
Dieu ne nous doit rien. Brève remarque sur la religion de Pascal et l'esprit du jansénisme
On aurait tort de croire dépassés les querelles théologiques sur la grâce et les conflits d'interprétations de l'enseignement de saint Augustin qui ont troublé le Grand Siècle. Ils portent en eux la rupture de la modernité. Attiré par cet âge triomphant des grandioses constructions philosophiques, l'auteur de Chrétiens sans Eglise, Leszek Kolakowski, poursuivant sa quête des fondements du monde moderne, devait fatalement rencontrer Pascal et le mouvement janséniste. Nourri par l'héritage augustinien, le penseur de Port-Royal pressent que trop accorder à l'homme reviendrait à réduire les droits de Dieu et que la théologie jésuite tend à l'effacement de la transcendance. Il adopte ainsi, avant la lettre, la posture d'un adversaire des Lumières. Mais sa défense du christianisme, qui serait seul capable d'assurer la béatitude de l'homme, se brise sur la volonté d'un Dieu impénétrable. A travers une lecture très personnelle de l'oeuvre de Pascal, Leszek Kolakowski, en philosophe, pose à nouveau la question, sans cesse reprise soit dans un horizon religieux, soit dans celui de l'anti-humanisme du XXe siècle, de l'énigmatique condition humaine.
| Nombre de pages | 318 |
|---|---|
| Date de parution | 17/04/1997 |
| Poids | 433g |
| Largeur | 145mm |
| SKU: | 9782226087287 |
| wmi_id_distributeur: | 09556601 |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782226087287 |
|---|---|
| Titre | Dieu ne nous doit rien. Brève remarque sur la religion de Pascal et l'esprit du jansénisme |
| Auteur | Kolakowski Leszek |
| Editeur | ALBIN MICHEL |
| Largeur | 145 |
| Poids | 433 |
| Date de parution | 19970417 |
| Nombre de pages | 318,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Photoshop Elements 9. Pour les photographes
Kloskowski Matt ; Kelby Scott ; Dudouble DominiqueLa retouche photo à portée de tous Classement, retouche, création, partage, la nouvelle mouture de Photoshop Elements est plus que jamais le compagnon idéal de tous les photographes qui veulent optimiser leurs images. Avec cette version 9 (pour Mac et pour PC), Adobe propose en effet encore un peu plus de fonctions de retouche de niveau professionnel aux amateurs de photo numérique: intégration des masques de fusion, application du style d'une photo à une autre, fonctionnalité de remplissage avec prise en compte du contenu, nouvel outil Correcteur localisé, etc. Photo mal exposée, cadrage malheureux, couleurs fades, yeux rouges... Dans cet ouvrage, Scott Kelby et Matt Kloskowski mettent à profit leur longue expérience de Photoshop Elements pour apporter des solutions concrètes aux problèmes récurrents que rencontrent les photographes amateurs comme professionnels. A travers 250 ateliers pratiques, très détaillés et illustrés pas à pas, découvrez tous les trucs et astuces de Photoshop Elements 9 pour apporter une touche "pro" à vos photos!ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,29 € -

CHRETIENS SANS EGLISE. La conscience religieuse et le lien confessionnel au XVIIème siècle
Kolakowski LeszekRésumé : En interprète matérialiste de l'histoire qui tient les phénomènes religieux pour irréductibles, L Kolakowski - révoqué de sa chaire de philosophie à Varsovie en 1968 - évoque le conflit de la conscience et du rite, du sentiment et de l'institution à travers l'histoire religieuse du XVIIe siècle. Il s'appuie sur de nombreux cas tels que Mme Guyon, Bérulle, Molinos, etc. dont l'histoire offre une variante spécifique de plusieurs thèmes majeurs qui, de Luther à Jaspers, n'ont pas cessé d'habiter nos sociétés politiques. Cette étude éclaire d'un jour nouveau les conflits actuels entre la conscience et l'organisation.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,40 € -

La parole a quelque chose à dire
Krakowski SergeLa parole ne dit plus rien ! La parole est en panne ! Le sens dépérit, l'orateur disparaît et la communication règne. De ce fait, la méfiance est devenue institutionnelle. Les mots maltraités sont devenus frauduleux, leur sens équivoque et leur impact suspect. " Mal nommer les choses, c'est participer au malheur du monde " disait Albert Camus. Après la description des exemples de délitement de la parole au sein d'une société en relâchement, qui augure de nos prochaines " démocraties totalitaires ", se dessinent les fils à renouer d'une parole authentique. Ce livre présente les questions essentielles pour redevenir des humains de parole. Cela n'est pas sans risque, car devenir pertinent dans son discours, c'est apparaître impertinent aux yeux d'une conscience sociale aseptisée. Mais si nous ressentons ce vide d'une parole absente qui nous éloigne du monde et de nous-mêmes, nous devons entrer en résistance et faire contrepoids à la tartufferie ambiante en opposant notre voix. Celle qui s'appuie sur le sens. Celle qui affronte le réel pour agir sur lui. Celle qui réconcilie le souffle, l'idée et l'ambition. Celle qui revendique à nouveau que la parole a quelque chose à dire !ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €
Du même éditeur
-
Rubâi'yât
VITRAY-MEYEROVITCH EDjalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
Le mesnevi. 150 contes soufis
Al-Din-Rumi DjalalUn jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca EstinEN STOCKCOMMANDER10,00 € -
La pratique du zen
Deshimaru TaisenLe Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
La psychologie de la divination
Franz Marie-Louise vonRésumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,85 €
De la même catégorie
-
La naissance du christianisme. Comment tout a commencé
Norelli Enrico ; Dutaut VivianeRésumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...EN STOCKCOMMANDER9,50 € -
LA CITE DE DIEU. Volume 1, livres I à X
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,40 € -
La Cité de Dieu. Tome 2, Livre XI à XVII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,20 € -
L'Eglise, des femmes avec des hommes
Pelletier Anne-MarieEn ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 €









