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Perdu en chemin
Klüger Ruth ; Philippe Chantal ; Muller Jean-Léon
VIVIANE HAMY
21,50 €
Épuisé
EAN :9782878583083
Ruth Klüger nous avait livré le récit de sa jeunesse dans Refus de témoigner (Éd.V.H., Prix Mémoire de la Shoah 1998). Déportée à onze ans, échappée miraculeusement d'Auschwitz, elle s'exilait à seize ans aux États-Unis. Dans Perdu en chemin, on la découvre, adulte, confrontée au quotidien des années 50. Elle sera de celles qui se battront sans répit pour  obtenir ce qui paraît le minimum: la dignité, le respect, la simple reconnaissance de soi. Sa vie est "banale", mariage, maternité, divorce. Mais elle écrit: "Quand ce fut fini, j'eus l'impression de sortir du freezer pour enfin mue, décongeler." Devenue une germaniste réputée, elle est invitée en Europe, donne des conférences en Allemagne, est nommée Docteur honoris causa de l'université de Güttingen. Pourtant, elle poursuit le débat avec elle-même: quels sont les mécanismes de la mémoire individuelle et collective vis-à-vis des horreurs du passé, de leurs victimes, auteurs et témoins? Le fil du récit est la discrimination constante et intimement ressentie, mais aussi celui d'une double émancipation: celle d'une Juive et celle d'une femme. Prosaïques à dessein, certaines pages fascinent par l'exactitude des sentiments exprimés; constat et accusation s'interpénètrent. Ce qui semble d'une susceptibilité excessive émeut l'instant d'après par une lumineuse exigence d'équité. Et l'on est submergé par la sincérité généreuse r. de cette femme à l'intelligence souveraine. "Dès son titre, le livre annonce les pertes de cette vie. Ce qu'elle n'a pas perdu en chemin, c'est la conviction que rien n'est plus évident que de défendre ses droits. C'est en cela que réside le triomphe de Ruth Klüger." FrankfurterAllgemeine Zeitung.
Il est difficile de dire "l'indocilité" du récit dont Ruth Klüger nous fait ici le magnifique et abrupt présent. "Refus de témoigner n'est pas un livre de plus dans la littérature consacrée à la Shoah. Monument littéraire qui prend l'histoire à contre-pied, le livre de Ruth Klüger pourrait bien être le pendant du Si c'est un homme de Primo Levi." Marc Weitzmann, Les Inrockuptibles. "Chaque page de ce livre admirable contient des phrases que l'on a envie de citer, de commenter, de prolonger en soi-même par une réflexion plus approfondie. Il n'y a donc qu'une solution. Elle est urgente; lisez vous-même ce livre, séance tenante. Vous m'en direz des nouvelles." Jorge Semprun, Le Journal du Dimanche. "Un livre de douleur, non de désespérance. Un livre d'énergie et de lucidité. L'un des plus beaux, des plus stimulants qu'il m'ait été donné de lire depuis longtemps." Michel del Castillo, Le Figaro. Refus de témoigner a obtenu le Prix Mémoire de la Shoah en 1998. Cette édition est augmentée d'un texte inédit de l'auteur, La Mémoire dévoyée: Kitsch et camps.
L es fermes urbaines Peas & Love nous offrent une expérience inédite en cultivant pour nous des parcelles de potagers en pleine ville. Avec plus d'une centaine de fruits et légumes, tomates variées, légumes-racines, salades, herbes aromatiques connues ou plus rares, fleurs comestibles, il ne reste plus qu'à récolter... et à se mettre aux fourneaux ! Catherine Kluger a concocté 80 recettes super nature , au plus près des produits et des saisons : Salade de petit épeautre aux légumes d'été & noisettes grill ées ; Burger à la betterave ; Sablés à la carotte et graines de tournesol ... Une cuisine inventive, urbaine et pleine de saveurs ! Le plaisir de se reconnecter à la nature jusque dans sa cuisine.
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.
Résumé : "Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France
Résumé : "An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons. se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix ? et leur accorder la grâce de vous rencontrer."