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Pierre Guérin. 1774-1833
Korchane Mehdi
MARE MARTIN
65,00 €
Épuisé
EAN :9791092054705
De tous les peintres qui dominent la scène française au début du XIXe siècle, Pierre Guérin est le plus méconnu. L'évolution de la peinture d'histoire du Directoire à la monarchie de Juillet ne peut pourtant se comprendre sans cet artiste capital, passeur entre la modernité de David, qu'il a transformée en l'assimilant, et celle des peintres romantiques qu'il a formés. Guérin doit au Retour de Marcus Sextus, mémorial des peines endurées par la famille France au cours de la Révolution, des débuts mythiques au Salon de 1799, et l'extraordinaire succès de Phèdre et Hippolyte en 1802, lui assure un statut équivalent à celui de Chateaubriand dans la sphère publique. Il produit au cours de l'Empire et de la Restauration des oeuvres qui ont marqué la mémoire collective et occupent, de longue date, les cimaises du musée du Louvre (Aurore et Céphale, Didon et Enée). Membre de l'Académie de beaux-arts, promoteur d'un beau idéal prenant sa source dans l'Antiquité, tout en favorisant par son action pédagogique l'essor de la peinture romantique, il incarne tous les paradoxes de cette époque en rupture.
Ma peinture, disait Max Jacob (1876-1944), exprime tout un côté que la littérature ne peut rendre, le côté sensuel, charnel, le toucher et cette espèce de tendresse que ma plume n'a jamais réussi à rendre et qui est le plus intime de moi-même" (lettre au peintre André Beaudin, 2 mai 1923). Les oeuvres graphiques de Max Jacob réunies au musée des Beaux-Arts d'Orléans dès l'après-guerre, pour perpétuer la mémoire du poète et peintre arrêté par la police allemande à Saint-Benoît-sur-Loire le 24 février 1944, constituent l'un des fonds de référence sur l'artiste. A l'occasion des célébrations du 80e anniversaire de sa disparition, le musée lui rend hommage en proposant de cheminer avec le peintre de Paris que fut Max Jacob, connu davantage pour ses sujets bretons et religieux. Gouaches, dessins et manuscrits issus de collections publiques et privées proposent une déambulation singulière et originale avec l'artiste du canal Saint-Martin cubiste aux Grands Boulevards, de l'Opéra à la Seine et au Pont-Neuf. Si le regard que le peintre porte sur Paris oscille entre amour et détestation, la Ville lumière rien continue pas moins d'habiter son imaginaire et d'alimenter son oeuvre jusqu'à la fin de sa vie, avec des monuments et scènes intimes d'un Paris velouté aux ciels crémeux nourris de fantaisie, de pittoresque et de nostalgie.
Résumé : Cet ouvrage examine la production graphique du jeune Ingres et, se faisant, propose de suivre l'éclosion progressive de son génie de l'enfance jusqu'à son départ pour Rome, en 1806. Cet ouvrage examine la production graphique du jeune Ingres et, se faisant, propose de suivre l'éclosion progressive de son génie de l'enfance jusqu'à son départ pour Rome, en 1806. La maestria éblouissante du peintre du XIXe siècle est telle que ses premières années retiennent rarement l'attention. Or, elles constituent une aventure artistique en soi au cours de laquelle la singularité de l'artiste se manifeste principalement dans l'exercice du dessin. Si la formation académique se fonde depuis toujours sur cette pratique, premier moyen de connaissance et de perfectionnement dans l'imitation de la nature, son expérimentation par Ingres prend une dimension exhaustive révélatrice de son ambition. Première oeuvre de virtuosité, le portrait de Jean Charles Auguste Simon (1802-1803), conservé au musée des Beaux-Arts d'Orléans, montre comment l'élève de David se prépare à être peintre au moyen du crayon. Mais le dessin est aussi accompli comme une discipline autonome aux finalités multiples et dans laquelle la modernité se fait jour jusque dans les plus insignifiantes expressions. En analysant ce parcours, la publication tente de redonner une cohérence à un corpus souvent parasité par les attributions abusives et le dilemme des datations. Exposition au musée des Beaux-Arts d'Orléans du 10 avril au 25 juillet 2021
L'immense majorité des musulmans est désemparée face à la réalité du terrorisme qui se réclame de l'islam. Le premier réflexe, légitime, est souvent de dire que les actes criminels ou terroristes sont le fait de personnes qui ne sont pas musulmanes. Il n'en demeure pas moins que leurs auteurs en trouvent la justification dans la production de la chariah médiévale. Sans doute, cela a été possible parce que dans l'islam sunnite, largement majoritaire dans le monde musulman, c'est le paradigme de l'imitation des anciens qui s'est imposé depuis de nombreux siècles. Autrement dit, les extrémistes mobilisent la littérature religieuse classique, celle d'imams et de théologiens reconnus par la majorité des musulmans sunnites et dont la pensée et les fatwas sont toujours enseignées dans les universités et les centres islamiques partout dans le monde. Le présent ouvrage est dédié à la théologie islamique rationnelle. Il présente la réflexion que son auteur conduit depuis une vingtaine d'années. La question centrale qui l'anime est celle de savoir en quoi l'approche mu'tazilite (théologie rationnelle de l'islam) représente une perspective plus adaptée, plus épanouissante et donc plus en phase avec les visées éthique et spirituelle de la religion. L'auteur apporte des réponses précises en montrant pourquoi la plupart des propositions récentes de "réforme" de l'islam ont toujours échoué à cause de leur incapacité à remettre en cause le paradigme dominant et les aspects du dogme les plus problématiques. Pour sortir de cette impasse, il fait sien cet adage mu'tazilite : "Nous refusons que la foi soit un chemin vers la religion si elle n'admet pas la raison." C'est une rationalité pour aller au-delà de la simple croyance et construire une éthique personnelle permettant aux musulmans de vivre pleinement dans le monde tout en vivant pleinement leur spiritualité.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.
Comme d'autres artistes associés au Pop Art qui se penchent sur l'imagerie sexuelle - notamment Allen Jones, Tom Wesselman, Mel Ramos, Robert Graham - l'art d'Antony Donaldson peut être vu comme l'incarnation du balayage et des changements complets d'attitudes dans la société des années 1960, et qui ont imprimé un impact permanent sur les générations successives." Marco Livingstone. "Antony Donaldson fait partie des artistes mythiques du Pop anglais. Son analyse originale et schématique des formes et des couleurs proposées par l'environnement urbain marie efficacité et étrangeté, figuration et géométrie avec une iconographie marquée par la répétition stroboscopique de pin-up girls, de voitures de course, de façades de cinémas, d'hommages à l'histoire de l'art... Sa toile Take Five est le premier tableau pop entré à la Tate dès 1963 ! " Renaud Faroux.