Les six essais de Nishida Kitarô (1870-1945) qui composent ce livre sont regroupés autour de l""éveil à soi "(jikaku), thème central qui parcourt à partir de 1917 l'ensemble de la philosophie de celui qui est encore considéré comme le plus grand philosophe japonais. Intrinsèquement relié à la recherche de la véritable réalité et du véritable soi - laquelle recherche met directement en jeu les notions de temporalité, de relationalité, d'auto-identité absolument contradictoire, de néant absolu et d'auto-négation -, l'éveil à soi se présente comme un nouveau point de départ de la philosophie, comme un nouveau principe de la pratique susceptible de permettre à la philosophie subjectiviste des temps modernes de sortir de l'impasse à laquelle elle a été acculée et d'être reconsidérée à partir de son fondement. La qualité remarquable de la traduction, accompagnée d'une longue introduction et d'un appareil critique nourri de considérations sur la terminologie nishidienne, permet de suivre au plus près le philosophe dans son effort pour penser Biographie de l'auteur Jacynthe Tremblay habite à Yokohama où elle est chercheuse indépendante. Ses publications comptent les titres suivants: Finitude et devenir. Fondements philosophiques du concept de révélation chez Karl Rahner (Fides, 1992); Nishida Kitarô. Le jeu de l'individuel et de l'universel (CNRS EDITIONS, 2000); La Relation et son lieu. Introduction à la philosophie de la relation de Nishida (MNH/Anthropos, 2000)"
Le livre de Nishida Kitaro (1870-1945), quatrième volume de l'édition de 1965 des oeuvres complètes, est offert pour la première fois ici en traduction intégrale. Composé de neuf essais rédigés entre 1923 et 1927, cet ouvrage marque la transition vers la philosophie originale caractérisant Nishida. Ce tournant est directement exprimé dans le titre "De ce qui agit à ce qui voit" . Partant d'une position qui considère la réalité fondamentale ou réalité véritable en tant que point d'unité des choses qui agissent, l'auteur passe à "ce qui voit" , c'est-à-dire à une position qui met en scène le "plan d'englobement" de la réalité, soit une philosophie de la relation organisant en une vaste fresque tous les plans du réel, de même que les rapports mutuels établis entre tous leurs éléments constituants.
Dans ce premier des sept volumes des Essais philosophiques, publié au Japon en 1935, Nishida procède à l'établissement d'un systèmephilosophique qui décrit avec une précision remarquable la structure du monde dela réalité historique, c'est-à-dire la structure du monde dialectique. Celui-ciest le fondement permettant de comprendre la nature de l'expérience, dessciences et de la société. L'intérêt principal de ce volume par rapport auxprécédents réside dans le fait que, dans le but d'exposer sa pensée de manièreordonnée, concise et d'en faciliter l'accès, Nishida fournit ici une série "d'explications schématiques" qui illustrent de manière extrêmement précise lecontenu philosophique exposé. Nishida KitarÅ, né en1870, enseigna l'éthique et la science des religions à la Faculté des lettres del'Université de KyÅto. Il disparut à Kamakura en 1945. Dès 1930, il fut reconnucomme le philosophe japonais le plus significatif. Son oeuvre fut perpétuée parles membres de l'école de KyÅto.
Nishida Kitarô ; Dalissier Michel ; Ibaragi Daisuk
Cet ouvrage comprend la traduction de deux essais du philosophe japonais Nishida Kitarô (1870-1945), La science expérimentale et les Explications schématiques. Ces écrits tardifs constituent, d'une part, une nouvelle tentative d'exposition de l'ensemble de sa pensée, dans toute son ampleur, mais aussi dans toute sa technicité. D'autre part, ils présentent l'intérêt de montrer comment la "topologie" philosophique de la maturité, replacée dans le contexte de la philosophie pratique et poïétique des dernières années, prend la forme d'un "opérationnalisme" philosophique qui invite à reconsidérer le geste épistémologique nishidien dans son ensemble. Une introduction, de très nombreuses notes de commentaire et deux index guident le lecteur dans son appréhension du texte.
La présente traduction offre la version intégrale du livre deNishida Kitaro intitulé Le Monde de l'agir. Problèmes fondamentaux de laphilosophie I. Publié en décembre 1933, cet ouvrage constitue, avec les livresDe la chose qui agit au soi qui voit (1927), Le Système des universels à l'aunede l'autoéveil (1930) et La Détermination du soi néantisé et autoéveillé (1932), ce qu'il est convenu d'appeler la deuxième période de la philosophie deNishida. Nishida Kitaro, né en 1870, enseigna l'éthiqueet la science des religions à la Faculté des lettres de l'Université de Kyoto. Il disparut à Kamakura en 1945. Dès 1930, il fut reconnu comme le philosophejaponais moderne le plus significatif. Son oeuvre fut perpétuée par les membresde l'Ecole de Kyoto.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.