Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Max Jacob. Vu(es) de Paris
Korchane Mehdi ; Sustrac Patricia
LE PASSAGE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782847425307
Ma peinture, disait Max Jacob (1876-1944), exprime tout un côté que la littérature ne peut rendre, le côté sensuel, charnel, le toucher et cette espèce de tendresse que ma plume n'a jamais réussi à rendre et qui est le plus intime de moi-même" (lettre au peintre André Beaudin, 2 mai 1923). Les oeuvres graphiques de Max Jacob réunies au musée des Beaux-Arts d'Orléans dès l'après-guerre, pour perpétuer la mémoire du poète et peintre arrêté par la police allemande à Saint-Benoît-sur-Loire le 24 février 1944, constituent l'un des fonds de référence sur l'artiste. A l'occasion des célébrations du 80e anniversaire de sa disparition, le musée lui rend hommage en proposant de cheminer avec le peintre de Paris que fut Max Jacob, connu davantage pour ses sujets bretons et religieux. Gouaches, dessins et manuscrits issus de collections publiques et privées proposent une déambulation singulière et originale avec l'artiste du canal Saint-Martin cubiste aux Grands Boulevards, de l'Opéra à la Seine et au Pont-Neuf. Si le regard que le peintre porte sur Paris oscille entre amour et détestation, la Ville lumière rien continue pas moins d'habiter son imaginaire et d'alimenter son oeuvre jusqu'à la fin de sa vie, avec des monuments et scènes intimes d'un Paris velouté aux ciels crémeux nourris de fantaisie, de pittoresque et de nostalgie.
Résumé : Cet ouvrage est la première monographie jamais consacrée à Jean Bardin (1732-1809). Prix de Rome en 1765, il appartient à une génération de peintres qui va rénover la peinture d'histoire française dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Dessinateur virtuose recherché pour ses dessins mythologiques et sensuels plein de feu, peintre religieux à succès de la fin du règne de Louis XV à la Révolution, il apparaît comme le candidat idéal à la direction de l'Ecole gratuite de dessin d'Orléans au moment de la création de cet établissement en 1786. Il consacre les vingt dernières années de sa vie à l'enseignement de l'art dans la capitale ligérienne, ainsi qu'à la sauvegarde du patrimoine artistique orléanais durant la tourmente révolutionnaire, et il sera l'artisan du premier musée de la ville. Si la circulation de ses dessins a conservé sa mémoire auprès des spécialistes et des amateurs, son oeuvre peint, principalement constitué de tableaux d'autel relégués en province et obscurcis par le temps, est tombé dans l'oubli. Leur restauration et la campagne photographique menée à la faveur de l'exposition " Jean Bardin (1732-1809). Le feu sacré ", le révèlent pour la première fois au public. Sa série des Sacrements, la grande oeuvre de sa vie, peinte pour les chartreux de Valbonne entre 1781 et 1790, puis exilée avec leur communauté à Saragosse en 1905, l'impose comme un peintre de premier plan. En rassemblant sa production, cet ouvrage richement illustré et rédigé par des spécialistes de l'art du XVIIIe siècle lui rend la place qu'il mérite dans l'histoire de l'art.
L'immense majorité des musulmans est désemparée face à la réalité du terrorisme qui se réclame de l'islam. Le premier réflexe, légitime, est souvent de dire que les actes criminels ou terroristes sont le fait de personnes qui ne sont pas musulmanes. Il n'en demeure pas moins que leurs auteurs en trouvent la justification dans la production de la chariah médiévale. Sans doute, cela a été possible parce que dans l'islam sunnite, largement majoritaire dans le monde musulman, c'est le paradigme de l'imitation des anciens qui s'est imposé depuis de nombreux siècles. Autrement dit, les extrémistes mobilisent la littérature religieuse classique, celle d'imams et de théologiens reconnus par la majorité des musulmans sunnites et dont la pensée et les fatwas sont toujours enseignées dans les universités et les centres islamiques partout dans le monde. Le présent ouvrage est dédié à la théologie islamique rationnelle. Il présente la réflexion que son auteur conduit depuis une vingtaine d'années. La question centrale qui l'anime est celle de savoir en quoi l'approche mu'tazilite (théologie rationnelle de l'islam) représente une perspective plus adaptée, plus épanouissante et donc plus en phase avec les visées éthique et spirituelle de la religion. L'auteur apporte des réponses précises en montrant pourquoi la plupart des propositions récentes de "réforme" de l'islam ont toujours échoué à cause de leur incapacité à remettre en cause le paradigme dominant et les aspects du dogme les plus problématiques. Pour sortir de cette impasse, il fait sien cet adage mu'tazilite : "Nous refusons que la foi soit un chemin vers la religion si elle n'admet pas la raison." C'est une rationalité pour aller au-delà de la simple croyance et construire une éthique personnelle permettant aux musulmans de vivre pleinement dans le monde tout en vivant pleinement leur spiritualité.
De tous les peintres qui dominent la scène française au début du XIXe siècle, Pierre Guérin est le plus méconnu. L'évolution de la peinture d'histoire du Directoire à la monarchie de Juillet ne peut pourtant se comprendre sans cet artiste capital, passeur entre la modernité de David, qu'il a transformée en l'assimilant, et celle des peintres romantiques qu'il a formés. Guérin doit au Retour de Marcus Sextus, mémorial des peines endurées par la famille France au cours de la Révolution, des débuts mythiques au Salon de 1799, et l'extraordinaire succès de Phèdre et Hippolyte en 1802, lui assure un statut équivalent à celui de Chateaubriand dans la sphère publique. Il produit au cours de l'Empire et de la Restauration des oeuvres qui ont marqué la mémoire collective et occupent, de longue date, les cimaises du musée du Louvre (Aurore et Céphale, Didon et Enée). Membre de l'Académie de beaux-arts, promoteur d'un beau idéal prenant sa source dans l'Antiquité, tout en favorisant par son action pédagogique l'essor de la peinture romantique, il incarne tous les paradoxes de cette époque en rupture.
Marie Marvingt est une femme exceptionnelle qui collectionna un nombre considérable d'exploits sportifs et fit preuve tout au long de sa vie d'une générosité et d'une bravoure hors du commun. Pionnière du féminisme, la " fiancée du danger " est tombée dans l'oubli. Avec ce roman, Michèle Kahn lui redonne sa place prééminente parmi les figures majeures du XXe siècle.Femme exceptionnelle, surnommée " la fiancée du danger ", Marie Marvingt (1875 ? 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.
Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz. A l'appui de cette thèse étonnante, Le Jazz et les gangsters propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance : " Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus -heureuse. " Ronald L. Morris, a enseigné l'histoire sociale dans des universités anglaises et américaines, écrit sur le roman noir américain et pratiqué le jazz. Préface et traduction de l'américain par Jacques B. Hess.
Bienvenue au Louvre, un univers où, sur toile, dans le marbre ou l'argile, le meurtre est présent dans chaque recoin du musée... En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse " criminartistique ", Scènes de crime au Louvre se propose d'étudier et d'interpréter un choix d'une trentaine d'?uvres d'art. Toutes sont d'époques et de styles très différents, mais toutes, des amphores de la Grèce ancienne aux peintures françaises du XIXe siècle, des toiles de Rubens à celles de Delacroix, David ou Ingres, ont une chose en commun : représenter des meurtres, qu'ils soient mythologiques ou historiques, leurs protagonistes, leurs histoires. Chaque ?uvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s'inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales. De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur alibi ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour.
Résumé : Avec Le Jeune Homme au bras fantôme, Hélène Bonafous-Murat signe un magnifique roman d'apprentissage dans le Paris au capitalisme débridé des années 1850. Son héros, mû par une soif insatiable de vivre et une détermination sans faille, est prêt à tout mettre en oeuvre pour surmonter son handicap et les épreuves que lui réserve la société sans scrupules de la Ville lumière. Paris, 1834. Le petit Charles Hû perd son bras lors de l'attaque menée par la troupe contre un immeuble de la rue Transnonain, soupçonné d'abriter des opposants au régime de Louis-Philippe. Parmi les douze civils tués figure son père. Orphelin, sans ressources, handicapé, Charles n'a que peu d'espoir de mener une vie normale. C'est compter toutefois sans sa volonté et sans l'aide précieuse d'un habile horloger qui l'équipe d'une étonnante prothèse. Charles grandit au rythme d'un Paris en pleine expansion, celui des démolitions en cours, mais aussi celui de la Bourse, du capitalisme débridé et de ses escroqueries, de la presse et de la politique. Devenu jeune homme, fermement décidé à trouver sa place dans cette société malgré sa condition, il se fait embaucher par un entrepreneur visionnaire mais peu scrupuleux. Alors que la réclame et la publicité règnent en maîtres, il devient rédacteur des innombrables petites annonces que celui-ci place dans les journaux. Porté par l'amour de Lisette, une jeune marchande de quatre saisons, il prend une part croissante aux affaires de son patron. Mais il en découvre aussi les sombres arcanes et s'interroge : dans ce monde où les marchands de rêve prétendent tout guérir, où les annonces par centaines vantent des produits miracles, comment rester intègre et conserver son idéal ?