Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Du fosterage à l'adoption pleinière. L'adoption des enfants de la pouponnière d'Adjamé (Abidjan, Côt
Kouadio Edwige
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343122311
En Afrique traditionnelle, tout adulte ressentait comme un devoir de s'occuper de l'éducation des enfants y compris ceux dont il n'est pas le géniteur. Plus précisément, ce qu'on appelle aujourd'hui la parentalité renvoie à la responsabilité assumée par un adulte vis-à-vis de l'enfant. C'est ce que nous oblige à comprendre le fosterage. En effet, dans les sociétés traditionnelles, le fosterage (ou confiage) est une pratique sociale et culturelle qui consiste à confier temporairement (suppléance) ou durablement (substitution) un enfant à un tiers digne de confiance. Ainsi, par le fosterage, les sociétés africaines montrent qu'il n'est pas nécessaire d'être géniteur d'un enfant pour assurer à son égard la fonction de parent. Le fosterage a longtemps questionné les chercheurs occidentaux travaillant sur la famille et l'éducation de l'enfant. Ils ont créé le terme original de fosterage pour désigner cette pratique qui leur était étrangère. Toutefois, lorsque les pays occidentaux ont commencé à connaître, à partir des années 1970, une transformation importante de la famille, le fosterage pouvait prendre à leurs yeux un tout autre sens. De fait, le fosterage permet de comprendre que la parentalité, qui renvoie à des registres explicatifs différents, met surtout en évidence la notion de responsabilité, au sens anthropologique et pas seulement légal du terme. L'objectif de cette étude est de partir de la pratique traditionnelle du fosterage pour comprendre les pratiques de soutien à l'enfant que sont l'accueil dans les pouponnières et l'adoption plénière.
En Afrique, Jean-Marc Ela est l'un de ceux qui ont assigné une mission de libération ou de salut intégral à la théologie. Oui, cet éminent homme de culture a su mener la réflexion et la recherche théologiques d'une manière contextuelle et ce, à partir de la Bible, de la Tradition de l'Eglise et des réalités de la société africaine. Sa foi, son espérance et sa fidélité ont été pour lui le moteur de son engagement. Ce prophète de notre temps, à l'instar de son Divin Maître, n'a pas fait l'unanimité ; ses écrits, ses prises de position, sa vie et son engagement aux côtés des pauvres lui ont valu l'exil ou mieux la mort en exil. Son héritage est pour les générations actuelles et futures un trésor à fructifier... Au risque d'être sage à l'idée des autres, j'invite chacun à la lecture personnelle de cet ouvrage, pour découvrir plus en profondeur l'héritage de Jean-Marc Ela. Le tout vise le salut de l'Afrique et des Africains par les Africains eux-mêmes en Jésus-Christ. Y.K.M.
L'analyse que Jean Kouadio réalise de la crise africaine, vieille de plusieurs décennies — et dont le 11 avril 2011 n'est qu'un point d'aboutissement épisodique et éphémère qui ne clôt malheureusement pas cette époque — est que l'Afrique se complaît dans sa soumission, sa domination et son humiliation forcées par ceux qui continuent de la régenter. La conjonction simultanée et déchaînée des événements dans le pays et en Libye, avec les mêmes acteurs internationaux, ont plongé l'auteur, pour toujours, dans une méditation douloureuse. Le silence grave et assourdissant observé par les autorités africaines, dont la voix porte, ou leur soutien à Nicolas Sarkozy — qui ne luttait pas pour sauver un peuple d'un "dictateur", mais seulement pour installer son propre ami à la présidence d'un pays encore colonisé — ont décidé définitivement Jean Kouadio à croire que le combat pour la liberté en Afrique devait se poursuivre à tout prix. Tant pis pour ceux d'entre nous qui, vautrés dans leur tour d'ivoire ou profitant malicieusement et indignement de quelque avantage souvent ambigu, continuent de croire que nos aînés l'ont déjà mené et que nous autres, leurs descendants, ne devons qu'en profiter, quelles que soient les circonstances...
La dégradation de l'environnement politique ivoirien depuis l'instauration du multipartisme en 1990 est indéniable. Cet ouvrage est non seulement un témoignage sur cette tragédie mais aussi un appel pressant à la démocratie.
C'est en 1995, alors qu'il était à Korhogo dans le cadre de l'exercice de sa profession, qu'il a été victime d'une attaque spirituelle par des esprits impurs qui ont failli lui faire perdre la vie. Par la bonté de Dieu le Père et la grâce de son Fils Jésus, il a eu la vie sauve. Il fait partager sa foi à travers ce livre afin que le lecteur aquiert la croyance que l'existence de la vie céleste est une réalité et que l'homme vit sous l'influence de deux forces : le Bien et le Mal.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.