrouveraient-ils pas pris au piège ? Ne sont-ils pas déjà dans une position de contrainte assimilable à la théorie des traités inégaux ? Or, par la convention de coopération monétaire signée le 22 novembre 1972, à Brazzaville, au Congo, entre les Etats membres de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (B.E.A.C.) et la République française, les Etats se sont engagés à respecter intuitu personae les obligations convenues. Il faudrait nécessairement renégocier ces accords pour prendre en compte ces changements géopolitiques. La situation est donc capitale pour les pays africains. Pour l'Union européenne, l'opportunité de choisir la politique de la prospérité durable est si belle qu'elle démontrerait ainsi qu'elle n'est pas un conglomérat d'Etats coloniaux. Ce livre est un audit mené dans ce but avec les outils du Droit International Monétaire. Il s'inscrit au cœur même de la question de fond : le temps de la monnaie africaine n'est-il pas arrivé ?
Quand Max Weber parle de l'éthique protestante du capitalisme, il traduit avec ses mots de sociologue comment le réveil religieux des sectes baptistes a donné naissance à une société planétaire de la confiance capable de faire naître la prospérité des peuples. Aujourd'hui, ce livre veut démontrer que, sous la cendre des sectes que partout l'on stigmatise, brûle le feu du réveil religieux qui précède l'aurore d'une société de l'éthique et de la confiance.
Le chant du piroguier est le chant de notre peuple toujours en marche qui ne peut dormir, car il sait très bien qu'on ne dort jamais sur la pirogue lancée en pleine mer. De génération en génération, il continue sa traversée des océans pour retrouver sa position de ba-ntou, l'élu. Il tire ses ressources dans cette détermination : "Qui de nous aura vécu sans vivre, n'aura pas vécu. Qui de nous ne sera devenu un tronc d'arbre, qui dans la profondeur de la terre laisse des racines qui se marient à d'autres racines d'autres nègres qui donneront d'autres troncs aux racines profondes jusque dans l'éternité, n'aura pas vécu. Mais n'est nègre que le vrai juif qui a marché sur les pas du Fils de l'Homme, nègre. ". . Tel est le chant du piroguier, dédié à Aimé Césaire, le fils de Matsoua.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.