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L'art du peu
Klébaner Daniel
GALLIMARD
14,76 €
Épuisé
EAN :9782070246465
Je veux parler d'un art où l'homme trouve l'éclat dans le terne, l'audace dans la prudence, la pérennité dans le précaire, l'excellence dans le quelconque". Voilà définies admirablement par l'auteur les trois parties composant son recueil de proses. La voix humaine, le haïku japonais, la nature morte dans les gravures de Morandi en sont les thèmes, exposés avec une science rare de l'économie et du fugace, médités avec une passion profonde pour la litote et le resserrement de l'expression. L'exploration nue de la voix, sur laquelle s'ordonne l'art ombrageux et réservé du luth, du clavecin, de la viole au XVII ? siècle en France, la forme brève du poème japonais, les objets suggérés laconiquement dans l'oeuvre de Morandi, finissent par couvrir cet ouvrage volontairement pudique du plus riche réseau de pensées qui soit, prolongé par autant de reflets et d'échos éclatants.
Explorant ici, dans une suite de brefs récits, les mystères de Versailles, Daniel Klébaner se livre à ce propos à une ré? exion sur l'art "classique" et tout ce qu'il recèle de trouble.
Il faut partir de cette vérité que ce n'est pas le corps humain qui intercepte la lumière mais la lumière qui l'intercepte : le capte à son encontre. Une clarté venue des bords de la terre, non pas la lumière immédiate du jour, en détermine la pondération. Le corps se donne par ce jour captateur venu de l'horizon, qui exerce pour façonner les contours charnels un démenti originel. Car le corps humain doit sauvegarder sa cohésion face à ce qui cependant la constitue. Dans tels dessins de Michel-Ange, le corps n'apparaît pas dans la lumière, mais celle-ci délimite son élan arrêté, matérialisant sa défaite annoncée. Ils sont la scène originelle dont se souviendra la peinture de Lucian Freud. La lumière n'est pas ici le médium d'un corps chuchoté dans la granulosité éparse des dessins de Seurat, ou bien ces corps de Bonnard où la chair de la nudité est faite d'écharpes soyeuses et humides, colorées, qui viennent s'appliquer sur nos paupières comme le baume de nos jours. Mais sous le coup de cette captation de la lumière qui semble rendre un verdict, l'intimité des nus de Lucian Freud s'oriente vers le radical extérieur, bien qu'ici même dans une singularité si pénétrante. Face au nu portraituré par Lucian Freud, le regard éprouve la condition du corps humain exposé. De la pièce où tel corps est assis, ou étendu sur un lit, le contemplateur s'élève en pensée vers les nuages, en imagine la fuite aveuglante et obtuse sur la ligne d'horizon, leur présence au-delà de l'espace clos du tableau. L'écrivain et essayiste Daniel Klébaner étudie des maîtres anciens et de la modernité, tels que Poussin, Hélion, Arp, Soutine, Rauschenberg pour ce qu'ils nous révèlent d'inouï sur la condition humaine
Méditation poétique et critique sur deux oeuvres majeures d'Anish Kapoor, Marsyas et Memory, cet essai littéraire est ponctué par des "séquences" ou "fusées" au sens baudelairien du terme. D'où le propos rayonne vers d'autres réalisations de l'artiste. Le chant. le souffle, l'espace sacrificiel, la mémoire rendent sensible ce que l'oeuvre de Kapoor nous fait connaître de la condition humaine. Sous-tendu par des liens à la source hindouiste, une des racines d'Anish Kapoor, l'écrit de Daniel Klébaner est étayé par des analyses critiques liées à l'histoire de l'art, une mise en regard du Marsyas de Kapoor avec le Supplice de Marsyas du Titien, par exemple. ou une réflexion sur le monochrome et la couleur, convoquant Yves Klein, Morris Louis...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.