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La dame à la licorne et le beau chevalier
Koble Nathalie ; Récondo Léonor de
PHEBUS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782752912275
4e de couverture : Rédigé sur commande vers 1350 à l'occasion d'une promesse de mariage, ce roman chevaleresque destiné à une princesse est un témoin ambitieux de la littérature de la fin du Moyen Age. Nourri d'un idéal courtois mis en danger par la guerre, les rivalités politiques et les épidémies, le livre ne se contente pas de raconter une histoire d'amour, modelée sur tant d'autres : la poésie, la musique, la danse et la qualité des images y célèbrent une culture complète des sens, bien avant le très célèbre cycle de six tapisseries de La Dame à la Licorne, auquel il a sans doute servi d'inspiration. Il avance, autour de la figure rêvée de la licorne, devenue féminine, une image renouvelée de la féminité, en récit, en poésie et en images. Pour une jeune femme, ce livre-coffret se présentait autant comme un manuel de conduite éthique et érotique, que comme une promesse de divertissements secrets, pour égayer les heures passées dans les chambres aux tentures multicolores - non loin des rumeurs, et momentanément à l'abri des catastrophes du monde. Seule, ou avec un amant parfait, et pour le meilleur face au pire. Les amateurs de fantasy retrouveront tous les ingrédients qui ravissent l'imaginaire de bien des lecteurs d'aujourd'hui.Notes Biographiques : Texte anonyme, la traduction de Nathalie Koble, médiéviste, professeure à l'ENS, restitue toute la somptuosité de notre langue en cours de formation.
Résumé : L'écriture de Nathalie Koble se caractérise par un travail de déplacement dans la reprise. Faisant sien le " make it new " d'Ezra Pound, elle invente une langue poétique hybride, entre les temps, les langues et les genres. Extérieur chambres est une consolation de poésie. Le livre rejoue des itinéraires, disperse les voix, varie les dispositifs d'écriture et de lecture. Pour donner forme à l'aléatoire et créer de l'espace, il fait boucle autour de trois moments essentiels : le déplacement, la rencontre, la disparition. Et fait tourner.
Résumé : Ecrites en français dans les années 1270, probablement par un franciscain de Venise, les Prophéties de Merlin du pseudo-Richard d'Irlande couronnent près d'un siècle d'écriture en prose. Ce texte protéiforme, à l'image des "muances" qui caractérisent les apparitions de Merlin dans les romans du XIIIe siècle, réfléchit les tensions inhérentes à l'écriture des cycles romanesques. Le texte est placé sous le signe de la métamorphose : sa tradition manuscrite, sa composition, ses procédés d'écriture travestissent la forme romanesque et donnent naissance à un roman, décentré et instable, qui joue de l'effet de cycle pour ouvrir la fiction arthurienne à d'autres espaces littéraires. Dernier roman du Graal, le récit affiche ses principes d'écriture : la parole prophétique, omnisciente, est transmise par un dispositif fictionnel complexe qui assimile l'héritage de Robert de Boron et de ses successeurs. Pour transformer le discours prophétique en roman, le prosateur érige la mise en écrit des oeuvres de Merlin en aventure et fait mourir prématurément son protagoniste, "entombé" dans une montagne magique : la voix prophétique, intarissable, reste enfouie, recueillie par une multitude de personnages qui parcourent les forêts en quête du tombeau ou se pressent dans l'atelier d'écriture pour y continuer le livre posthume. Leurs errances croisent les aventures des chevaliers arthuriens, déstabilisés par la folie dans laquelle a sombré leur roi, Lin moment dessaisi de sa fonction centralisatrice au profit d'autres modèles de souverain, d'autres terres de fiction. En faisant mourir le "Prophète des Aventures", le romancier se libère d'un langage univoque et livre la fiction arthurienne à une multiplicité de points de vue, au risque d'en bouleverser l'harmonie. Rivales du maître défunt, les fées du royaume incarnent les enjeux poétiques du roman en prose : dans les Prophéties de Merlin, la passation de pouvoir du prophète aux fées, du singulier au pluriel, de l'omniscient au fragmentaire, de l'autorité à la rivalité, révèle que l'écriture romanesque est inséparable de la polyphonie et de l'excès et laisse entrevoir l'ombre inventive du compilateur.
Edition bilingue établie, traduite, présentée et annotée par Nathalie Koble et Mireille Séguy. Dans notre mémoire littéraire, l?apparition des lais narratifs bretons a fait deux fois événement: pour les auditeurs du XIIe siècle, qui en ont fait un succès littéraire, déterminant ainsi la constitution d?un genre qui a fait école, mais aussi pour nous, lecteurs contemporains, qui n?avons cessé, depuis leur découverte, de les éditer, de les traduire, d?en commenter l?énigmatique attrait. En proposant de lire côte à côte les lais de Marie de France et plusieurs lais anonymes, le présent volume voudrait faire apparaître la cohérence d?un corpus constitué sur plusieurs décennies. Choisis pour la richesse des résonances qu?ils offrent avec les lais de Marie, les cinq lais anonymes ici présentés bénéficient d?une édition et d?une traduction nouvelles. Les lais de Marie de France ont été traduits d?après l?édition de Jean Rychner, entièrement revue.
Le Decameron de Boccace est un livre pandémique d'une vigueur particulière : écrit à Florence pendant la grande peste (1349), il résiste à la contagion par la création d'une compagnie de jeunes gens rassemblés dans un lieu isolé ; pour entretenir la flamme ténue de la vie, ceux-ci se divertissent en se racontant des histoires au jour le jour. Le livre a circulé partout, il a eu de nombreuses versions : pendant la guerre de Cent Ans, le poète humaniste Laurent de Premierfait en a proposé une première traduction française enluminée, dédiée au duc Jean de Berry ; d'autres s'en sont inspirés, comme Marguerite de Navarre avec son Heptaméron, qui en a repris la force vitale. Nathalie Koble a repris le flambeau en s'emparant de ces célèbres récits. Elle en offre une "traduction" improvisée enrichie de gravures, de peintures, de morceaux de musique qui fonctionnent comme autant de fenêtres qu'il s'agit d'ouvrir l'une après l'autre. Son projet a pour titre Décamérez, du néologisme verbal décamérer - soit sortir de sa chambre en restant confiné. L'idée de cette série narrative autour du Decameron est née de la perspective du confinement imminent, et du partage virtuel de documents par l'auteur, maîtresse de conférences en langue et littérature françaises, avec ces étudiants. Elle s'est arrêtée au 55e jour du Decameron, la veille du déconfinement, le dimanche 10 mai dernier.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.